Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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23 octobre 2014

Soviet Suprem - L'internationale


En 2014, qui n'a pas encore reçu sa petite claque russe ? Qui, comme moi, à découvert ce groupe totalement par hasard sur une scène d'un festival ? Qui après ces deux premières questions n'a pas fini par se déhancher diaboliquement au son du bolchoï ?

Samedi 19 avril 2014, festival Mythos de Rennes. Feu ! Chatterton termine son passage sous le chapiteau et sous les applaudissements. C'est l'entracte, il faut boire des bières. Pas longtemps et vite. Soviet Suprem monte sur scène, première note, première parole → l'explosion, la bombe atomique joyeuse. Une heure de pure folie. Mais après tout, la musique des balkans n'est-elle pas l'une des plus folles, des plus enthousiasmes malgré ce qu'elle peut souvent raconter ? Voilà. Une heure de pure folie comme on les aime en concert. A coup de sueur et de panache.

Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait la vodka
 
Donc après ce concert exceptionnel, rien d'anormal d'allez plonger dans ce premier album, charmant et séduisant grâce à sa pochette. En quatorze ébauches, cette incursion déjantée et trempée dans la sauce yiddish et balkanique propose à coup de beats hip-hop et de rap goulag une révolution dansante en forme de comédie slave totalement allumée ! Pouah.
R.Wan on l'aimait chez Java, mais oui, mais oui : Sexe, accordéon et alcooooool. Le voici maintenant qu’il se coiffe d'une chapka comme Gérard, et en compagnie de Toma de La caravane passe (T'as la touche manouche yéé !) forme un duo explosif. Ensemble ils sont Sylvester Staline et John Lénine, les Beasties Boys des Balkans.

Mais attention ! Derrière les apparences comiques pouvant être vulgairement comparer aux Bratisla Boys, et même si sa première prétention et de faire rigoler et danser, ce premier opus regorge de textes intelligents, de mots bien trouvés et de vers bien tournés. Avec un DJ Croute Chef aux platines, on swing avec frissons entre chœurs de l'armée rouge sur "Red Army" et sirtaki avec "Ruiné comme Athènes" aux paroles comme dit plus haut, à l'apparence drôle mais profondément d'actualités.
Le mur ayant cédé, le soviétique moderne s'ouvre au monde en entendre les titres un peu plus à l'Ouest comme "Eastern Western", l'hispanique "Cumbiakalbania" ou le très parisien "French Romance" qui balance entre Java et Caravane Palace... Pour autant, l'opération rouge fonctionne très très bien. Oui camarade, écoute donc les dansants "Bolchoï", l'explosif "J'débarque" ou encore "Propaganda". Si à l'écoute de ces morceaux l'envie d'une troïka, d'une polka ou de sautiller dans les airs te démange, alors te voilà prêt à rejoindre le Soviet Suprem Party !

Tu vas voir, ça fait un bien fou.


www.sovietsuprem.com/
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