Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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24 août 2015

Cali - L'âge d'or

Bonheur, nostalgie heureuse et passion sulfureuse, le tout surmonté d’un amour pour la vie si envoûtant qu’il nous donne envie de ne jamais en sortir. L'âge d'or, ce sixième album de Cali semble nous laisser le droit de trahir toutes idées négatives pour l’écouter éternellement, comme son précédent et remarquable Vernet-les-bains



Du même sentiment que l’on vit lorsque l’on s'étreint dans les bras de sa moitié, chaque chanson nous amène dans l'univers excessif du chanteur, où les mots recouverts de sentiments et dénués de tout artifices valsent au son d'un accent qui chante et enchante. On passe de l’euphorie de vivre avec "
La vie quoi" et de la mélancolie joyeuse avec "C'était beau", qui donne envie de se replonger dans nos souvenirs d'enfance, à l'espoir d'aimer "Le cœur chargé comme un fusil". Par ailleurs, je vais vouloir partir à "Ostende", m'y perdre sous un temps d'hiver, le texte dans la tête et la mélodie dans le ventre, avec toi, amoureusement. Cet instant sera si beau au milieu de la grisaille belge. Et puis "Coco", comme Serge avec Charlotte, une preuve d'amour balancée à la face du monde, une déclaration que l'on envie en fredonnant le refrain-hymne du bonheur. Outre les pièces accrocheuses teintées d’une pop rosée entraînante, la dernière partie de l’album ressemble à un feu d'artifice avec d'abord "Le grand chemin" en duo avec le gigantesque et magnifique Jimme O'Neill (The Silencers, Celtic Social Club) et puis Poppée in utero et Poppée, des morceaux à écouter en pleine nuit... Enfin en guise de conclusion, enraciné dans le cœur du chanteur, Léo Ferré est un peu-là à travers L'âge d'or dont l'interprétation séduisante de Cali résonne dans nos têtes comme un véritable requiem.

Cali le contagieux, poursuit avec ce dernier album sa très belle aventure, et ce qui (me) marque de ces treize chansons ce ne sont pas seulement sa musique, ni ses textes, mais bien l'amour qui s’ouvre à nous à travers sa poésie. La poésie de vivre, pleinement.

facebook.com/brunocali
calimusic.fr



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isa
24 août 2015 à 19:54

Un bel article pour un bel album. Cali sur Vernet les Bains, dans Happy end, plaisantait sur son habitude de faire des chansons tristes (c'est ce qu'à mes yeux il fait le mieux).
Sur L'Âge d'or, exit la tristesse, place à la nostalgie heureuse, au bonheur de vivre.
Mes chansons coup de cœur sont Ostende (ma préférée), Tout ce qui ne reviendra plus, et pas loin derrière Le grand chemin.

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