Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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29 octobre 2018

Ibrahim Maalouf - Levantine Symphony No. 1

Dès les premières notes, Levantine Symphony No. 1 parle de lui-même. Ce nouvel album de Maalouf ressemble à ce que Ibrahim fait de mieux. Un jazz abondant d'idées, un voyage sans frontières, une invitation a aimer la musique...



Dans des fusions de différents courants musicaux, du jazz en passant par le classique, avec des vagues d'électro, pop, oriental, lounge, rock, world, Levantine Symphonie No.1 reflète dans un contraste d'élan nerveux et romantique, les sentiments et les instincts palpables de notre époque.
En à peine quelques notes dès le Prélude, ce mélange de piano et de chœurs d'enfants, la voie est tracée. L'essence même de l'album est déjà contenue dans cette introduction. Parce que l'ensemble des titres suivants découle du même enthousiasme. Je pourrais y coller le slogan de FIP à la sauce du moment où j'écoute l'album : respirez, vous écoutez Ibrahim Maalouf... Puis vient l'Ouverture, et l'artiste entre en scène, trompette à la bouche, grosse caisse donnant le tempo... Le sentiment de légèreté qui me fait voyager, me fait tourner en rond dans une bulle, en boucle dans ces notes. Par le pouvoir de la trompette, symbole d'affranchissement, de liberté et de partage, je suis absorbé par un univers que je redécouvre chaque fois que j'écoute Ibrahim Maalouf. Comme un puceau du jazz, je m'abandonne corps entier, nourrie par les vertiges sonores qui peuplent les seize morceaux de cet album. À chaque tournant, une énième admiration s'érige à l'encontre du natif de Beyrouth. Comme par exemple avec Le Mouvement III... Si onirique, si fantastique, magnifique... Le casque vissé sur les oreilles, j'hallucine. Ce mec est un génie. 
Seize titres, comme des petites histoires, pour siffloter d'humanité. Un album qui fait du bien, un album entier pour remplir le vide existentiel qui ronge notre société. Levantine Symphony No. 1 s'inscrit dans la liste des beaux (et peut-être des grands - les amateurs confirmeront mieux que moi) albums de Maalouf. S'il ne m’apparaît pas aussi incroyable que pouvait l'être son dernier disque en hommage à Dalida, il est tout aussi proche en sensations de Kalthoum / Red & Black Light. Parce qu'une fois encore, en raccord avec son époque, l'artiste capte l'espoir, la joie, la mélancolique et la nostalgie. En compagnie du Paris Symphonic Orchestra, du chœur d’enfants représenté par la Maîtrise des Hauts de Seine, et de François Delporte, Frank Woeste, Stéphane Galland.


LEVANTINE SYMPHONY N°1 est une pièce symphonique à la fois classique, jazz et moderne, qui s’inspire de toutes les musiques du monde. Cet album a pour ambition de rassembler les cultures musicales du Levant et de les unifier sous un même hymne.
Le Levant est une partie du monde assez méconnue mais souvent fantasmée. Cette création musicale a été composée en collaboration avec la New Levant Initiative, une organisation américaine qui aide à la compréhension et au développement culturel et économique du Levant.
Ibrahim Maalouf, compositeur et directeur musical de ce projet, fait à la fois intervenir son groupe historique, un orchestre symphonique, un chœur d’enfants et un ensemble de cinq trompettes microtonales. L’album rassemble différentes inspirations et se veut fédérateur.
Ibrahim Maalouf s’est donné le défi de dépasser le cliché des unions communautaires en cherchant des éléments musicaux, rythmiques, mélodiques et harmoniques qui unissent ce riche ensemble éclectique. Par la superposition d’éléments variés, le Levant est ainsi représenté sous une même voix et sous une même mélodie.

14 septembre 2018
Universal

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