Soldat Louis - Pavillon noir
Difficile d'écrire sans passion et de parler de certains albums sans raconter un bout de sa vie. Certains disques vous marquent tellement profondément qu'ils font partie intégrante de votre existence. Vous en avez aussi ! Non ? Si si ! Pour moi, le deuxième album de Soldat Louis a eu le pouvoir de me marquer de façon indélébile. Pourquoi ? Début des années 90 bien entamé, j'ai quatorze-quinze ans, je suis un boutonneux paumé, je n'ai pas de megadrive et je regarde les films de cul du samedi soir sur Canal sans décodeur. Je ne suis plus le fils unique de ma mère, je n'ai aucun style vestimentaire, je rentre au lycée et on m'trouve bizarre. Dans ma piole j'écoute des vieux disques vinyles sauvés probablement de la poubelle. Genesis, Police, Talk Talk et ceux d'artistes français entre Renaud et Claude François. Je suis musicalement un peu désespérant. Mon premier achat sera un 45 tours : celui de Patrick Bruel. Casser la voix hein ! Jusqu'à avoir la mê...