Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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22 octobre 2017

Lewis Evans - Man In A Bubble

L'instant de quelques secondes, dès que je lance le premier album de Lewis Evans et que la musique commence à résonner, je me dit que quelque chose d'assez exaltant est en train de se passer. 


Par la voix prenante, qui sait se faire aussi douce que possédée. Par les mélodies enivrantes, mi-pop, mi-rock anglo-saxon, à l'imparable musicalité. Par les textes aussi bien en français qu'en anglais d'une élasticité déconcertante... Lewis Evans est mon délicieux plaisir depuis la rentrée. Un vent de bonheur dans les bronches le jour où je suis tombé sur le clip de Spring. Depuis elle fait partie de ces chansons qui perce mon âme. Dans la noirceur de la mélancolie, de la tristesse, des jours sans, demeure toujours un miracle musical qui vient tout sauver. La joie s'invite à chaque fois que j'écoute cette chanson. Voilà de l'art. Une chanson magnifique. Tout comme l'instant où j'ai inséré l'album dans mon lecteur et que Man In A Bubble est venue absorber mon attention. (ici le clip) Une intro jazz/blues secouée par un rock convainquant qui laisse deviner que rien ne sera laissé au hasard. Ni influence, ni talent, ni plaisir. De tout ceci, Lewis Evans en abuse pour ma plus grande satisfaction. Besoin d'Ailleurs confirme définitivement qu'en trois titres je lui ouvre mes bras pour une fidèle et sincère admiration. Ce deuxième morceau de l'album me fait penser à du Polnareff mais en mieux. Accompagné d'un accordéon bienvenu, cette ballade franco-anglaise à de quoi nous plonger dans une joyeuse mélancolie. Et ça fait du bien. ​Voilà tout le paradoxe de cet univers, celui qui nous fait tendre l’oreille, celui qui charme, au plus haut point. Man In A Bubble allie un sentiment profond de mélancolie, pas dépressif mais plus proche de la nostalgie, à une énergie de vie qui, elle, est parfaitement présente. Cela se traduit par un chant volontaire et une réalisation ultra riche. Un titre un poil dansant et planant comme Somali Traveller où l’on semble avancer dans une forêt dense peut déboucher, sur une clairière dégagée quand les voix se mettent ensemble dans une belle unité harmonique. Ça respire, la musique est vivante, elle se respire. Presque organique, très sensationnelle. Lewis Evans adore d’ailleurs mélanger les fluides vocaux autant que les strates instrumentaux pour faire naître chez n'importe quel auditeur sensible, une ivresse musicale. En atteste le magnifique Indamour avec Juliette Armanet et le puissant, le majestueux, le bouleversant All The Night. L'album se termine avec le très Beatles Sixty Five, comme un générique de fin, sourire aux lèvres, les oreilles qui frémissent, puis en redemander... Par gourmandise.


Vous l'aurez compris, cet album est merveilleux parce que ce normand est merveilleux. Parole de breton. Man In A Bubble m'est profondément émouvant, sensible, sublime. De la poésie, dans les mots, dans les mélodies. Partout. De la poésie. Voici un GRAND disque.

Tracklist
01 - Man In A Bubble
02 - Besoin d'Ailleurs
03 - Spring
04 - Somali Traveller
05 - Convinced
06 - Love Gun
07 - Indamour (Feat Juliette Armanet)
08 - Something New
09 - All The Night
10 - Sixty Five

20 octobre 2017
ZRP / Deux minutes trente


19 octobre 2017

Manolo Redondo - Helmet On

Artiste délicieux, artiste précieux. Dans tous les sens du terme. Manolo Redondo vient de sortir un album de très haute qualité, raffiné, élégant et posé. Treize morceaux qui m'enveloppent dans les douceurs de l'automne. 


