Copycat - Morning routine (2025)

Morning Routine, le nouvel opus de Copycat, est le genre de réveil qui vous jette un seau d’eau glacée au visage avant de vous offrir le meilleur café de votre vie. Quelque part entre Nada Surf et Thérapie Taxi, entre nostalgie Grunge et modernité tranchante, voici un disque qui exige toute votre attention, transformant la banalité du quotidien en un champ de bataille électrique, galvanisant. 

Dès les premières notes, Copycat affirme son identité. On navigue ici dans un rock agressif musclé qui pioche ses racines dans le Seattle des années 90, mais avec une production résolument 2026. Les guitares sont grasses certes, mais elles possèdent cette précision chirurgicale qui fait que l'album évite le piège de la répétition en alternant urgence punk et structures plus complexes. C’est brut, c’est honnête, ça transpire la sueur des clubs de rock mal aérés avec une touche féminine pour embellir le tout. Magnifique. 
Je glisse le disque dans mon lecteur et j'appuie sur le buzzer dès l’ouverture éponyme. Une montée en puissance qui simule l'anxiété matinale avant d'exploser sur un refrain libérateur. C’est l’hymne parfait pour celles et ceux qui détestent le lundi et Copycat réussit le pari difficile de rendre le daily grind absolument fascinant. On dirait bien une battle parfaite batterie-basse-guitare électrique pour libérer une énergie organique, très fauve. Je sens les cordes qui vibrent et la frappe sur les fûts partout dans mon corps. Énergie orgasmique ! Si Morning Routine est le réveil matin, oulala est clairement le moment où l'on se regarde dans le miroir avec une mine dévastée en se demandant comment on va tenir la journée. C’est le morceau qui a vraiment lancé Apolline et Zoé. J'me sens pas hyper à l'aise, j'vais pas mentir j'suis pas au top / La gueule en vrac depuis c'matin, des chtars plein la tronche... et ça parle à toute une génération qui en a marre de l'esthétique parfaite affichée sur les réseaux. Aux chiottes les influenceurs ! Après l'anxiété c'est la colère pure avec Va tfaire, mon p'tit plaisir musical de l'album. Comme une Angèle sous extas', frontal, le duo ne s'embarrasse pas de politesse et balance une décharge électrique de deux minutes. C'est court, c'est nerveux, volume à fond dans le casque c'est typiquement le genre de morceau que je mets dans mes écouteurs quand je veux que le monde entier me laisse tranquille, en leur souhaitant bien sûr d'aller s'faire. Après la tornade, le cœur de l'album s'apaise un peu (je répète : un peu) avec 16 d'abord, qui capture la mélancolie adolescente avec une douceur indie-pop nostalgique et très belle. Bête Noire installe ensuite une tension post-punk sombre et hypnotique sur nos démons intérieurs quand Open bar déclenche une explosion rock festive et brute, alors que La rosée, très poétique, apporte une conclusion qui plane autant qu'elle propose de faire la fête, parfaite pour une fin de disque où l'on hésite entre la danse et la rêverie qui transforment, toutes deux, nos galères quotidiennes en hymnes épiques.


Tracklist
01 - Morning Routine 
02 - oulala 
03 - va tfaire 
04 - 16 
05 - bête noire 
06 - open bar 
07 - La rosée

27 octobre 2025
Surfer Rosa - Olala Records


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