Ma compil' spéciale Cowboys Fringants

Dans une époque qui a bien besoin d'être politiquement secouée, Les Cowboys Fringants ont petit à petit fait leur place pour chanter et dénoncer les abus de notre société de surconsommation, les inégalités, la dégradation de l'environnement, le capitalisme... mais aussi les peines d'amour, et la vie qui passe. Un vrai groupe charismatique et engagé, qui sait à travers ses chansons, rendre la morosité de la vie plus gaie. Non, la vie n'est pas toujours rose, mais il sait mettre les notes et les mots à l'endroit où l'espoir et la joie nous font pousser des ailes dans le dos. Depuis 1995 et des débuts pas vraiment prometteurs mais ô combien ben fun, le groupe n'a cessé de s'améliorer, d'apprendre, et de devenir le phare de tout un peuple québécois. 


Mais c'est sur scène que Les Cowboys Fringants excellent avec succès tant ils ont tous les ingrédients nécessaires pour faire monter très vite la température. Leur prestation se démarque notamment par la présence sensuelle de la belle multi-instrumentiste Marie-Annick Lépine. Gracieuse dans sa petite jupe et ses bottes de cowboys, elle caresse les mélodies qui sortent de ses divers instruments : violon, accordéon, piano, mandoline, flute... On ne se lasse pas de la regarder jouer, s'agiter sur scène. Karl Tremblay, quant à lui, interpelle par sa présence physique. Il en impose avec respect et admiration derrière son micro, et son air bon camarade représente le coté bon vivant du groupe. Jean-François Pauzé est la tête pensante du groupe et le principal compositeur. Il mériterait une statue sur le Mont-Royal tellement sa plume est belle. Sans oublier, Jérôme Dupras à la basse pour sa folie communicative.

« Pourquoi ce nom ? C’est vraiment une histoire très banale. On voulait participer à un concours amateur et comme c’était de la chanson western dans un bar country de notre région et on se demandait quel nom prendre. On a hésité entre les Oiseaux fringants et Les Cowboys Fringants, alors on s’est dit, étant donné que c’est du Western on va s’appeler Les Cowboys Fringants. Et ça a pas été plus loin que ça. Ça a duré une minute la sélection de ce nom (Karl Tremblay, le 2 mai 2006) [Source Wikipédia]. »

Nous sommes en janvier 2005. Je travaille dans un Couche-Tard sur Montréal, et à la radio passe en boucle La Reine. J'aime bien la chanson et poussé par la curiosité je motive mon chum à découvrir le groupe sur scène à La Tulipe quelques semaines plus tard. Histoire de sortir et de boire un coup. Je me souviens quand l’entracte est arrivée, d'être sorti dehors sous la neige, torse nu, totalement en sueur, totalement excité et à la fin d'avoir passé une soirée furieusement belle. Le genre de soirée qui marque une vie. Quinze ans plus tard, il me reste dans le cœur d'autres concerts mémorables de Bruxelles à Lyon, une magnifique collection de disques, et surtout des chansons collées à ma vie, comme des reflets de souvenirs, de douleurs, d'amours, de joies, de combats. Vous savez, ces chansons que l'on écoute quand le poids du monde sur les épaules devient trop lourd, que l'on écoute pour pleurer, ou simplement pour reprendre une grosse dose de bonheur. 

Voici ma compilation spéciale love love d'eux. 



Parce que...

ça fait que si à soir t'as envie de rester
avec moi la nuit est douce on peut marcher
et même si on sait ben que toute dure rien qu'un temps
j'aimerais ça que tu sois pour un moment
mon étoile filante
Les étoiles filantes

C'est comme si t'avais pris une paire de cutters
Pis qu't'avais coupé le cordon de mon cœur
J'me suis dévasté pendant une coupl' de s'maines
Faut ben qu'un gars ravale sa peine
Banlieue

Un adolescent
Marche dans la rue
Dernier résistant
D'époque révolue
Rue des souvenirs

J'ai pas un rond, pis à vrai dire, chu pas mal paumé
Pis entre tout ça, j'pense à toi d'temps en temps
Un p'tit tour

La question qu'j'me pose tout l'temps:
Mais comment font tous ces gens
Pour croire encore en la vie
Dans cette hypocrisie ?
L'Amérique pleure

On n'aura jamais su de quel pays qu'a v'nait
Ni même l'âge qu'a l'avait ou comment qu'a s'appellait
Mais c'matin les gens pleuraient la reine
Dans l'bout d'la rue sainte-Catherine et d'la main'

Mais au moins elle a repris ses ailes
Pour partir vers un monde un peu moins cruel
Et même si elle croyait pas en dieu
C'est sûr qu'elle vole queq'part où l'ciel est bleu
La reine

