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Manu Chao - Viva Tu (2024)

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J'aurais pu m'en tenir aux avis des boomers sur internet qui crachent sur ce nouvel album et puis en faisant mes confitures de pêches cet après-midi, je suis tombé sur l'album dans les nouveautés Deezer, entre les nouveaux titres de Jil is Lucky et de No Money Kids. Le casque sur les oreilles, la popotte dans la marmite, j'ai tenté l'aventure. Sans faire de révolution, Manu fait du Chao, la pochette aurait pu nous mettre la puce à l'oreille. C'est toujours aussi coloré, il y a des sons de partout, le plus sud-américain de nos artistes français n'a pas pris une ride depuis... Clandestino, unique et dernier album où j'ai suivi l'homme à la mano negra. Après j'ai vite décroché même si j'avais acheté le CD de Próxima estación: Esperanza qui est resté quasiment neuf parce que je ne l'ai jamais écouté. Lassé d'entendre toujours la même chose, de ressentir toujours les mêmes odeurs qui reviennent et moi qui vieillissait avec l'envie ...

Manu Chao - Clandestino (1998)

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Voilà un album qui me renvoie dans le passé sans compromis et sans mettre de gants. Quand il m'arrive de glisser le disque dans le lecteur, tout est là. Les mélodies diffusent les couleurs, les odeurs, les sensations, les sentiments de cette époque bien précise, un laps de quelques mois, une année ou deux grand max. J'y ressens l'utopie et l'insouciance d'une jeunesse, et tout ce qui va avec aussi. Les multiples galères d'un jeune qui devient difficilement adulte, ses histoires de cœur, ses histoires de culs, ses aventures alcoolisées, les rêves d'un monde meilleur, les rêves tout court, les déambulations dans les rues de Barcelone et les envies d’évasions. Car Clandestino emporte indéniablement hors des frontières, il m'a ouvert l'esprit en m'invitant à m'intéresser à d'autres cultures et d'autres musiques. Grâce à lui, j'ai sorti un pied d'un rock alternatif dont j'étais féru à l'époque, la Mano Negra en tête. Les b...