Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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7 octobre 2015

El Gato Negro - Cumbia Libre

La bouche aromatisée de sangria pétillante, la gorge frémissante comme le littoral de la plage de Barceloneta, les yeux qui se couchent sous l'étincelante luminosité du ciel catalan, des odeurs de tapas, un air dans la tête, une guitare, un rythme, une chaleur... L'album d'El Gato Negro est une véritable immersion dans les rues fiévreuses comme celles de Barcelone, où de longues déambulations enivrantes viendront nous faire danser jusqu'au bout d'une nuit torride. 


J'ai d'abord vu une jolie pochette. Puis, un nom de groupe et un titre d'album qui m'en disait déjà beaucoup sur ce que j'allais découvrir. La journée était déjà bien entamée, quelques cafés le matin pour bien me réveiller, un bon repas pour péter la forme. Et pourtant, lorsque j'ai glissé le disque dans mon lecteur, des sensations endiablées dont je n'avais pas forcément besoin venaient se noyer dans les veines de mon corps, explosant ma tronche à coup de vitamines sonores à profusion.
Parce que ça commence très fort avec Como Bailo Yo. Et même si je n'ai gardé de mes cours d'espagnol que le souvenir des longues jambes de cette jolie professeur, je comprends qu'Irina la gitana tropical, me chante sur le refrain de venir profiter de son rythme... Son son son de la alegria... Dans la joie, je m'enflamme et Vamo' Negra vient définitivement apporter un souffle chaud sur un album qui s'annonce torride, titillant plus que de raison mes pulsions totalement hispanisées. Dégrisant juste ce qu'il fallait s'il n'y avait pas eu ce rayon solaire éclaboussant qu'est Tout Le Monde Bouge. Un morceau volcanique, un morceau à vivre en concert au milieu de corps en sueur et d'âmes en chaleur. Les titres s’enchaînent à coups de cuivres, de basse et de déhanchements comme sur Pregonero dont tu n'auras pas envie d'entendre le titre s'arrêter. Puis même quand ça se calme, comme avec Quiero Ser, Compay Juan c'est captivant. Tout comme l'histoire de ce groupe. Après avoir traversé de long en large l'Amérique du Sud loin de son Toulouse natal, Axel Matrod trouve sa voix, une voie, une musique de vagabond. Le résultat n'est ni trop salsa, ni trop mambo, ni trop flamenco, ni trop ska, ni trop rumba... juste El Gato Negro. De la musique latine parmi tant d'autres, si ce n'est que le groupe me renvoie aux souvenirs des Manu Chao, Sergent Garcia, Buena Vista Social ClubSpook and The Guay que j'ai tant écouté. Troublé, envoûté, déshabillé en ce mois d'octobre qui embrasse les douze degrés, Cumbia Libre est dans les bacs et va faire monter le mercure. 

Tableau de fumée blanche, de bras ballants dans les airs, de rouge à lèvres vifs, comme une menace exaltante. Un ciel gris qui s'éclaircit. Sensuel, beau, excitant, alcoolique et la fièvre vient lécher des pensées imbibées. Méfiez-vous d'El Gato Negro, leur musique est extrêmement contagieuse.


facebook.com/gatonegrotropical
gatonegrotropical.com


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isa
10 août 2016 à 22:55

Je les ai vus en concert il y a presque deux mois, j'ai passé un excellent moment. Cumbia tropical, cuivres, une musique sur laquelle on ne peut s'empêcher de bouger et danser.

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