Sam Sauvage - Mesdames, Messieurs !
Alors là, les amis (enfin les gens qui se perdent ici), asseyez-vous deux minutes et laissez-moi vous parler d'un truc qui m'a retourné les tripes comme rarement. Je viens de me prendre le dernier Sam Sauvage , Mesdames, Messieurs ! en pleine poire, et je ne m'en remets toujours pas. C’est une effraction musicale qui me chatouille la nuque, c’est Sam qui débarque dans mes écouteurs sans frapper, avec sa gueule d’ange cabossé et ses mots qui pèsent des tonnes de tendresse pour un voyage au bout du cœur. Ce qui me fascine chez ce type, outre sa beauté mythologique, c’est sa capacité à transformer le banal en sacré moment, intensément. Sa voix, c'est du velours râpé qui gratte là où ça fait du bien. On sent l'héritage des grands, je pense à William Sheller pour la dentelle du piano, à Arthur H pour le grain au fond de la gorge, à Etienne Daho pour la sensualité diffuse mais Sam il a ce truc bien à lui, bien sauvage, cette urgence de faire qui dégouline de chaque note....