Avec Hyperrêve , le projet de Samuel Lequette, la pop française se fait nocturne, élégante et traversée d’une mélancolie lumineuse. Son troisième album Nous voyagerons dans la nuit , ressemble à cette dérive douce dans les heures bleues, là où les sentiments deviennent plus fragiles mais aussi plus sincères. Dès les premières notes de Il n'y a pas de paradis , je plonge dans une pop organique où les synthétiseurs analogiques respirent au rythme d’une instrumentation léchée. Le duo avec Laure Calamy apporte une couche onirique à ce morceau d'entrée et transforme le désenchantement en une forme de résistance joyeuse, appréciable. J'aime le flegme d' Hyperrêve , son côté dandy de fin du monde, pas celui de salon, celui qui ajuste sa cravate alors que le paquebot penche sérieusement. C'est l'élégance comme ultime politesse face au chaos. C'est un peu à ça que je pense dans le titre suivant Nous voyagerons dans la nuit . Il y a du Daho dans la pop de Hyperrêve, d...