Kloé Lang - interstices (2026)
Je découvre ce nouvel EP de Kloé Lang où je ne trouve pas de grand discours, de slogan brandi à bout de bras, plutôt quelque chose de discret mais puissant. Une belle poésie qui retrouve sa place, son corps, son souffle. Très vite, je sens cette tension entre ce qui a été subi et ce qui est en train de se reconstruire. Le disque ne s’impose pas brutalement, mais il s’installe, calmement, avec une vraie assurance. Ce qui me touche surtout, c’est la façon dont Kloé Lang parle de la vulnérabilité sans jamais la faire passer pour de la faiblesse. Ici, être fragile, ce n’est ni une pose ni un aveu d’échec, c’est un point de départ. Une force, même. Les chansons parlent d’emprise, de deuil, de blessures intimes, mais toujours avec l’idée d’avancer, de se dégager. J’entends une voix qui refuse de rester coincée dans les histoires qu’on lui a collées dessus, qui reprend la main sur ce qui a été vécu, nommé, parfois confisqué. Plus j’avance dans l’écoute, plus ce disque me donne l’impression d...