Nous étions une armée - Mais le ciel est sublime (2025)
Quand est arrivé l’album, je savais qu’il ferait partie de ceux capables de me bousculer, comme une main posée sur l’épaule au moment précis où l’on s’apprête à basculer. J’ai vu l’orage, et j’ai choisi de rester dessous. Ce disque est un abri. Ce que Nous étions une armée m’a offert bien plus qu’un réconfort, c'est un choc frontal entre les sensations du disque et mes émotions qui aide a garder les yeux grands ouverts face aux douleurs de l'hiver. Dès les premières secondes, il y a cette voix que j’aime. Elle s’adresse à moi avec une honnêteté presque dérangeante, une pudeur mise à nu. Dans le timbre je ressens cette urgence, celle de graver dans le son les éclats de nos vies ordinaires avant que tout ne s’effondre, pour en faire quelque chose de beau. Dans ma poitrine, le titre introductif De l’or sous ma peau fait écho. Cette poésie vivante est vivifiante, chaque mot semble pesé, poli, puis lancé comme un pavé dans une vitrine de verre. Éclats de lueur, Territoire perdu :...