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Magali Michaut - Prendre de la hauteur (2026)

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Je reviens avec un disque que j’ai vraiment pris le temps d’écouter. Ça ressemble à ce que je fais tourner en boucle d’habitude. Prendre de la hauteur de Magali Michaut vient de sortir et c'est intéressant d'y prêter l'oreille.  Je ne la connaissais pas, donc j’ai creusé un peu. Son parcours m’a marqué. Elle a été violoniste en orchestre symphonique, elle a fait une thèse en bio-informatique, elle a voyagé dans pas mal de pays, et elle a aussi une vraie expérience de scène avec plusieurs centaines de concerts. Je trouve que ça s’entend tout de suite. Quand je lance l’album, j’ai cette sensation de croiser une artiste qui prend son temps. J'aime les gens comme ça. Il n’y a pas de précipitation. Elle pose une intention claire dès le début, celle de s’éloigner du bruit général et moi, ça me fait toujours du bien. Musicalement, je n'ai pas accroché de suite. J'ai pris, moi aussi, le temps et c'est la base folk qui m'a d'abord séduit. Je ne suis pas fi...

Soviet Suprem - Rouge (2026)

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Génial ! Génial ! John Lenine et Sylvester Staline sont de retour pour maintenir le Dancefloor éveillé. Le duo camarade marque avec leur nouvel album Rouge , l'ouverture du politburo à de nouvelles voix. On y retrouve avec joie, Flavia Coelho, le Dubioza Kolektiv, Tracy de Sá, Aurélie Saada, Mourad Musset, Namko, 2ksee... Et c'est explosif. Évidemment. Allez, lève-toi et danse !  10 ans de Soviet Suprem et un album pour célébrer cette grande fête sous perfusion politique qui fait danser sur les ruines de ce monde en vrac, tout en faisant mine de ne rien prendre au sérieux, alors que tout y est, justement. Avec brio ils jouent toujours à ce p'tit jeu dangereux et délicieux. Celui de faire danser sur les lignes de front. C'est-à-dire, face aux bas du front, de façon frontal et sans frontières. Comme toujours ça groove, ça pulse, ça déborde d’une énergie volontairement insolente mais terriblement libératrice et fédératrice. Les cuivres claquent, les beats tapent sec, les ...

Têtes Raides - C'est quoi ? (1988)

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Une "sortie" qui ne peut pas passer sous silence par ici. C’est quoi C’est quoi ? C’est le premier 45 tours de Red Ted (alias Têtes Raides) sorti en 1988 et officiellement mis en ligne dernièrement. Quatre titres pour un peu plus de dix minutes. Un format court, direct, sans détour et qui présente clairement un groupe encore en état d'embryon, mais déjà singulier avec des idées ! En écoutant l’ensemble, on comprend vite que l’identité musicale n’est clairement pas fixée, pourtant une direction forte s’impose. C’est Mad’leine qui ouvre le bal. Ouais parce que c’est un bal, c’est une musette et ça valse déjà. Au secours ! Ne criez pas ! Au secours ! J’vous entends pas ! M’a fallu dix secondes pour scander le refrain. Conséquence de trente ans de route avec les Têtes Raides dans les enceintes. Et bien plus que je ne l’aurait imaginé. Chez Mad’leine c’est un peu comme chez Germaine, on y est jamais très clair. Extra ! Dans cet EP, véritable cadeau pour les fans de la premiè...

La Maison Tellier - Timidité des arbres (2026)

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Enveloppées par une brume légère, les chansons de La Maison Tellier se déposent doucement, comme si elles flottaient à la surface de ce monde poétique qu’on recherche tous. Timidité des arbres avance ainsi, à pas feutrés, sur un lac immobile où chaque note semble refléter une émotion, diffuse, presque insaisissable, une sensation, enveloppante, presque imperceptible. Le casque sur les oreilles, enfin seul, enfin à distance du tumulte… D’entrée, l’album s’impose comme une œuvre d’une élégance rare dans ce paysage folk français qui n’est pas à manque en la matière. Ici, pas de démonstration, pas d’éclat inutile, c’est fluide, c’est beau parce que l’écoute repose sur un équilibre fragile entre présence et effacement. C’est merveilleux de ressentir ça. Comme dans un récit intérieur, les morceaux m’invitent à suivre une ligne floue, celle qui sépare le poids du présent à la lucidité d’un flottement tant désiré. Dès le premier morceau Au Vauban , j’aime cette manière qu’a le disque de me p...

