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Affichage des articles associés au libellé Les plus belles chansons

Mickey 3d - Respire

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Il faut que je respire, ça c'est rien de le dire, je vais pas mourir de rire … ça y est, encore, le thermomètre s'emballe, le futur est déjà présent, mes claquettes vont fondre sur le bitume, y a pas d'air et mes volets clos tentent, tant bien que mal, de repousser l'implacable chaleur extérieure. Non, y'a pas de quoi mourir de rire… En ces jours de canicule où la chaleur lourde ramollit mon corps jusqu'à la léthargie et s'empare de toutes les conversations, une mélodie entêtante revient frapper dans ma tête. Une rythmique sèche, quelques notes de guitare acoustique, et cette voix qui nous lançait un avertissement. Et nous n'avons rien fait.  En 2003, quand Mickey 3d débarque dans le paysage musical avec son carton Respire , la France traverse précisément l'un de ses plus grands chocs climatiques. Vingt ans plus tard, alors que je relève les températures d'une école qui s'apprête à fermer, le morceau a perdu pour moi de sa superbe insolence ...

Vivre pour le meilleur

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Si tu imagine la carrière de Johnny Hallyday comme une chaîne de montagnes, le titre Vivre pour le meilleur en serait l'un des pics les plus vertigineux. On est en 1999, il sort l’album Sang pour sang, composé par son fils David. Et le premier titre qui nous arrive dans les oreilles est cette baffe monumentale, d'une architecture symphonique époustouflante. Un chef d’œuvre pour regonfler les cœurs.  L'introduction plutôt calme laisse rapidement place à une montée en puissance orchestrale où les cordes et les chœurs viennent souligner la beauté du propos. Premiers mots, premières minutes, Johnny y utilise son registre le plus grave, à la fois conseillant et créant une intimité immédiate. La tension monte, la batterie s'intensifie puis le premier refrain est une explosion libératrice où Johnny déploie son coffre légendaire, cette puissance vocale atteignant des notes hautes avec une puissance qui semble inépuisable, qui paraît inimitable. J'ai beau la chanter quan...

L'estaca (Le pieu de 2025 par Noé Preszow)

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Parce qu'elle fait partie de ces chansons qui traversent le temps, les frontières et les régimes. L’estaca , écrite en 1968 par Lluis Llach en pleine dictature franquiste, résonnait déjà comme un cri de résistance, une invitation à tirer ensemble sur ce pieu qui nous enchaîne. Pieu auquel nous sommes tous attachés pour symboliser l’oppression. Chanson métaphore et hymne de résistance, L’estaca est devenue un chant universel de liberté et de lutte collective.  En 1974 c'est  Jacques-Émile Deschamps   qui est le premier à reprendre ce titre en français (L'estaque), suivit par Marc Ogeret et Marc Robine dans les années 80. Dans sa version originale, même si la puissance du live au Camp Nou de Lluis Llach est indétrônable, j'ai toujours aimé la version de Goulamaska que j'ai pu vivre en concert et celle du collectif Motivé(s) également, qui marquera mon engagement antifasciste lors de mes années lycéennes à Perpignan.  Aujourd'hui,  Noé Preszow en propose une vers...

The End of the World

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Chantée à l’origine en 1962 par Skeeter Davis dans une veine country-pop, la version de la chanteuse et actrice Julie London  l'année suivante, prend une tout autre saveur : celle d’un chagrin nocturne, usé par les années. On n’est plus dans l’abandon adolescent, mais dans le désenchantement adulte. Il n’y a pas de cri ici, juste la douleur nue, retenue.. " Why does the sun go on shining ? " demande-t-elle, comme si l’univers avait manqué un rendez-vous avec sa détresse. Et tout est là. Ce décalage absurde entre la vie qui continue, implacable, et le cœur qui s’est arrêté. Les mots sont simples, presque naïfs. La musique est si douce et la voix de Julie London, dans son velours mélancolique, transforme les notes en poison lent. Les années passent, la chanson traverse le temps avec cette grâce fanée propre aux chanteuses nées pour apporter de l’élégance à la vie et y insuffler un peu de douceur par leur charme. Je pense aussi à Patsy Cline, à Nancy Sinatra, à Tammy Wynett...

Nuit et brouillard - Jean Ferrat Vs Hubert-Félix Thiéfaine

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  L'une des plus belles, parce que Nuit et brouillard s’impose comme l’une des chansons les plus poignantes et les plus engagées de la chanson française. En choisissant de mettre en musique l’indicible, Jean Ferrat offra en 1963 un hommage bouleversant aux déportés des camps nazis et dénonça avec une rare intensité les silences et l’oubli d’après-guerre. Le titre fait référence à la directive Nacht und Nebel émise par le régime nazi en 1941, visant à faire disparaître dans le plus grand secret les opposants politiques dans les pays occupés. Une politique de la terreur et de l’effacement que Ferrat évoque avec des mots simples et forts : "Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers / Nus et maigres, tremblants dans ces wagons plombés…" . En quelques vers, le décor est planté : celui des trains de la mort, des camps, de la souffrance humaine à une échelle industrielle. Mais plus qu’un simple devoir de mémoire, Nuit et Brouillard est aussi une mise en garde contre...

