Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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1 novembre 2017

«Même les gens qui n’aiment pas le reggae aiment Bob...»

Un univers oscillant entre soul, pop, ballades anglaises et reggae, Vanupié joue partout, pour tout le monde et plaît sans aucune distinction. Nous l’avons rencontré pour vous sur le festival Reggae Temple 2017

Je te te laisse te présenter 
Je m’appelle Vanupié, c’est mon nom d’artiste, je suis musicien depuis une dizaine d’année un peu plus et j’ai commencé dans le métro. J’ai fait un premier album en 2013 qui s’appelle Free Birds et là je viens de sortir un EP qui s’appelle Janus. Et mon deuxième album sort en mars 2018.


Le métro a été une sorte d’école pour toi, comment cela t’as servi pour ta carrière, ta musique ? 
Le métro c’est comme une salle de répète, t'as pas de pression parce que si tu arrives et que tu joues pas bien… bah personne s’arrête. Puis tu es tout seul, tout va bien, tu fais ce que tu veux et personne te fais chier. Si jamais c’est bien les gens s'arrêtent donc la tu as une vraie écoute, tu ne peux pas t'arrêter au milieu de ton morceaux parce que d'un coup t'as loupé un accord ou je ne sais pas quoi parce que là y’a des mecs qui t’écoutent. Donc  ça te fait une répète dans des conditions réelles. 
Parfois ne pas avoir de retour du public c’est hyper dur d’ailleurs pas que pour moi mais pour tous les musiciens qui jouent dans le métro. Mais ça permet de se remettre en question : pourquoi les gens ne kiffent pas ? Est-ce que j’arrive vraiment à faire passer ce que je veux faire passer ? Ça peut être des problèmes de sons, ton matos etc … 
Y’a pas de règles une semaine ça m’est arrivé de ne jouer que des Bob Marley ca marchait puis la semaine d’après ça ne marchait plus puis je me remettais à jouer mes chansons puis ça cartonnait puis ca ne remarchait plus, bref il n’y a pas de règles. Mais je pense que le principal c’est ce que tu donnes et c’est ce qui fait que les gens s’arrêtent et t’écoutent.

Tu viens de sortir Janus ton nouvel album sort en mars 2018. Comment travailles-tu la compo ? 
Moi, je me dis j’ai envie de faire un morceau comme ça. J’entends un truc Funky dans ma tête, donc j’ai envie d’écrire un Funk, tu vois ? Donc je prends ma gratte et je me mets à jouer du Funk et à un moment y’a un truc qui me plait, je sais un peu ou je veux aller. Donc une fois que j’ai mon groove je viens poser une mélodie, je chantonne des notes et une fois que j’ai la mélodie je pose le texte et j’écris un truc qui me parle mais ces étapes ça peut prendre 5 minutes comme 6 mois.  
Pour les textes, j’ai l’impression de raconter ce qui m’arrive et de dire "prenez ce que vous voulez là dedans". Voilà ce qui m'est arrivé voilà comment je l’ai pris, voilà ce que ça m'a fait de mal ou de bien… C'est pas des conseils, c'est juste mon expérience.

Vanupié sur le festival Reggae Temple 2017 / Photographie BatVision
Ta musique est avant tout influencée par le reggae. Même si pour ma part je ne trouve que ta musique ce n’est pas que ça. Que représente le reggae pour toi ?  
Le reggae… Le reggae c’est compliqué parce que y'a tout et n'importe quoi dans le reggae. Y'a les gangster, tu vois ? Déjà les rastas, ils se disent rastas et c'est pas du tout ça. Le rasta, c’est un rebelle. C’est un mec qui n'accepte pas la société donc déjà y'a beaucoup de violence derrière ça. Y'a un coté ghetto dans le reggae que moi je ne peux pas revendiquer. J’ai pas vécu dans le ghetto, moi. J'ai vécu dans la rue mais après... Quand j’étais jeune tout allait bien, j'ai eu tout ce qui fallait, de l'amour, un toit, un bel endroit à la campagne. Donc moi j'aime beaucoup le reggae quand il est sincère, pur. Moi le seul mec reggae que j'écoutais c’était BOB. Et Bob, il est universel même les gens qui n’aiment pas le reggae aiment Bob. Moi ce que je vais mettre dans ma musique c'est des petits bouts de reggae, des influences.  Y'a un peu de ça dans ma voix. J'essaye de mettre ce que je suis dedans. 

Tu viens de la pub, qu’est ce qui t’as fait arrêter ça pour te lancer dans la musique ? 
La mort de mon grand père. La première fois que j’ai vu quelqu'un de proche mourir et du coup je me suis dit "on a pas le temps". Il faut que je profite maintenant. Surtout que j’aimais pas tellement ce que je faisais. 

Tu es actuellement seul sur scène, le nouvel album qui sortira en mars 2018 accueillera une tournée et des musiciens sur scène. Comment tu abordes cela, cette nouveauté, ce travail de groupe ? 
Mes musiciens aiment beaucoup ce que je fais et qui respectent beaucoup ma musique. Ils sont au service total de la musique. J'ai jamais eu l'impression d'être un patron dans ce que je fais. Si j'ai besoin de dire un truc j’arrête de travailler avec le mec, pour moi c'est comme ça que ça se passe. Y'a énormément de bienveillance dans mes équipes. Je dis ce qui me plait, ce que je ressens, on s'écoute et ça fonctionne. Mais, du coup, moi j'ai hâte de jouer en groupe et d'ailleurs on a tous hâte de partir en tournée. 

Un dernier mot ? 
Venez me voir en live. On va passer un bon moment.  Je vais vous ouvrir la porte de chez moi. Venez chez moi on va kiffer. 

Interview réalisée par Renaud


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Photographies : www.facebook.com/batvision

 
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