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Affichage des articles du février, 2021

Rest In Gale - Page Blanche

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Ce morceau est si génial que les mots m'échappent pour décrire ce que je ressens ou plutôt ce que mon corps ressent. C'est un orgasme sorti de nulle part et impossible à contrôler. Avec moi, si Youtube comptabilisait vraiment chaque passage sur la vidéo, elle serait déjà à deux millions de vues. J'exagère un peu, mais depuis la sortie officielle du clip, je n'ai pas eu une seule journée sans ressentir le besoin vital de mettre cette chanson dans mes oreilles, qu'elle me pénètre doucement, qu'elle me déconnecte de ce que mes yeux voient sur le moment. Puis là, volume à fond en me délectant de cet hymne frénétique, psychédélique, magnifique, ma vie défile au ralenti dans un flou doux, caressée par une voix rauque surprenante et perturbante tel un souffle inconnu dans le cou. Jouissance ! Je pourrai écouter ce morceau à l'infini sans en épuiser toutes les émotions qu'il me procure tant ce grand moment de quatre minutes sonde les profondeurs de mon âme jusqu

Old Mountain Station - The Summer Ends

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Après le très bon Shapes (chroniqué ici ) qui m'avait beaucoup enthousiasmé, mon bonhomme de chemin recroise celui des membres de  Old Mountain Station qui s'apprêtent à sortir l'excellent The Summer Ends . Un disque maîtrisé de début à la fin et qui m'offre, en ces jours qui tirent sur la fin de l'hiver, des rayons de bonheur musical.  Les onze titres s'enchainent sans fausse note, le groupe maîtrise sa production autant au niveau de la voix que de ses instrumentales qui permettent de montrer tout le talent du combo, avec des riffs dévastateurs, des solos de guitare magnifiques, des envolées de clavier émotionnelles, des moments de ballade, des moments plus intenses. Les chansons s'écoutent sans jamais lasser, les yeux fermés ces mélodies m'emmènent à rêver de bords de mer en fin de journées estivales sur une de mes plages catalane préférée. J'ai envie d'être pieds nus, de sentir le sable entre mes orteils, le casque sur les oreilles et regarde

Kimon Kirk - Altitude

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Lorsque Bruce Springsteen raconte sa rencontre avec Mike Appel, qui le présentera ensuite à John Hammond, dans les bureaux de Laurel Canyon Productions, il parle les box dans lesquels des auteurs travaillent à pondre les hits de demain (page 199 de Born To Run. Enfin selon l'édition j'imagine). En étant peu regardant sur un éventuel anachronisme, Kimon Kirk pourrait faire parti de l'un d'eux. Un de ces artistes jusque là resté dans l'ombre de ses collaborations, avec notamment Aimee Mann, Lori McKenna ou Angus & Julia stone. Un "lecturer" invité (prononcez Maître de Conférence) en songwriting qui délaisse les bancs confortables de Berkeley pour le grand saut dans le vide qui consiste à sortir ses morceaux. Sous son propre nom. Le résultat nous sort du froid et de la nuit hivernale pour nous déposer sur le sable chaud d'une plage Californienne un soir d'été. Avec dans l'air du jour se finissant des mélodies et des arrangements qui rappellent

Da Capo - Paradise

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Avec ce septième opus, Da Capo, le groupe d’Alexandre Paugam, continue de creuser son sillon sans concession aux modes et tendances de l’air du temps.  C’est sous des auspices flirtant avec une musicalité savante souvent mélancolique et parfois décalée que les mélodies toujours aussi envoûtantes trouvent leur écrin. Pourtant, jamais la quintessence des arrangements ne cède en rien à une vaine intellectualité, voire à une quelconque bassesse qui viserait un tape à l’œil vulgaire et mercantile. Il suffit de juger de la délicatesse du hautbois sur “Too Late”, de la gravité du violoncelle sur “Hold On”, des réminiscences latines de “Following You”, ou bien de l’utilisation vrombissante des cuivres sur “Lonely”, pour se rendre compte qu’ils sont entièrement dévolus à l’intensité émotionnelle du morceau. Subordonnés aux compositions pour en dévoiler toute leur secrète beauté, le disque déploie alors une richesse climatique insoupçonnée : allez goûter l’étrangete

Exanimis - Marionnettiste

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Une immersion un peu brutale pour mon petit cerveau, mais qui fait du bien, le gris du ciel colle aux écoutes comme un acharnement et cet opulent disque vient confirmer le sale temps de janvier par une bonne rafale dans la tronche. Faut dire que j'ai un faible pour les excursions musicales hors de mon confort. Temps de chien, temps de merde c'est le gouvernement qui dicte la météo ou quoi ? Pendant que la corde est en train de tirer, j'ai lancé le disque pour découvrir ce que j'ai reçu dans ma boite aux lettres tout en sachant à quoi m'attendre. Je ne dirais jamais que ce n'est pas ma tasse de thé mais plutôt que j'y connaît que dalle au Death Métal (jolie la rime !). Mais dans le "style", par amour je me suis fait avoir avec Epica, j'ai un peu écouté Nightwish, et j'apprécie beaucoup Marilyn Manson depuis très longtemps. Voilà. Je suis classique. Sur la scène française ? Bah... Heu... Lofofora et No One Is Innocent quand j'étais un jeu

Heeka - Black Dust

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"Hier voltigeuse à quatre mètres au-dessus d’un sol de cirque, la jeune flamande Heeka monte aujourd’hui sur scène guitare en main, micro branché, et nous déverse ses tripes crues et encore chaudes, dans un univers folk-rock fortement teinté d’un blues très personnel." Black Dust a explosé mon quotidien en un fraction de seconde, six minutes d'une voix qui venait de résonner en moi, venue de quelque part, de très loin se perdre dans la foule de mes pensées à ce moment-là. Tout s'est arrêté autour de moi et j'ai écouté cet autre monde - son monde - me chuchoter ses frissons de musique. Telle une peintre musicale, Heeka dessine des notes accrochées sur les murs gris de la vie. Et dans ce paysage brumeux les trottoirs reflètent un langoureux folk-rock chimère teinté d'un blues qui sent bon l'évasion. Profond et mélancolique sans jamais pencher dans le mélodramatique, sa musique diffuse une sensibilité poignante, sur le fil d'un funambule, en équilibre en