Dadèf Quarter – Éphémère (2026)
Le quartet signe une échappée belle où le jazz flirte avec l’impalpable. Une fresque suspendue entre urgence et sérénité qui a su dompter mes réticences le temps d'une parenthèse imagée. Moi qui regarde d’ordinaire le jazz moderne avec la méfiance d'un chat devant un aspirateur, j’ai volontairement lâché les armes le temps de ce disque qui me semblait vouloir sculpter le silence qui l’entoure. Éphémère, le nouvel opus du Dadèf Quarter, appartient à cette catégorie rare de disques capables de convertir les plus sceptiques par la seule force de leur évidence. Dès les premières notes, on comprend que le titre n’est pas une coquetterie sémantique, mais une profession de foi. Écouter l'album c’est répondre à une question d’instant, de vibration fugitive et de cette beauté qui ne brille que parce qu’elle menace de s'éteindre. Le quartet, emmené par une section rythmique d'une souplesse de chat (pas celui craintif que j'étais devant un aspirateur), délaisse les structu...