Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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12 mars 2015

Hubert-Félix Thiéfaine - Soleil cherche futur

C'est par une agréable pulsion, une envie frénétique de venir partager quelques mots sur cet album qui vient d'être déposé délicatement sur ma platine, que commence cette chronique de Soleil cherche Futur considéré comme l'un des plus grands classiques d'Hubert-Félix Thiéfaine.


Nous sommes au début des années 80. Après trois albums à tendance folk, Thiéfaine prend un virage clairement rock, d'abord avec Dernières balises avant mutation, et après avec Soleil cherche futur. Un album de mots puissants, empreint d'un désespoir flamboyant, sur un son froid typique du rock des eighties, à coups de batteries lourdes, de basse obsédante et de grosses guitares. Oui, c'est lourd, c'est bon et c'est intense à l'image de "Lorelei Sebasto Cha" et de "Les dingues et les paumés" les hymnes torturés et poétiques de Thiéfaine.

Si ma première relation auditive et sensuelle fut avec l'album Autorisation de délirer, chronique postée il n'y a pas si longtemps ici même, l'addiction fut définitive avec Soleil cherche futur. Peut-être parce qu'il était arrivé au bon moment d'une adolescence bitume et défonce, aux idées folles et sombres. Aux plaisirs aussi de découvrir les "vieux trucs", ces albums mythiques que l'ont se prêtés entre boutonneux avides de musiques à la saveur du rock.
Encore des décennies de passer, et cette poésie me fait toujours des choses partout. Une poésie accompagnée par des prouesses musicales que j'affectionne tout le long de ces trente-cinq minutes d'érection. Un album court, trop court, mais qui éclabousse et vous prend par toutes les émotions...

Telle une définition appropriée de cette déclaration, "Ad orgasmum aeternum" envole l'album vers le chef d’œuvre absolu, grâce à un break instrumental de toute beauté, et d'un plaisir planant avec son solo de guitare saturée sur fond de cordes synthétiques pour une chanson tapissée de mots délicieux, même si le blues est au fond du couloir. Mais il suffit surtout de l'écouter, pour l'apprécier jusqu'à l'orgasme éternel... Ou pour une paire de décennies supplémentaires à l'écouter encore et encore. Personnellement, je serais toujours partant. Un album de chevet...




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