Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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1 décembre 2014

Hum ba ba baloum yeah !!

Souvenirs d'adolescence, nuits froides, premières bières, Doc Martens aux pieds, trois poils au torse, jeune révolté dans un présent fou au futur flou. Une vie de merde de boutonneux, mais au son de Macadam Massacre. Et dire que j'aurais pu grandir vingt-ans plus tard sur la musique de Kyo. Sacré destin !

Un son que ma mère qualifiait comme étant une musique de sauvages lorsque je faisais cracher mes enceintes sur Amputé dans ma chambre. Elle pourrait encore le dire aujourd'hui. C'est un souvenir nostalgique à cette chronique. Comme lorsque je me replonge à chaque fois avec jouissance dans les paroles de Macadam Massacre.  Hum ba ba baloum yeah !! Un massacre, une rage, une hypnotique musique de guérilleros introduite dans mon petit univers de rebelle prépubère qui découvrait le monde et ses tortures. Une découverte en deux mots : Bérurier Noir,  puis deux autres : Macadam Massacre. Et surtout, une pochette toute neuve dont les pages n'auront tenues qu'un été. Suffisamment longtemps pour me transmettre le virus, comme ma bande de potes. Un album malsain mais fédérateur, cette œuvre qu'on aime qualifier comme étant la quintessence du mouvement alternatif. Une musique pour une certaine image. Hopital Lobotomie. Nous étions des porcs et nous étions finalement heureux.
Oh oui, je n'avais d'yeux d'abord qu'aux paroles, aux cris, aux mots crus et sinistres, tellement vrais, qui coloraient un univers trop gris et qui mettaient des mots sur des maux. Puis après, la musique. Une boite à rythme, un guitariste fou, organique. Ce rythme expulsif qui agissait comme un shoot libérateur sous la grisaille de plomb de nos vies. Et au son de Noir les horreurs, nous apprenions un peu à vivre. En 1983, les béruriers devenaient les rois pour l'éternité.

Je m'adresse à tous, vous n'êtes que des chiens mous, il faut vous réveiller, ou bien continuer à vous massacrer avec brutalité et avec lacheté je me suis masturbé, nous sommes égoïstes et bientôt fascites dans ce monde purulent c'est l'échec permanent. 



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