Wind Of Change

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Eté 1992, maison d'enfants Clair Soleil de Luchon, j’ai une dizaine d’années et la fameuse boum de fin de séjour approche. Tout le monde est excité à l’idée de cette soirée, mais moi, franchement, j'en tremble. Danser, parler aux filles, je n'y arrive pas. Mais je suis là, parce que tout le monde y est. Quand la musique commence, je reste en retrait, accoudé contre un mur, regardant les autres s’amuser. Puis vient Wind of Change qui annonce le passage des slows. Les couples se forment, et avant que je n'arrive à devenir invisible, Marie m’attrape par la main. Mon cœur rate un battement, il se casse la gueule. Je pourrais dire non, trouver une excuse, mais je n’y arrive pas. Je me laisse entraîner. Elle trop sûre, moi sûre de rien. Je pose maladroitement mes mains sur sa taille, elle met les siennes sur mes épaules, mon cœur bat vite, peut-être que je lui marche sur les pieds. Je transpire de partout. Puis, sans prévenir, elle se rapproche encore plus. Je reste là, fig...

Jacques Higelin : Tombé du ciel

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Je suis un homme ordinaire, mais quand arrive cette chanson (jamais par hasard) je suis tout sauf commun. Je crois que mon visage s'illumine de cette lueur musicale, une lumière qui ne vient pas du soleil, mais d’une voix qui m’enveloppe, celle de Jacques Higelin .  Tombé du ciel s’élève comme un souffle dans l’air. Les premières notes s’immiscent sous ma peau, et tout ce qui pèsent sur les épaules disparaît, s’évapore comme une brume matinale. Parfois je ferme les yeux, laissant la mélodie se mêler à la danse du vent. Parfois je regarde les étoiles s'il fait nuit. Je regarde vers les cieux dès fois que… un chanteur de charme ou un pot d’fleurs… Les mots, ces mots, s’accrochent au cœur comme un poème ancien que j'aurais toujours connu sans jamais l’avoir appris. La gravité s’éloigne, comme si Higelin me tendait la main pour m’arracher au sol. Je ne suis plus assis, je plane. Amoureux. Les souvenirs, les regrets, les doutes, les erreurs, les chagrins s’effacent, balayés par ...

Tant qu'l'amour innondera mes matins...

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 J'y retourne, ça fait tellement de bien. Samedi soir, devant mon écran, j'ai les yeux qui pétillent, spectateur de l'une des plus grandes interprétations du siècle et possiblement des précédents. Et dire que je ne suis pas plus que ça intéressé par les Jeux Olympiques... Quelques jours après, en replay sur FranceTV et en écoutant de nouveau cette version majestueuse je repense au show de Gojira, au cavalier sur l'eau, à la vasque, au ballon enflammé qui s'envole puis Céline. Explosion de sentiments. Elle a fait pleurer LA Vie, elle a fait vibrer L'Amour, elle a fait briller L'Espoir. N'a-t-elle pas décroché la Lune ? En tout cas, elle l'a éclipsée dans ce ciel parisien ce soir-là.  Qui d'autres pouvaient chanter si haut, si beau ? La Tour Eiffel comme scène, Paris comme public, le Monde figé devant son interprétation époustouflante, à la hauteur de l'évènement. J'aurais aimé ressentir ce qu'elle à vécue là-haut, mais juste l'imag...

Le jour d'avant

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Yann Tiersen fût un artiste majeur et indispensable dans la construction de ma vie de rêveur et aujourd'hui il m'est inimaginable de me passer de sa musique. Difficile également de sortir un seul titre dans sa discographie s'il ne fallait n'en choisir qu'un seul. Ce que je sais, c'est que j'écoute souvent, très souvent, Le jour d'avant et que ce morceau me procure à chaque écoute des sensations fortes, différentes. J'aime ce moment de flottement de cinq minutes durant lequel je quitte mon corps. Je le mets dans ma poche ce moment précieux, pour les fois où c'est nécessaire de le revivre, pour repartir, pour m’apaiser, pour rêver à nouveau. Pour faire écho à cette époque où tout ce qui oppresse vole en éclats quand l'accordéon résonne dans mon cœur. En fermant les yeux j'ai l'odeur du large, je vois des vagues. Je ressens la fraîcheur d'une maison aux volets fermés en plein après-midi de canicule. Je suis assis dans un train, je p...

