Daguerre - Corps Voyou (2026)
Trois ans après Virages, dont je suis honteusement passé à côté*, Olivier Daguerre revient hanter mes écouteurs avec un opus au titre évocateur de Corps Voyou . Si l’on connaissait l’artiste pour sa plume ciselée et sa sensibilité d'écorché vif, il signe ici un album d'une densité rare, où l'élégance de la chanson française vient se frotter à l'urgence d’un rock sans frontières. * En vrai, je me suis éloigné depuis l’album La nuit traversée sorti en 2017 sans trop savoir pourquoi. Mais après tout, pourquoi s'infliger une pénitence plus longue ? Je ne vois pas au nom de quoi je me priverais de revenir frapper à la porte, surtout que j’imagine qu’elle est enfoncée avec une belle maestria. On ne boude pas son plaisir quand les retrouvailles ont ce goût d'évidence, n’est-ce pas ? Du coup c’est tout entier que je plonge dans ce Corps Voyou où il semble être l'histoire d'un homme qui accepte ses cicatrices tout en les transformant en or noir. L'album s...