Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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19 avril 2017

Payne - Someone Is Missing

A saisir. Mieux qu'un petit vent vivifiant, c'est une bourrasque de fraîcheur qu'offre cet album de la passionnante Payne. Ne louper pas l'occasion de découvrir Someone Is Missing, pour ne pas laisser le temps vous empêchez de compléter votre discographie avec une artiste singulière.


"Voilà un projet qui dit les petites brûlures, s'inscrit dans le sillage de ces interprètes qui, comme Antony and the Johnsons ou Joanna Newsom, se laissent enfouir à demi dans la brume pour faire luire autre chose, gracile et puissant à la fois."
C'est par ces mots que commence la présentation promotionnelle du prochain album de Payne, c'est par ces mots que ma curiosité s'éveille. Et il ne faudra qu'une chanson pour conquérir mon cœur. Sa voix est de cristal, sa musique est de poésie pure, ses textes dansent et elle semble être unique. Unique et rare comme semble l'être cet album. Je suis confus. J’adore être déstabilisé, faut croire. Peu importe ma façon de voir les choses, ce genre d'univers redonne ses lettres de noblesse à la musique qui se veut poétique. Piano et violoncelle se partagent l'affiche avec à sa tête une voix, une voix sublime qui me fait penser à celle de la magnifique Lisa Hannigan. Une voix qui vous enveloppe et vous élève très haut. A la fois poignante et fragile. Une voix qui s'étire, infiniment soyeuse et une musicalité à tomber par terre : Feed the Dark, émouvante balade aérienne, premier titre dont la montée en puissance happe l’auditeur sous le rouleau compresseur d'un orgue irrésistible. Les fantastiques envolées dans les airs durant le poignant White Mountain, le planant et formidable September, coup de grâce lancinant, dont j'imagine le survole de frisons en concert. L'excellente qualité des mélodies est à relever, que l'on peut juger sur l'ensemble des sept titres de l'album. The Wrong Boy est plus lent et triste, peut-être plus nostalgique que triste, avec le violoncelle supportant gracieusement la mélodie. What I Deserve est léger et enjoué avec un chant proche de Cocorosie et sa féerie, piano et violoncelle s’embrassant sous le soleil du printemps du moment qui contraste avec la beauté hivernale qui se dégage de l'album. The Barn continue dans les tons de gris, avec un rythme plus assumé, atmosphère pluvieuse et nuageuse mais heureuse par toute la beauté de la respiration de ce duo d'instrument fantastique. On frôle tout le long de l'opus une grâce, pétillante et cotonneuse, avec une tendresse et une délicatesse portée par le don d'une mélodie renversante : l’apothéose June, une petite musique régressive comme un bonbon qui fond sur la langue. Délicieux. Un plaisir à reprendre sans modération.


Someone Is Missing est de ces albums qui ne se discutent pas. Ceux qui ont la force de l'évidence par la grâce d'une alchimie voix-mélodie à jamais inexpliquée. Qui se vit, se respire. Amoureusement.

Tracklist
01 - Feed the Dark
02 - White Mountain
03 - September
04 - The Wrong Boy
05 - What I Deserve
06 - The Barn
07 - June

Sortie le 05 mai 2017
Matamore / Differ-Ant



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isa
19 avril 2017 à 19:46

La critique donne envie et l'extrait vient renforcer cette impression positive. Je note dans mes artistes à découvrir :)

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20 avril 2017 à 10:21

Merci de ce retour, c'est agréable !

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isa
26 septembre 2017 à 19:46

J'ai donc enfin écouté, cet été. J'ai bien aimé cet univers tout en douceur. Merci pour la découverte.

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