Ginette ! (Têtes Raides)

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Avec Ginette, on peut dire que c’est de l’histoire ancienne, et pourtant, il se passe toujours quelque chose à chaque fois que le morceau démarre, comme si un cycle revenait encore et encore, que chaque écoute réenclenche en moi les mêmes sensations malgré les années qui passent. J'en ai fait une histoire sans fin. Ginette est la huitième piste du premier album Not Dead But bien raides (1989) de Têtes Raides . Il faut vivre cela, dans la pénombre d'une salle de concert, pour pouvoir y trouver sa place dans cette suspension du temps. Cette suspension qui balance les âmes. Elle n'a pas besoin de moi, mais moi j’ai besoin d’elle. J’ai besoin de cette présence dans ma vie, complice dans les rêves et dans les envies, pour rouvrir les tiroirs de souvenirs. Quand ça va mal, quand ça va bien, j'ai besoin de passer du temps avec elle, qu’on ne s’en lasse pas, qu’on trouve le goût d’un bon moment, même pour cinq minutes trente, c'est court mais ça suffira. Les notes d'ac...

Dis quand reviendras-tu ?

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Dans mes moments de solitude, je suis là, debout devant la fenêtre, attendant son retour. L'obscurité de la nuit s'infiltre dans le salon, mais mon esprit est illuminé par les souvenirs de notre amour. Chaque note de cette chanson, résonne dans ma tête comme un rappel incessant de sa présence absente. Laissant un vide béant dans mon cœur. La douleur de son absence est comme une lame enfoncée profondément, une agonie silencieuse qui ne me quitte pas. Je sais rester fort en attendant son retour, mais chaque minute sans lui semble être une éternité. Les mots délicats de Barbara résonnent en moi, exprimant parfaitement ce que je ressens. Ils déchirent l'espace du salon, faisant trembler le silence qui se fait discret. " Dis, quand reviendras-tu ? ", telle est la question qui hante mes pensées quand le jour n'en finit plus, qui me consume de l'intérieur. Je ne peux m'empêcher de me demander quand est-ce qu'il va revenir, s'il pense à moi autant que ...

Klaus Nomi - The Cold Song

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Quand l'automne devient trop froid, je mise sur un peu de chaleur avec The Cold Song qui passe en boucle. Pas que ça réchauffe totalement, mais j'ai tellement besoin de vibration pour rallumer les flammes de mon cœur que je me laisse consumer lentement par Klaus Nomi dès que nécessaire. Petit à petit je commence à entrapercevoir le feu de mon âme, que je vais finir nu dans l'atmosphère. L'univers s'arrête enfin, il ne reste plus que moi et ce fantôme d'opéra. Ce titre me vrille la tête, attachant, poignant et foudroyant. Une œuvre sans définition qui me prend par toutes les sensations, et racole à mort mon spleen d'automne.

Brest de Miossec

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C'est l'une des plus belles parce que c'est la chanson qui fait brailler quand il pleut. Surtout quand il pleut sur la Bretagne. Surtout l'été, que je suis en vacances et qu'une gueule de bois encore fraîche occupe mon esprit. Tout est gris, tout est de granit, les ardoises sur les toits et les rouleaux de mer énervés mais, toujours (et encore plus dans cette chanson) il y a ce quelque chose de beau dans ce que trop de gens trouvent laid.  Des notes de musique plein le cœur, des images plein les yeux.   Quelques notes de piano et me voilà propulsé au bout de la terre, cette terre si chère, un coup d’œil dans le rétroviseur la nostalgie m'emporte et m'apporte le réconfort pour solder les comptes du passé. Il est temps de laisser la mélancolie construire les nouveaux rêves quand Miossec lui, chante le bouleversement que provoque l'éloignement de ses racines.  Un vrai classique de la chanson française. Brest est le deuxième single de l'album 1964, paru ...

La pluie qui tombe, de Daniel Darc

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Quatre minutes trente cinq. "Les regrets ça va droit au cœur et ça y reste jusqu'à c'qu'on meurt" Hier, j'ai rêvé. Quand je m'ennuie je rêve. Quand je flippe aussi. Mais j'aime la pluie qui tombe. J'aime la voir couler le long de la vitre, ou marcher dessous. Je m'en fout d'avoir les chaussettes mouillées, à vrai dire j'aime ça. La pluie c'est des larmes de nostalgie, il faut faire avec. Comme le temps qui passe, comme les gens qui partent. Putain de vie. Putain d'averse. Putain de larmes. Hier, j'ai rêvé les yeux ouverts, les écouteurs dans les oreilles. Daniel Darc mais diable ! J'aime tellement marcher sous la pluie vers ce soleil d'hiver, lui le printemps. J'ai toujours tout compris depuis ce crèvecœur déchirant. Bientôt vingt ans pour l'album foudroyant de beauté, et le temps qui passe et les regrets qui restent. Aujourd'hui, ça fait dix ans que l'écorché est parti, la lumière reste. Les images s...