Bill Callahan - My Days of 58 (2026)

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C'est le genre d'album qui fait du bien comme quand on laisse passer le temps branché sur FIP. Mercredi après-midi, le temps est pourri dehors, en ce moment j'ai un peu la tête en vrac et j'avais envie d'une musique organique.  La voix de Bill Callahan , cette texture boisée, presque terreuse me force à baisser le volume de mes propres pensées et augmenter celui de mes enceintes. Le premier titre Why Do Men Sing est d'une beauté sidérante. Le choc est immédiat. Choc peut-être pas, coup de cœur vraisemblablement. Entendre ce baryton iconique se mêler à la voix d'Eve Searls, c'est comme voir deux fleuves se rejoindre. Elle apporte une lumière, un contrepoint presque aérien à la densité de Bill. Dès cet instant, je sais que je vais vivre un beau moment. The Man I'm Supposed to Be , le deuxième morceau confirme mon enthousiasme et vient enfoncer le clou de manière plus intime, presque frontale. J'ai déjà l'impression d'être dans le cœur batt...

øllø - Unreal Landscapes (2026)

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J'ai répondu les yeux fermés à l'invitation de Sylvain de Night-Night Records ( Ô Lake , Kevin Rousseau ). Une seule écoute d'une traite et j'en suis ressorti avec cette sensation cotonneuse, celle qu'on éprouve juste avant que le réveil ne vienne briser un rêve trop beau. À travers des textures sonores organiques et des nappes éthérées, l'artiste nous invite à une dérive contemplative où le temps n'est beau que quand il est figé. C'est une véritable architecture de l'invisible qui se déploie, transformant chaque morceau en un refuge pour l'esprit.  Le mien d'esprit est en quête de ces moments. Dès les premières notes, j'ai compris que ce disque allait m'offrir ce décor. Deux ans après In Parenthesis, Glenn Besnard, alias øllø , délaisse le tout électronique pour revenir à une essence plus organique. Est-ce pour nous rappeler que dans ce monde bien souvent trop laid, il y a encore de la beauté ? Vraisemblablement la réponse est dans c...

Daguerre - Corps Voyou (2026)

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Trois ans après Virages, dont je suis honteusement passé à côté*, Olivier Daguerre revient hanter mes écouteurs avec un opus au titre évocateur de Corps Voyou . Si l’on connaissait l’artiste pour sa plume ciselée et sa sensibilité d'écorché vif, il signe ici un album d'une densité rare, où l'élégance de la chanson française vient se frotter à l'urgence d’un rock sans frontières. * En vrai, je me suis éloigné depuis l’album La nuit traversée sorti en 2017 sans trop savoir pourquoi. Mais après tout, pourquoi s'infliger une pénitence plus longue ? Je ne vois pas au nom de quoi je me priverais de revenir frapper à la porte, surtout que j’imagine qu’elle est enfoncée avec une belle maestria. On ne boude pas son plaisir quand les retrouvailles ont ce goût d'évidence, n’est-ce pas ? Du coup c’est tout entier que je plonge dans ce Corps Voyou où il semble être l'histoire d'un homme qui accepte ses cicatrices tout en les transformant en or noir. L'album s...

