Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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23 octobre 2015

Une nouvelle chanson de Renaud...

Fatigué par ton absence ? Non. Plutôt par ces innombrables articles alarmistes, les messages de soutien à la con, les gens qui parlent de toi, pour toi... J'aurais voulu dire que c'est pathétique, qu'on te foute la paix et maintenant que tu reviens tout doucement, j'aurais aimé te dire de te taire. Parce qu'à t'écouter ce soir, trop de choses me reviennent. Des souvenirs. Des chansons. Des albums. Des concerts. Des ami(e)s. Des amours. Une enfance. Et tu me fais pleurer. Oui, c'est lamentable. Ce soir, j'étais sur le point de me coucher tôt. Puis comme souvent j'ai traîné mon âme sur les réseaux, à la recherche de rien, de tout et j'ai stoppé mon enthousiasme de cadavre sur la page de France inter. Un clic, quelques notes, une valse lointaine, un piano, une voix... Une voix... Cette voix... J'ai la tête qui éclate, brutalement je m'arrête de vivre. Je souris d'abord et pense aux garçons stupides. Ils avaient tort de te croire mort. Puis je me sens trop fragile pour sortir de cet état. Ou trop amoureux. Ta voix souterraine, toujours un peu plus grise, me regonfle l'âme. Pas cet amour-là mais celui d'un enfant sans père qui a trouvé son phare du haut de ses dix ans, le vinyle à Bobino entre les mains. Une lumière. Je vis matin et soir, comme dans les chansons de Renaud, mais non, ton absence ne m'a pas rendu fou. C'était ton exil qui n'a pas voulu de moi, de nous, les fans. Si j'avais su. Si j'avais su comme j'ai eu peur de ne plus jamais rien entendre. Égoïstement. Comme tous d'ailleurs. Toutes ces vies à te chercher, t'espérer. Espérer ton bonheur oui, mais que tu reviennes surtout. Et voilà que depuis une heure je n'écoute qu'une chanson. En boucle. Dans l'excès... Pour une overdose. Parce que je suis passionnément faible, et je me demande à quoi devait ressembler le sourire de Grand corps malade lorsque ta plume s'est remise à vivre. Casque audio terrorisé, par ce que je fais à répétition, par ton souffle. Par ces mots que tu chuchotes si bien, pour Malone. Des mots simples, des mots tendres. Un peu intime, un peu Renaud tout court. Un peu beaucoup à la folie oui, surtout. Putain, c'est beau. T'es beau mec ! Non tu es sublime ! Je veux serrer dans mes bras cette chanson, pour lui dire à quel point je l'aime. Et malgré la fraîcheur de cette nuit, j'ai terriblement aimé ces petites choses qui picotaient dans mon corps à la première écouter de ce morceau. Qui pouvait avoir des craintes ? Qui croyait s'attendre au pire ? Ton grand cœur s'étale sur ta voix pourrie et l'histoire est belle, au fond. Tu sais les voix cassées, elles ont quelque chose de touchant. J'écoute "Ta batterie" en boucle depuis plus d'une heure. Pour ne rien louper. Parce que oui, j'attendais ce moment depuis trop longtemps. Alors j'ai écrit ces quelques lignes et c'est pathétique. Finalement, j'aimerais plutôt te dire de ne plus te taire. Ce petit bout de retour est tout simplement magnifique, et trop de belles choses me reviennent. Pis c'est beau de pleurer en écoutant une chanson si émouvante, si bouleversante.
Du Renaud.
Comme toujours. 


Ta batterie - Renaud



Vous aimez Renaud ? Faites tourner !

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23 octobre 2015 à 10:42

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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25 octobre 2015 à 12:55

Le phénix renaît de ses cendres ! C'est beau !

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isa
25 octobre 2015 à 14:10

Cette voix fatiguée, fêlée, qui déploie les mots écrits pour son fils, est profondément touchante. On écoute, et c'est beau. (et l'article est juste magnifique et touchant également).

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