Une sonate au clair de Lune

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Coup de cœur, coup de sang, coup de grâce, il se sert un verre de Verveine du Puy, et il est quatre heures dix au petit matin, heure d'hiver. Il est en train de vivre une expérience assez folle et unique, ce n’est pas la première fois, mais c’est toujours autant palpitant. Vous avez le droit de l’envier, vous qui êtes en train de dormir paisiblement. Dehors, il fait nuit, et même s'il n’a pas mis le pied à l’extérieur, il sait que tout autour de lui la vie est différente. C’est la première étape de la jouissance. L’impression d’être seul, enfin tranquille. Il écoute de la musique classique, et pas n’importe laquelle. Deuxième étape de jouissance. Oh putain le pied. Le gros. Le vrai. Même si ce n’est pas la première fois, il continue de découvrir un univers qu'il ne peux réellement apprécier à sa juste valeur qu’en pleine nuit. Et il aime ça. Son appétit est féroce. Il pourrait dire que c’est parfait. Il pourrait. Mais il ne le fera pas. Il ne le fera pas p...

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier

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Notre besoin de consolation est impossible à rassasier est un court essai paru en 1952 dans un magazine suédois, l'un des derniers écrits de Stig Dagerman (1923-1954). Il y développe ses réflexions sur le sens de l'existence, la mort, le suicide. Son suicide, le 4 novembre 1954, conclut de manière brutale ce petit ouvrage d'espoir. Ce texte d'une grande poésie est le puissant hommage à la vie d'un homme tourmenté par l'absurdité de son existence dans un monde dépourvu de toute liberté. Ce texte me foudroie à chaque lecture. Puis m'achève à chaque écoute de la version magnifique des Têtes Raides sur l'album Banco (2007). Livre de chevet, musique indispensable. "Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a ...

La nuit je mens - Alain Bashung & Hubert-Félix Thiéfaine

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  En fermant les yeux, musique de nuit recouverte de frissons... Le petit Hubert illustré

Les Gitans - Mano Solo

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Parce que ce titre a le secret pour m'offrir systématiquement une sorte de magie douce. Comme quand je marche dans la rue, casque sur les oreilles et qu'il fait (enfin) beau en plein mois de février. Dès les premières secondes d'une musique qui arrive et qui monte crescendo, ce morceau distille une sorte de charme savoureux et apaisant.  "Je t'avais peint ce tableau avec des mots mais j'ai gardé pour moi cette lettre, cette journée qui m'ouvrait sa fenêtre." Un morceau qui donne envie de profiter de ce que l'on voit, de profiter du temps autour de soi. De fermer les yeux et d'imaginer ce tableau au port, les caravanes au loin, les bateaux derrière, les gitans, la Porsche et même les chiens des clodos... Assis sur un banc le long d'un quai, clope à la bouche, chapeau vissé sur la tête, l'œil observateur, Mano raconte et je l'écoute. Je suis à côté de lui et je n'ai rien à dire, juste ressentir. Qu'est-ce qu'on pourrait di...

Le temps qui reste de Serge Reggiani

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Parce que c'est la plus belle chanson française de tous les temps ? Je crois qu'il n’y a aucune autre chanson qui me serre autant le cœur que Le temps qui reste de Serge Reggiani sur un texte de Jean-Loup Dabadie et une très belle musique d'Alain Goraguer. Je ne l’ai pas choisie parce que la voix fatiguée de son interprète me rappelle celle d'un grand-père que j'aurais aimé connaître, avec qui j'aurais pu découvrir la vie. Je ne l’ai pas non plus choisie parce que choisir Serge Reggiani, c’est choisir l'un des moyens le plus sûr pour éviter les jets de pierres des pédants du monde de la musique. Je l’ai choisie parce que, pour moi, c’est la plus belle chanson française de tous les temps. Et si quelqu’un venait à dire que ce n’est pas le cas, je le prendrais personnellement. C'est une de ces chansons que l’on ne découvre pas par hasard. Pour moi, et comme pour beaucoup de gens j'imagine, c'est par le film Deux jours à tuer avec Albert Dupontel qu...

Jeux de mains - Tiou

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  Je pourrai écouter ce morceau à l'infini sans en épuiser l'émotion que Tiou veut nous transmettre. Tenant l'équilibre parfait entre la candeur de la voix, le contraste entre la douceur de la vie et cette saloperie de période qui est décrite, et la beauté de toutes les poésies qui ne demandent qu'à vivre... Oui la peur brise le soleil,  Comme on brise une bouteille Lorsqu'elle est vide Je vous demande avec ardeur Pourrons-nous cueillir des fleurs Après l'Covid ?    www.facebook.com/tiou.officiel