Harbinger - Wavesyzer (2026)

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Découvrir Harbinger c'est comme ouvrir une porte qui ne donne sur rien de terrestre. C'est mon impression. Ce n'est pas une simple écoute, c'est une bascule. Dans Wavesyzer , le son ne cherche pas à remplir l’espace, il le plie, le retourne, lui donne un nouveau visage, une nouvelle couleur.  Derrière Harbinger , il y a Geoffroy Bon, ancien batteur de Métro Verlaine, et ça s’entend. Il y a une pulsation organique dans ces nappes synthétiques, une respiration presque humaine sous les séquenceurs. Ce n’est pas froid, jamais. C’est une musique habitée. À la découverte de cet album, je ne me contente pas de reconnaître les influences de l'artiste. Il y a des échos de Jean-Michel Jarre dans les envolées cosmiques, quelque chose de Kavinsky dans ces nuits urbaines qui défilent à toute vitesse derrière les paupières, et cette capacité à faire danser la nostalgie comme savait le faire Daft Punk. Moi je pense aussi à  Zombie Zombie pour le côté krautrock et expérimentale, à ...

Miossec - 04.26 (2026)

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Je viens d'écouter le nouvel EP de Miossec , 04‑26 . C'est clairement le cadeau de quelqu'un qui se sent comme un roi actuellement sur scène dont pour lui c'est la plus belle des façons de revisiter ses chansons sous un jour nouveau. La sortie de ce mini-disque est par l'occasion, le moyen de nous offrir quelques extraits de ce plaisir qu'il vit. Et ce n'est pas de la nostalgie qui a envahie mes écouteurs, c'est une espèce de confidence, une reconquête des émotions que ces chansons portent, qu'elles me donnent.   Oui, c'est une intimité troublante dans ces versions 04‑26, que je découvre. Miossec dépouillé de son timbre de rockeur et de ses problèmes de santé, nous revient avec une sensibilité encore plus accrue et une force encore plus tranquille. D'entrée, il se passe quelque chose avec La facture d'électricité . Ces vagues de douceur et de poésie sonore c'est quand même incroyable à vivre, à écouter disons. Avec s es compatriotes S...

Hyperrêve - Nous voyagerons dans la nuit (2026)

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Avec Hyperrêve , le projet de Samuel Lequette, la pop française se fait nocturne, élégante et traversée d’une mélancolie lumineuse. Son troisième album Nous voyagerons dans la nuit , ressemble à cette dérive douce dans les heures bleues, là où les sentiments deviennent plus fragiles mais aussi plus sincères. Dès les premières notes de Il n'y a pas de paradis , je plonge dans une pop organique où les synthétiseurs analogiques respirent au rythme d’une instrumentation léchée. Le duo avec Laure Calamy apporte une couche onirique à ce morceau d'entrée et transforme le désenchantement en une forme de résistance joyeuse, appréciable. J'aime le flegme d' Hyperrêve , son côté dandy de fin du monde, pas celui de salon, celui qui ajuste sa cravate alors que le paquebot penche sérieusement. C'est l'élégance comme ultime politesse face au chaos. C'est un peu à ça que je pense dans le titre suivant Nous voyagerons dans la nuit . Il y a du Daho dans la pop de Hyperrêve, d...

Damien Dufour - L'illusion des profondeurs (2026)

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Voilà bien plus qu'un énorme coup de cœur. Parce que cette magnifique et délicieuse musique qui accompagne cette sublime ode à la nature et à la vie, provoque en moi des raz de marée d'émotions, et offre un écrin musical à la hauteur de cet hymne bouleversant...  Parce que l'essentiel d'une vie se trouve dans les émotions, cet album je me l'envoie droit au cœur pour m'en souvenir quand le temps efface parfois un peu les souvenirs qu'on voudrait indélébiles. Aimer ce qui nous entoure, aimer ce qui nous plaît encore et toujours... Et savoir profiter du beau... Pour ça, j’aime en profiter accompagné de musique, et ça tombe bien, voici un superbe album pour.  Dès que j'ai entendu le premier titre Les lueurs sauvages , j’ai su que ce morceau était exactement ce que je recherche. Une immersion mystique qui me connecte à l'absolu. Un son du printemps dans une période où l'hiver est une nuit. Une mélodie qui vient chatouiller mon épiderme de centaine de ...

