Après 16154 écoutes ça me fait toujours le même effet furieux. Oui, furieux, telle est ma réponse. Furieusement conquis, furieusement charmé et furieusement enthousiaste. Furieusement perturbé aussi, comme un épileptique en période de Noël. Je suis furieusement content car cet album est une claque. Astéréotypie est la deuxième claque d'après, celle qui secoue les neurones. C'est brut, c'est pure, c'est vrai, sans fioritures, sans masques, sans artifices. Loin d'être étrange mais surréaliste, d'une frénésie assumée, la force de cette musique post-punk-noise-slam, quelque part très loin entre Lucrate Milk et Stupeflip, se trouve dans le talent de jeunes gens entièrement passionnés, issus d’un institut médico-éducatif. Accompagnés par Christophe L'Huillier à la guitare, d'Arthur B. Gillette et de Eric Tafani, tous deux membres du groupe Moriarty aux textures sonores de la guitare et de la batterie, puis de Benoît Guivarch qui joue des claviers et des synthé...