Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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18 avril 2016

#PDB2016, Parnell en interview !

Quelques semaines après la sortie de son (excellent) premier album, Parnell était au Printemps de Bourges. Une très bonne occasion pour notre reporter de choc Renaud d'aller lui poser quelques questions. 


D'où vient le nom Parnell,  pourquoi ce choix ? 

Parnell est un nom de famille irlandais. C’est aussi un personnage historique. Charles Stewart Parnell. J'ai l'occasion de me rendre dans ce pays régulièrement depuis mes 12 ans, et il a une importance particulière pour moi. Après avoir pas mal cherché un nom au début, il a fini par s'imposer de lui-même.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire de la musique, tes influences ? 

Je suis le dernier d'une famille de 4 enfants, et j'ai eu la chance d'entendre beaucoup de choses différentes assez tôt. J'ai tendance à dire que je suis passé de Dorothée à Queen. Et petit à petit j'ai ouvert les portes et les oreilles... Du rock, de la chanson, du blues... Led Zeppelin, Supertramp, Nirvana, Neil Young, Ben Harper, Clapton, Victor Wooten, Cabrel, Souchon, Tété, Fred, Batlik, Tom Waits, Damien Rice, Ray Lamontagne, Glen Hansard, Jeff Buckley... Chacun, et j'en oublie, fait parti de moments et de périodes précis de ma vie.

Combien de personnes au sein de Parnell, peux-tu nous les présenter ?

Parnell est surtout un projet solo. J'ai beaucoup joué jusqu'ici en solo guitare voix depuis pas mal d'années. Cependant, pour avancer et aller plus loin on ne peut pas vraiment n'être que seul.
Déjà en studio pour l'album nous étions deux, avec Johan Ledoux qui a été important pour cet enregistrement. Et sur scène je commence à être entouré, quand cela est possible, de deux à trois musiciens. Cécile Blot, Jeff Chardonnet et Julien Charbonnier. Multi-instrumentistes, ils jouent de la basse, de la guitare, des claviers, des percussions (Julien à la batterie) et font des chœurs.
Le 9 juin, pour le concert au Zèbre de Belleville, ils seront là si tout va bien.

Pour la pochette, c'est un graphiste toulousain qui l'a réalisée, Jouch (http://www.jouch.com/).
Pour le livret, des illustrations sont faites par Lydie baron (http://www.lydiebaron.com/)
Pour cet album en particulier, je travaille avec Mathpromo (http://www.mathpromo.com/), agence d'attachés de presse composée de Mathieu Artaud et de Julien Oliba, pour faire la promo. Des gens que je suis bien content d'avoir avec moi.

Comment définirais-tu le style musical de Parnell ? 

Je dirais simplement que c'est de la chanson-folk... Si je devais rajouter un mot à cela je dirai brut.

Depuis combien de temps le projet Parnell existe t'il ?  

L'envie d'écrire est venue dès que j'ai commencé la guitare. Vers 16 ans. Le projet a commencé là dans ma tête. Toutes les décisions qui ont suivi étaient prises en fonction de ce projet et de son développement. D'abord sous un autre nom puis sous Parnell depuis 2012.

Comment se passe le travail d'écriture et de composition au sein du groupe ?

J'écris et compose tout. En général chez moi et assez tard. 

"Ce qu'il en reste" est ton premier album - Comment l'envisages-tu en live ? Y a t'il un travail différent, des arrangements différents ? Bref comment se passe le travail pour le live ? 

Le live, et j'en reviens à ce mot, est d'abord quelque chose d'assez brut pour moi. 
En Irlande, une rue s'appelle Grafton Street. Des musiciens y jouent tous les 20 mètres, parfois sans micro sans rien, brut. Cela m'a toujours d'une certaine manière fasciné. C'est pour ça que j'ai plus joué dans une configuration solo jusqu'ici. Et aussi pour apprendre des différents endroits et des réactions. 

Aujourd'hui, je réfléchis à son évolution. Garder ce côté brut et amener des touches de couleurs. Le soucis du live c'est qu'on nous demande souvent d'être peu sur scène, les temps obligent...
Une adaptation est "obligatoire" selon les conditions.
Mais comme je ne souhaite pas mettre de samples derrière pour m'accompagner, une vraie réflexion se demande pour arriver à ce que je souhaiterais. 

Donc je jouerai toujours parfois en simple guitare voix car j'aime ça. Je vais travailler et tester un set solo particulier (avec d'autres instruments, des boucles jouées en live, mais faire attention à ne pas tomber dans l'écueil de "l'homme orchestre"). Et bien sur j'aimerais jouer de plus en plus en trio ou quatuor pour pouvoir jouer et donner leurs sens larges aux chansons. Pouvoir creuser les nuances, vaciller entre l'intime et le rock.

Les projets de Parnell pour le futur ? 

Ce qui vient pour la suite et cette fin d'année, c'est la défense de cet album sur scène. C'est vrai que ce n'est pas évident de chercher des dates, en plus de faire tout le reste, tout seul. Donc j'espère trouver quelqu'un pour m'aider dans ce domaine. Mais déjà une belle date parisienne est programmée, le 9 juin au Zèbre de Belleville.

En mai 2016, je suis sélectionné pour les rencontres d'Astaffort, ateliers d'écritures crées par Francis Cabrel, et qui permettent de rencontrer pas mal de personnes du réseau chansons. Donc les prochains mois seront surtout axés sur le développement de cet album à tout niveau. 

En parallèle, j'aimerais enregistrer quelque chose d'ici fin 2016. C'est plus une simple envie perso. 
Un EP de reprises et de compositions que je chanterai avec Manne Jones, une chanteuse que j'adore d'Orléans (voir la vidéo). Accessible au prix voulu, sur le net, simplement sans autres ambitions que de se faire plaisir. Bon il faut dire qu'elle ne sait pas encore que j'ai cette envie pour cet été ou septembre... 

On verra ensuite pour la confection d'un second album.

Qu'il y 'a-t-il en ce moment en écoute sur ton l'iPod et en livre sur ta table de chevet ? 

Le problème de la table de chevet c'est qu'elle est trop petite à force de commencer des livres et de ne pas les finir ou les lire en même temps... Mais, dernièrement, j'ai commencé "la promesse de l'aube" de Romain Gary. 
Dans l'ipod on met plus de choses que sur une table de chevet donc il y a encore plus de choses : En ce moment, j'écoute beaucoup Neil Young (avec le crazy horse), Paolo Nuttini (Album Caustic Love), The Frames, Mina Tindle, Volo, Jeff Buckley, Léonard, The Viewers, Fink (album Hard Believer), Hugh Laurie (album Let them talk), Chet Faker, John Martyn, John Smith...
Je vais me faire une session très vite des albums de Leon Bridge, et Allen Stone, la soul m'attire en ce moment.

Si je te dis que ta musique est pour moi un mélange de Neil Young, Glen Hensard, Cabrel ? Qu'en penses-tu, que me dis-tu ?

Je dis que ça me va très bien... :) 
Je commence à avoir entendu beaucoup de noms depuis la sortie de l'album... Et c'est marrant d'être comparé à des gens que je ne connais pas pour certains. Donc ici on finit comme on a commencé, en citant Neil Young, Glen Hansard et Cabrel... Et je n'en pense que du bien.


www.parnell.fr
www.facebook.com/Parnellmusic




Retrouvez les autres interviews et live-reports du Printemps de Bourges 2016 en cliquant sur la bannière ci-dessous. Recueillis et réalisés par Renaud Druel, chanteur de Coffees & Cigarettes (à découvrir également ici !)

 
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