NOUVEAUX CLIPS / mars 2026

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En faisant ma p'tite sélection parmi les plus chouettes nouveautés du moment, je vous invite, tout au long de ce mois de mars, à découvrir cette playlist 100% découvertes ! Totalement riche en nouveautés et à ne manquer sous aucun prétexte ! C'est pas cool de profiter des premiers beaux jours en musique ?  avec Leïla Huissoud, Oscar les vacances, Iceage, Beau Bandit, Sean Solomon, Asara, Gabriel Kröger, BT93, Peggy Courchay, Nicolas Jules, The Wooden Wolf, Molto Morbidi, Autour de Lucie, Wheobe, Le Diable à Cinq, Baptiste Ventadour, Laur Pihel, Leïla Huissoud, Frànçois & The Atlas Mountain, La Maison Tellier, Safia Nolin, Dodudaboum, Requin Chagrin, Olli & The London Radio Pop Orchestra, Ysé, Elektre, Ultramoule Ultramoule - Patriar Pitalisme Elektre - Kokaïni Ysé - Elles Olli & The London Radio Pop Orchestra - Life On Rennes Requin Chagrin - For You Dodudaboum - Cavalrire Safia Nolin - Tu t'en vas La Maison Tellier - La timidité de...

Coups d'🩶dans mes écouteurs #2026

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Coups d’cœur dans mes écouteurs entre nouveautés (beaucoup) et vieilleries mes parenthèses musicales, ici ou là-bas, les pieds sur terre où la tête ailleurs, un casque sur les oreilles, en chronique sur le blog, en tombant sur FIP, d'une série, dans les pages d'un livre, dans le train, dans mon bain, derrière la fenêtre, en balade dans la rue, dans la forêt, toujours le casque sur les oreilles, la musique partout, la musique tout le temps, loin du monde, dans mon monde, ma B.O, la bande-originale de cette année, mon année, coups d’cœur dans mes écouteurs, intensité dans la poitrine, thérapie musicale, contre l'anxiété, pour la joie, pour tenir le coup, pour rêver, pour se donner envie, pour aimer, pour vivre, en musique, tout l'temps...  01 - Heima - Ô Lake 02 - Les lueurs sauvages - Damien Dufour 03 - Like a Mouse on a Wheel - One Day Creatures 04 - J'aimerais que tout s'arrête - Nous étions une armée 05 - L'inconnu en personne - Bertrand Belin 06 - Agonie ...

Marc Nammour & Loïc Lantoine - Portraits Crachés (2026)

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20h30: Fin de journée une musique diffuse.  Tony Dans le salon baigné par une lumière déclinante, une musique diffuse commence à saturer l'espace. Il est là, immobile. Ses cheveux sont en bataille, encore emmêlés par le vent d'une journée de plein air. Il savoure cette sensation délicieuse, ce luxe propre aux vacances de perdre le fil des heures, de disparaître enfin dans l'absence. L’anxiété s'est évaporée, laissant place à un moral retrouvé. Comme toujours. En short, les pieds nus sur un parquet qui exhale encore la chaleur du jour, il observe derrière les carreaux le spectacle final. Le soleil se couche dans un orangé brûlant, un éclat de fin d’hiver qui semble tuer les ombres et consoler des semaines de grisaille. C'est un soleil qui promet le printemps. Dans les enceintes, les voix de Marc Nammour et Loïc Lantoine s'invitent sans demander la permission. Il est censé écrire, poser une chronique sur le blog, mais sa page reste désespérément blanche. Il traîne...

