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Affichage des articles associés au libellé Têtes Raides

Têtes Raides - C'est quoi ? (1988)

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Une "sortie" qui ne peut pas passer sous silence par ici. C’est quoi C’est quoi ? C’est le premier 45 tours de Red Ted (alias Têtes Raides) sorti en 1988 et officiellement mis en ligne dernièrement. Quatre titres pour un peu plus de dix minutes. Un format court, direct, sans détour et qui présente clairement un groupe encore en état d'embryon, mais déjà singulier avec des idées ! En écoutant l’ensemble, on comprend vite que l’identité musicale n’est clairement pas fixée, pourtant une direction forte s’impose. C’est Mad’leine qui ouvre le bal. Ouais parce que c’est un bal, c’est une musette et ça valse déjà. Au secours ! Ne criez pas ! Au secours ! J’vous entends pas ! M’a fallu dix secondes pour scander le refrain. Conséquence de trente ans de route avec les Têtes Raides dans les enceintes. Et bien plus que je ne l’aurait imaginé. Chez Mad’leine c’est un peu comme chez Germaine, on y est jamais très clair. Extra ! Dans cet EP, véritable cadeau pour les fans de la premiè...

Ginette ! (Têtes Raides)

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Avec Ginette, on peut dire que c’est de l’histoire ancienne, et pourtant, il se passe toujours quelque chose à chaque fois que le morceau démarre, comme si un cycle revenait encore et encore, que chaque écoute réenclenche en moi les mêmes sensations malgré les années qui passent. J'en ai fait une histoire sans fin. Ginette est la huitième piste du premier album Not Dead But bien raides (1989) de Têtes Raides . Il faut vivre cela, dans la pénombre d'une salle de concert, pour pouvoir y trouver sa place dans cette suspension du temps. Cette suspension qui balance les âmes. Elle n'a pas besoin de moi, mais moi j’ai besoin d’elle. J’ai besoin de cette présence dans ma vie, complice dans les rêves et dans les envies, pour rouvrir les tiroirs de souvenirs. Quand ça va mal, quand ça va bien, j'ai besoin de passer du temps avec elle, qu’on ne s’en lasse pas, qu’on trouve le goût d’un bon moment, même pour cinq minutes trente, c'est court mais ça suffira. Les notes d'ac...

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier

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Notre besoin de consolation est impossible à rassasier est un court essai paru en 1952 dans un magazine suédois, l'un des derniers écrits de Stig Dagerman (1923-1954). Il y développe ses réflexions sur le sens de l'existence, la mort, le suicide. Son suicide, le 4 novembre 1954, conclut de manière brutale ce petit ouvrage d'espoir. Ce texte d'une grande poésie est le puissant hommage à la vie d'un homme tourmenté par l'absurdité de son existence dans un monde dépourvu de toute liberté. Ce texte me foudroie à chaque lecture. Puis m'achève à chaque écoute de la version magnifique des Têtes Raides sur l'album Banco (2007). Livre de chevet, musique indispensable. "Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a ...

Têtes Raides - Bing Bang Boum (2021)

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Oh mais quelle belle année 2021 nous avons là n'empêche ! Pourquoi ??? Mais parce qu'avec  Bing Bang Boum ils sont de retour !!!  Peu de groupes auront suscité chez moi tant d'aller-retours affectifs et émotionnels à chacune de leurs manœuvres. Dans le dernier carré des années 90, j'ai d'abord trouvé leur musique insupportable à écouter, puis j'ai adoré. Un déclic ? L'usure par l'insistance de mes ami(e)s de l'époque et la poésie, celle qui est venue me cueillir pour me sauver. J'ai alors enchainé les albums, les concerts, les affiches, les soirées volume à fond, puis durant les années 2000 je me suis légèrement éloigné, n'échappant pas pour autant à deux-trois concerts à l'occasion de Fragile , pour mieux me rapprocher avec la sortie de L'an demain puis de Les Terriens  pour finalement remarquer que sept ans sans Têtes Raides c'est long. C'est long.  Sortant de mon disquaire, l'album sous le bras, je l'ai d'abo...