Sans préliminaire David Bowie prend le dessus dans mon esprit. Manolo Redondo chante dans la langue de Molière comme de Shakespeare, et c'est pour l'autre côté de la Manche que mon plaisir s'envole. Non pas que Alpinisme, Lentement ou Conquête spaciale, me plait moins, mais c'est par une tonalité anglo-saxonne que mon esprit s'envole mieux. Stains Remain, premier morceau de l'album m'envole direct. Je sais dès lors, que je vais me sentir très bien dans cet univers pop aux échos folk. Le reste de l'album frappe de qualité. Entre envolées pudiques voilées par des frissons électriques, la voix tendrement envoûtante me guide sur les sentiers de mélodies tout aussi captivantes. Manolo Redondo réussit à faire tanguer de plaisir l’auditeur d'une zone synthétique et psychédélique en un lieu calme, situé parfaitement entre la pop céleste et les routes poussiéreuses du désert du folk, un disque aussi terre à terre que dans les nuages. Évidemment, dans cette culture du « hit » qui nous envahit, ici il faut savoir -et aimer- se poser pour bien apprécier chaque détail musical, soigneusement arrangé, il faut prendre le temps, il faut même recommencer afin de mieux s’immerger dans ce voyage éthéré. De Bigger Low au timbre de crooner dans Ten Thousand Days et de l'entêtant Lo is the new Hi, en passant par l’époustouflant Des Incas & Des Khmers, vous aurez dans les oreilles, pas forcément l’un des meilleurs albums de cette année, mais assurément l'un de ce, qui marquent.


Dans tout ça, Manolo Redondo fait des merveilles avec un nouvel album d'un très bon cru et installe Helmet on sur notre route pour nous faire danser les derniers rayons de soleil de l'été indien, jusqu'à ce que novembre mette tout le monde d'accord : au coin du feu, cet album sera encore plus un délice.  

Tracklist
01 - Stains Remain
02 - Best Kept Secret
03 - Alpinisme
04 - Lo is The New Ui
05 - Bigger Blow
06 - Lentement
07 - Helmet On
08 - Des Incas & des Khmers
09 - Ten Thousand Days
10 - Waves Men Ocean
11 - No One Cares
12 - Winter Garden
13 - Conquête Spaciale

27 octobre 2017

11 octobre 2017

Coffees & Cigarettes - Freak Show

Après une première claque en 2014 à la sortie de London Western, aujourd'hui je tends l'autre joue à l'arrivée du deuxième album de Coffees and Cigarettes. Parce que je sais que ça va être bon, et aux premières écoutes de ce Freak Show ce n'est pas qu'une claque que je prends dans la tronche.


