Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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16 février 2018

Ending Satellites - The Last | Vol. B

Comment ne pas aimer une telle musique ? La poésie est à l'apogée de sa grandeur dans ce nouvel album de Ending Satellites. Alors comment ne pas l'aimer ?


Janvier / froid / temps pluvieux / canapé / salon / solitude / précipice / The last tape Vol B à fond, je m'enfonce. C'est arrivé sans prévenir, un mercredi après-midi, et en plein dans le cœur. Deux heures après, j'ai repris vie et j'ai griffonné ceci sur mon mur virtuel pour que je n'oublie pas : 

Tantôt, j'ai reçu le mail d'un artiste qui me présente son projet, puis m'invite à découvrir son dernier clip, puis me propose même de m'envoyer l'album, et me remercie pour le temps accordé en espérant une réponse.

Dès fois -voir très très très très souvent- j'ai l'impression d'être dans le jury de The Voice. Je clique sur la chanson, et en quelques secondes je plonge ou je coupe court. Parce que je n'aurais pas assez de temps avec une seule vie et parce que je reçois trop de mails et d'albums. 

Mais là, ce mail-là, je l'ai reçu il y a deux heures, et depuis deux heures ma vie s'est soudainement arrêtée, dès les premières notes du titre en écoute, il ne restait que cette musique qui s’agrippe aux sentiments, mon souffle et les ronflements du chat en suspension dans le salon. J'avais une tonne de trucs importants et moins importants à faire, mais je n'ai pas décollé. Enfin si, dans ses mélodies, dans son piano, dans sa guitare, dans son voyage. Je suis parti, je me suis détaché de mon corps, je me suis éloigné de toute cette merde qui m'entoure, j'ai déconnecté mes pensées et mes envies, j'ai vidé ma tête, j'y ai laissé que mes rêves et mes amours. Mais l'horloge tourne toujours, alors j'ai repris vie par obligation. Et je sens déjà que je ne suis plus le même qu'hier. Grâce à cette pierre qui vient se poser sur le chemin de ma vie.

Je lui écrirais une chronique pour lui dire que son oeuvre est incroyable. Pour qu'il puisse bomber le torse et se dire en se couchant "Bah putain, je suis fier de donner tant d'émotions aux gens".

Voilà.

Voilà nous y sommes.
Je suis devant ma feuille blanche, j'écoute l'album et les mots défilent à l'allure des mélodies qui m'envahissent. C'est difficile de rester concentré, je sens que je vais de nouveau décoller. L'histoire se répète. Février / froid / temps pluvieux / canapé / salon / solitude / précipice / The last tape Vol B à fond, je m'enfonce. Une fois qu'on a décidé de partir, impossible de revenir en arrière. Car cet album est la définition même de l'invitation au voyage si on accepte de se laisser prendre (ce qui n'est pas difficile) car très poétique, avec des sonorités très douces et des intensités émotionnelles que l'on ne peut maîtriser. 246 BPM On A Highway est une introduction flottante, absorbante qui annonce la couleur de l'album. Un premier morceau au-dessus des nuages. Ça sera gris pour moi. Un beau gris mélancolique où la mélodie, tout en finesse, bercera l'ivresse qui est en nous. Je me repasse en boucle While You're Here... Ce bourdonnement de frissons qui parcourt la chanson me donne toujours autant envie de chialer parce qu'elle me prend, me torpille, me retourne, me fait jouir écoute après écoute. Et puis Miss & Mrs Young à fond dans le casque, ou à fond dans la voiture, de nuit et sous la pluie... Heureux d'être vivant pour vivre un tel morceau. Aussi vibrant qu'un Sarajevo de Max Richter, Aussi décollant qu'un Ashes de Yann Tiersen. De l’Île de Ré ou jusqu'en Galice (1969) en passant par le Pays-Basque (Children@Seas) ou le Canada (One Ticket Two BillsEnding Satellites, alias Damien Dufour, nous embarque avec The Last | Vol. B dans ses souvenirs de voyages, de rencontres et de sentiments intimes à travers sept photographies mises en musique. Un beau projet en téléchargement gratuit, légal et libre ici : lost-tapes-volume-b
Entre douceur, émotion, plénitude et puissance, ces sept titres se succèdent et provoquent en moi des envies grandissantes. Alors je relance encore une fois le disque et je ferme les yeux. Je rêve de revoir Montréal, ou de retourner sur les routes d'Irlande, ou d'aller respirer l'air écossais, les images défilent, mes amours sont là, ma main glisse sur un dos nu, les images défilent, mes ami(e)s sont là, il y a une falaise, la mer est déchaînée, le vent froid du large qui vient frapper le visage, une odeur, un plaisir, un feu de cheminée, une étoile filante, un train qui démarre pour une autre aventure... Les images dans ma tête défilent, je garde les yeux fermés le temps de sept titres et tout s’enchaîne. C'est frénétique, c'est puissant, c'est aérien, c'est magnifique, c'est addictif, c'est la chair de poule sur tout le corps, c'est tout simplement grandiose. 


Voilà un artiste à découvrir d'une extrême urgence. Une musique qui à tout pour s'installer dans le cœur, et pour la vie. Cet album est arrivé comme une parenthèse enchantée dans ma vie, et ne se fermera plus jamais.

Tracklist
01 - 246 BPM On A Highway
02 - 1969
03 - Children@seas
04 - One Ticket Two Bills
05 - While You're Here
06 - Miss & Mrs Young
07 - A Place We Call Home

24 mai 2017
autoproduction

www.endingsatellites.com
www.facebook.com/endingsatellites

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isa
17 février 2018 à 14:46

La mise en bouche sur ton mur virtuel donnait envie d'en savoir plus, de découvrir à notre tour cet artiste. Je viens d'écouter While you're here, et c'est trop court ! Je m'en vais de ce pas cliquer sur le lien pour écouter/télécharger.

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Anonyme
18 février 2018 à 16:25

Merci pour la découverte ! Très belle découverte en +

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