Mais les aiguilles tout au fond de l'horloge
Battent la mesure et jamais ne dérogent
Elles nous rattrapent laissant dans leur sillage
Les rêves que l'on a pas réalisés
Qui s’essoufflent à la façon d'un mirage
Cédant le pas à la réalité
C'est la vie
C'est la vie
C'est la vie
...
L'horloge 

Mes doigts s'enlacent dans tes cheveux d'or
Frôlant tes oreilles où je chuchotte ton prénom :
Léopoooooooold ! Si tu savais comme je t'aime !
Léopold

Comme une étoile poquée dans la nuit
Je m'accroche à mon ciel et je survis
Moi qui aurais tant besoin d'une amie
Dans l'immensité de mon ennui
Comme tout le monde je cherche la même chose
Un peu d'amour sur mes ecchymoses
Pizza Galaxie

Si la vie vous intéresse
Vous êtes à la bonne époque
Venez célébrer cette grand-messe
Vous vous sentez inutiles
Consommez, on a du stock
Pour combler l'trou de vos vies serviles
Si la vie vous intéresse

On veut tous s'arrêter, mais on est happés comme des cons
Par ce monde de cinglés qui fait qu'on r'garde pu' les saisons
Octobre

Quand je t'ai croisée ce matin-là sur la rue
Ca devait bien faire au moins dix ans
Si tu as fait mine de ne pas m'avoir vu
Tu t'es trahie en te retournant.
Comme Joe Dassin

Sais-tu au moins qu'tu m'as fait croire, qu'y'est encore possible d'être heureux
Pis ça c'est c'qu'on appelle d'l'espoir c'toujours ça d'pris quand t'as pas mieux
Le monde entier pourrait crever
J'suis just' ben quand t'es dans mes bras
Ces temps-ci

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leur fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières
Plus rien

Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent !
En berne

Quand il ne restera que 8 secondes
Avant la fin de ce monde
On r'pensera au genre humain
Qui à cause de l'appât du gain
Aura amené la planète au bord du ravin
8 secondes

Et comme on s'emmerde chez les lombrics
Où l'ennui est devenu pathologique
On leur donne des bébelles, des somnifères
La vie en cent-quarante caractères

Et s'ils sont bien conscients de ce non-sens
Bien peu osent déroger de la cadence
Comme un immense ballon qui se dégonfle
On ne réveille pas le confort qui ronfle
Les vers de terre

Malgré les merdes, les revers, les choses qui nous échappent
Les p'tits, les grands tourments, les erreurs de parcours
Et tout c'qui nous rattrape, dans le détour
Malgré l'ennui, le trafic, les rêves inachevés
La routine, le cynisme, l'hiver qui finit pas
Je m'accroche les pieds
Ici-bas

Parce que bien avant ma patrie
Et toutes les politicailleries
J'prône les causes humanitaires
Et j'suis amoureux de la terre
Lettre à Lévesque

J'ai rêvé plus d'une fois
D'être fort, d'être grand comme une maison
Ruelle Laurier

Pis moi j'aurais pu' personne j'aurais pu'mon vieux chum
Mon chum Rémi

Et comme des milliards d'humains
J'me ferai croire que tout va bien
Tant que s'lèvera le soleil
Sur les maisons toutes pareilles
Les maisons toutes pareilles

Quand viendra l'âge du bilan
L'important sera que tu sois content
Car on fait ce qu'on peut dans la vie
Tout dépend de ce qu'on a comme outils
On voudrait tous être aux commandes
Mais l'offre est plus petite que la commande
Que l'on soit minus ou géants
Il faut être fort pour traverser le temps.
..
Bonne chance
...
Droit devant

J'loue ma vie à un employeur
À coup d'journées pis d'gouttes de sueur
Quand j'pense qu'on fait tout' la putain
Pour pouvoir s'payer des cossins
Et s'rendre compte qu'un p'tit rien tout neu'
Ça rend pas le cœur plus joyeux
Parce que le bonheur de toute façon
S'achète pas dan' une boîte de carton
L'hiver approche

Mais ce soir, j' me raconte que ma vie est comme un vieux char
J'ai beau me requinquer mais jamais je ne pars
Je suis un peu trop rouillé
J'viens de m'en apercevoir
Impala Blues

Pendant que j'fais la gueule, au béton de la ville
J'me sens moins seul à l'ombre du grand Bill
A l'ombre du grand Bill

On vieillit, les années passent
Et chacun de nous fait comme il peut
On court, on tombe, pis on s'ramasse
On essaie d'être heureux
Sur mon épaule

C'est rien qu'une histoire
Comme il y en a d'autres
Mais ça reste quand même la nôtre
Quand arrive le soir
On tire les couvertes
Au lieu de lancer la serviette
Couchés en cuiller
Collé su' ton derrière
T'es mon petit bord de mer
À la fois la lumière
Et le gouvernail
Qui me ramènent au bercail
On tient l'coup

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