Un p'tit air de Ginette / Ma playlist Têtes Raides

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C'est une si longue histoire qui avait pourtant mal commencé. Fin des années 90, début 2000, le groupe résonne dans les oreilles de jeunes adultes que nous sommes. Mes ami(e)s adorent, mais moi, je ne supporte pas. C’est irritant, je n’y arrive pas. Le déclic viendra quelques petites poignées d'années plus tard. C’était un soir solitaire, en tête-à-tête avec Ginette. Une rencontre que seule la nuit peut nous offrir. À force d’écoute, (les) Têtes Raides a fini par assouplir la raideur de mon esprit. L’accordéon, instrument central de l’âme du groupe, m’a emporté dans son tourbillon de mélodies. Je ne les aimais pas du tout, et pourtant, c’est le groupe que j’ai vu le plus de fois sur scène. Bien sûr, pour Ginette mais aussi pour retrouver cette poésie unique sur une scène vibrante et contrastée, dans une sorte de joyeuse cacophonie, de magnifiques parenthèses où le tumulte de la vie se mêle à la poésie brute, désordonnée mais sincère. Il y a une atmosphère de fête populaire et ...

Têtes Raides - Corps de Mots (2013)

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Pour les amoureux de mots, de poésies, de tendresse... d'Arthur Rimbaud à Jean Genet... Pour les amoureux de surprises... Pour les amoureux de frissons... Pour les amoureux de la beauté et de l'obscurité de la vie... Voici l'un des plus beaux hommages de mots en musique. La première fois que je l'ai écouté, j'ai cliqué directement sur la piste 17... Le casque sur les oreilles, les yeux fermés... et les premières notes... oui... oui... c'est bien elle... Ginette... Comme une drogue... L'émotion monte... Des retrouvailles... Encore... Un amour jamais affaibli... A llez Ginette, ne t’arrête jamais de danser la belle. Allez ! Allez Ginette !   Et puis j'ai écouté Love Me Tender . Elvis Presley ? Oh oui... oh ! Et là j'ai lâché un son de cœur bestial. J'ai imaginé Christian Olivier derrière son micro, dans la pénombre... Oh oui, je dis oui... J'ai enchaîne avec Les corbeaux  d'Arthur Rimbaud, toujours et plus que jamais sous le charme. Têtes...

Christian Olivier - Prévert (2017)

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Voilà deux artistes en équilibre sur le fil de mon horizon. Voilà un album flambant de quelques lueurs de mots familiers, il y a de la poésie dans l'air sur fond de musique qui ravive toute chose. Et pourtant, même satisfait d'avance, je glisse de surprises en émerveillements. Sobrement intitulé Prévert, Christian Olivier met en musique les textes du poète. Une belle rencontre. Une fusion évidente, tant la voix du chanteur colle magnifiquement aux mots de l'auteur. Des textes accompagnés idéalement de musiques dépouillées qui ne s’imposent jamais, restant derrière les mots pour les laisser dans la lumière, s'envoler vers nos âmes. L'album commence sur Pour toi mon amour , un texte profond, que j'avais définitivement aimé par la version de Thomas Fersen sur son premier disque Le bal des oiseaux. Ici, la présence d'une lame sonore bouleverse, apaise, m'aspire dans l'essentiel : L'oeuvre de Jacques Prévert. J'étais posé dans mon cana...

Têtes Raides - Les terriens (2014)

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La poésie est un art et le coup de foudre ne s'explique pas. Encore une fois, comme toujours. Après Corps de mots , après L'an demain … Après tous les autres, depuis plus de vingt ans. La sortie d'un album de Têtes Raides est un nouveau rendez-vous avec les mots, avec les mélodies envoûtantes, avec les rythmes entraînants, avec les refrains chantants. Et on ira danser c'est pas trop tôt, jusqu'à nous en brûler la peau Il m'a suffit de glisser Les terriens dans mon lecteur CD, de m'installer, d'ouvrir les oreilles et de n'attendre que six secondes pour que le charme opère. Alice . Alice c'est une copine de Ginette. Alice on l'écoute pour la première fois, mais c'est comme-ci nous la connaissions depuis des années. J'ai l'agréable sentiment d'avoir déjà entendu ce morceau, mais non, c'est bien un nouveau titre. Je suis pris, je n'y échapperai pas et je m'en réjouis. Voilà, je chantonne déjà sur le refrain que je ...