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Ori Kaplan & Lihu Melamed - Reverie (2026)

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Je trouve étrange notre tendance à rejeter et descendre une œuvre dès qu'elle s'éloigne de nos attentes et de nos goûts. En découvrant ce groupe, j'avais moi-même de gros a priori, notamment à cause des flûtes que je n'apprécie pas, mais j'ai décidé de les mettre de côté et je me suis finalement laissé envoûter par la créativité de ce disque, après avoir bien évidemment, craqué sur la pochette magnifique, la plus belle de l'année ! Voilà, il est facile de s'enfermer dans ce que l'on connaît déjà, mais les vraies richesses artistiques et musicales naissent précisément là où l'on accepte d'être bousculé et surpris.  C'est exactement pour cela que je perçois l'album Reverie d' Ori Kaplan et Lihu Melamed comme une claque immédiate. Je découvre un disque pas tellement sage, peut-être un peu torturé, mais étrangement accessible. Qui s'apparente à la bande originale d'un film imaginaire. Les mélodies m'apparaissent tout de suit...

Christophe Menassier - The Unknown Movie

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Dans ma petite vie vidée actuellement de tout intérêt et de sens, j'observe par l'une de mes fenêtres cet l'horizon qui se perd sous le gris clair de ce jour de Pâques finalement merveilleux. Les minutes flottent parce que The Unknown Movie de Christophe Menassier comme Bande Originale de cet après-midi confiné, il n'y a pas plus parfait.  Christophe Menassier disait de la musique de cet album (lu sur Inkulte) qu'elle ne pouvait pas séduire ceux qui ont besoin de s’évader en majeur, trop mélancolique, pas assez solaire en cette période assez particulière où l'album vient de sortir. Par chance, moi j'ai le cœur mineur et c'est tout l'inverse qui se produit dans mon corps. Dès les premières notes j'ai laissé partir mon esprit à travers les nuages qui tournent dans le ciel me laissant remplir par les émotions tel un ballon de baudruche qui se gonfle, et qui explosera le moment venu, mais pas tout de suite. Tout de suite, j'encaisse à...

VACΛRME

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Un trio tout vêtu de cordes débarque dans les bacs avec un album qui va faire un sacré vacarme dans votre tête, ça, je vous l'assure. Pour moi c'est simple, ça commence comme un tableau de Séraphine de Senlis... Puis les minutes et les notes s'étirent sur la toile jusqu'à que se soit beau, beau et intense. Troublant. Percutant, parce que fou.   Oui ça perturbe, parce deux violons ( Christelle Lassort & Carla Pallone ) et un violoncelle ( Gaspar Claus ) ne peuvent laisser un cœur indifférent. Sur disque déjà, sur scène ensuite. Au creux d'une salle obscure, les notes de  VACΛRME  où les cordes chantent et épousent l'essence même de la musique à sensations. Mon coeur s'étire au fil des titres qui défilent. Mon âme est secouée par ce trio qui ne fait qu'un. Au sortir du Conservatoire, les trois artistes prennent la tangente pour forger leurs identités musicales respectives en explorant des champs très variés (entre pop-rock, folk, musiques ...

Christine Ott - Only Silence Remains

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Noyé dans une terrible et belle mélancolie, touché en plein cœur, faut pas me faire découvrir des choses pareilles... Avec Christine Ott  c’est plus facile de rêver, surtout emporté par un piano, arme destructive pour hypersensible. Un violon en plus, pour des pluies de frissons garantis. Il pleut des notes, le vent se lève, une tempête symphonique s'approche. Non pas celle qui dévaste tout et entache la vie de désolations et de tristesses. Non, plutôt une tempête symphonique qui fait souffler dans nos oreilles des promesses de rêves, d'envies. Des silences hypnotiques à coups d'ondes Martenot. La pianiste fait un détour dans sa carrière légendaire faite de collaborations notamment pour  Yann Tiersen, Dominique A, Jonny Greenwood, Stuart Staples, Tindersticks, Têtes Raides, Noir Désir, Loic Lantoine, Radiohead...   Pour revenir avec un second album Only Silence Remains , sept ans après son premier disque Solitude Nomade, qui dès le visuel de la pochette promet un en...