Noir Boy George - Polytoxicomane de toi (2026)
Ici, on ne peut en sortir indemne, parce qu'écouter Noir Boy George c'est tellement physique. Dès les premières secondes de Polytoxicomane de toi , ça m’a sauté dessus. Dedans. Partout. C'est la beauté et c'est la déchéance, rien ne les opposer. C'est poreux. Les rapports de production , l'amour devient dépendance, la dépendance devient langage, et le langage lui-même semble parfois vaciller sous le poids de ce qu’il doit porter. Écouter Noir Boy George c’est tout un programme. Tu ne l'écoute pas en faisant la vaisselle, tu l'écoute pour provoquer quelque chose. Le noise que le groupe propose c'est l’obsession dans ce qu’elle a de plus brut, de plus incontrôlable. Clair-obscur permanent. Des textures électroniques qui transpirent, des nappes qui enveloppent, des rythmiques parfois lourdes, presque engourdies, comme si elles avancent sous substances elles aussi. Et puis cette voix, hors des normes, hors du temps, fragile, tendue, toujours à la limi...