L'Oiseau Ravage - Vertiges de la mue (2026)

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Ce disque agit comme une enveloppe. On y laisse sa peau, une certitude, un morceau de soi. Après Déplumé , un premier album épuré, L’Oiseau Ravage entame sa mue avec ce deuxième disque non pas pour collectionner de nouveaux morceaux, mais pour documenter un effondrement nécessaire. Entre poésie abrasive et post-rock crépusculaire, l’opus s’impose comme l’une des pièces instrumentales les plus singulières de l’année. Dès l'ouverture, je suis saisi par une dualité sonore frappante. C'est une tempête , de sons, de sentiments, d'images. Le lissage n'a pas sa place ici, L'Oiseau Ravage privilégie l'aspérité. Les structures rythmiques ne sont jamais acquises d'avance, elles mutent, se brisent et se reconstruisent aux portes de nos oreilles. C'est une architecture du déchirement, en mouvement perpétuel. Le saxophone, véritable colonne vertébrale de l’œuvre, oscille entre le murmure confidentiel et une urgence viscérale lorsqu'il se met à crier, à s'én...

Une guitare, un piano et Renaud (2000)

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Putain, quel cadeau ! Ce live sorti tout récemment, enregistré en 2000, c’est comme recevoir un gros paquet-surprise de Renaud lui-même. Et ça m’a foutu une claque directe dans la tronche, m’emmenant illico au Palais des Congrès de Perpignan un soir du 11 décembre 1999. Une date qui coule encore sous ma peau. C’était mon premier concert en solo. Mon deuxième de Renaud , cinq piges après Narbonne, sur la tournée Paris-province aller-retour que nous sommes allés voir entre potes. Ce samedi soir-là aux portes de l'an 2000, la salle est pleine à craquer. Des jeunes, des vieux, des gens chics et des blousons cuir, tous venus se prendre une dose de chansons. Renaud débarque, tout noir vêtu, accompagné de ses deux “croque-notes”, Jean-Pierre Bucolo à la guitare et Alain Lanty au piano. Petite formation pour un grand moment de poésie assuré.  Et à cette époque si tu t’attends à un type morose, dépressif, perdu dans l’alcool et aux cordes amochées… bah ouais, c’est vrai. Mais en 2000, sur ...

Ô Lake - Home (2026)

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Porté par une délicate poésie, Home s’impose sans discussion possible comme l’un des disques de néo-classique les plus bouleversants de ce début d’année. Le nouveau projet de Ô Lake , paru le 6 février 2026, déroule en neuf pièces brèves un voyage intime, suspendu, où chaque note semble déposée avec la précision d’un geste sacré. Avec Home , Ô Lake offre un refuge. Un lieu intérieur où le temps ralentit, où l’on respire différemment, où le monde extérieur cesse de faire du bruit. En un peu plus de vingt minutes, le compositeur rennais façonne une parenthèse d’une pureté rare, un écrin fragile posé entre silence et lumière. En parcourant les titres, j'ai le cœur moins lourd, j'apprécie le temps qui défile lentement... De quoi se sentir bien, vivant. Dès l'ouverture Prélude , l’atmosphère s’installe comme une aube lente. Je découvre l'album à 18h, le soleil commence à laisser place à la nuit. J'adore ce laps de temps, d'autant plus quand il est accompagné par un...

Vivre pour le meilleur

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Si tu imagine la carrière de Johnny Hallyday comme une chaîne de montagnes, le titre Vivre pour le meilleur en serait l'un des pics les plus vertigineux. On est en 1999, il sort l’album Sang pour sang, composé par son fils David. Et le premier titre qui nous arrive dans les oreilles est cette baffe monumentale, d'une architecture symphonique époustouflante. Un chef d’œuvre pour regonfler les cœurs.  L'introduction plutôt calme laisse rapidement place à une montée en puissance orchestrale où les cordes et les chœurs viennent souligner la beauté du propos. Premiers mots, premières minutes, Johnny y utilise son registre le plus grave, à la fois conseillant et créant une intimité immédiate. La tension monte, la batterie s'intensifie puis le premier refrain est une explosion libératrice où Johnny déploie son coffre légendaire, cette puissance vocale atteignant des notes hautes avec une puissance qui semble inépuisable, qui paraît inimitable. J'ai beau la chanter quan...