Premier morceau, introduction brutale et intense dans l'album. Brutale de beauté, intense de sensualité par un alto qui vous enlace. C'est Coffees déboule dans une déferlante de mots qui vous subjugue, vous ligote et bouscule votre intellect à coups de phrasés déchaînés qui picotent les neurones. Ce défilement verbal provoque des frissons, la ressemblance étant tellement frappante que je ne peux pas m'empêcher de faire un parallèle avec Stupeflip. Avec une aisance déconcertante et une folle énergie, Renaud Druel emprunte tout ce qu’il y a de plus noble au rock et au hip-hop pour s’aventurer dans des histoires à la fois littéraires et imagées.
Les arrangements sont riches, foisonnants, enrichis de cordes, de souffle, de claques, de coups de crocs sans accrocs. Composer, décomposer, Coffees & Cigarettes brouille les codes mais sans jamais tomber dans un esthétisme forcé. Tout semble fluide, tout semble couler de source. En voilà un qui en a sous le capot et qui n’a pas peur de le montrer. Ne boudons pas notre plaisir. Puisque je n'ai jamais vu l'oeuvre cinématographique de Tod Browning, le nom de l'album m'évoque plutôt la saison du même nom de la série American Horror Story. Ce grand cirque peuplé d'étranges personnages  qui ne sont pas forcément les monstres que l'on croit. L'album va dans ce sens, je crois savoir où je vais, alors qu'il m'emmène vers un autre chemin. C'est perturbant, c'est percutant. Et dans la série des références, deux morceaux m'évoquent L'école du micro d'argentSteapunk Fantasy et Ecroule Croule Croule, de par le ton, de par la puissance du message véhiculé. C'est écrit avec adresse, c'est chanté avec rage. Une rage optimiste. J'aime aussi quand le duo s'aventure vers d'autres styles, à coup d'harmonica et de guitares blues (Hip-Hop Blues) ou quand il étale des nappes sonores légères et gracieuses par l'alto enivrant de Caroline, contrebalancées par le chant poignant de Renaud : Un Cri. Ode à toutes les expressions, aux révolutions intérieures, pour les moches, pour les fous, pour les insoumis, les révoltés, les énervés, les mal-aimés, les incompris, au silence qui bouillonne... Poignant comme Un Nouvel Espoir, beau comme son titre, touchant comme une chanson écrite pour son cœur avec son cœur (Lili). Et si je m'y retrouve facilement avec ces quinze nouveaux titres, c'est parce que Coffees & Cigarettes dévore les références littéraires et cinématographiques comme j'avale les univers de Tim Burton, Vingt mille lieues sous les mers, Miyazaki, de Jack l'éventreur avec Jack The Ruppet, ou de Zombie... Enfin s'il y avait un truc qui me manqué jusqu'à présent, c'était le swing dansant à la Jesse Juice. Direction New-Orleans ! Le dernier morceau délicieusement jazzy Mister Jones conclut que ce Freak Show est une belle fête éternelle. Suffit de faire pareil que moi, mettre l'album sur replay. Les monstres ne sont pas ceux que l'on pense, n'ayez pas peur de l'obscurité et des âmes cabossées. 


Freak Show est un album marquant et ne manque pas de classe. Il claque, il frappe, il mystifie, il séduit. C'est simple, t'écoute et tu kiffes.

Tracklist
01 - Intro
02 - C'est Coffees
03 - Un Nouvel Espoir
04 - Steapunk Fantasy
05 - Ecroule Croule Croule
06 - Freak Show
07 - Interlude Jack
08 - Jack The Ruppet
09 - Chinese Opium
10 - Hip-Hop Blues
11 - Lili
12 - Interlude Un Cri
13 - Un Cri
14 - Zombie
15 - Mister Jones

20 octobre 2017
Tekini Records/Absilone

www.coffeesandcigarettes.org
www.facebook.com/coffeesandcigarettesband

8 octobre 2017

Pale Grey - Ghosts

Je suis un peu passé à côté de ce Ghost dernier EP des belges de Pale Grey, qui traîne depuis un moment dans mon bordel et qui est sorti chez les meilleurs disquaires depuis mai dernier. 

Je suis un peu passé à côté non pas parce que je n'avais pas envie de le chroniquer, mais parce que je savais qu'il fallait découvrir cet album de nuit. Et une fois le disque inséré dans la machine, difficile de me contredire. Pour une évasion pop et électro rien de mieux que de sentir la ville endormie, de poser le casque sur les oreilles et de se laisser submerger par le tourment de ces mélodies qui s'imbriquent harmonieusement les unes avec les autres, dans ces mélancolies savoureusement scandinaves, dans ce travail sonore à la limite de l'apesanteur. Ces quatre titres sont d'une beauté définitivement lourde et aérienne à la fois, à l'image du titre introductif Ghosts, bouleversant, léger et feutré, pas très loin d'une claque à la Radiohead. Billy confirme cette sensation de légèreté sans être mielleux. Élégant et mélodieux pour quelques beaux frissons. Le piano sur Drift rajoute une pierre de plus à l'enthousiasme que dégage cet EP. Cupidon vient clôturer une séduisante découverte. Ce petit bout de nuit en compagnie de Pale Grey ne fut que plus belle avec quatre programmations en dentelles, des sons vaporeux sur des notes éthérées. C'est beau et planant, Ghosts est là comme un esprit dans une ambiance atmosphérique et fantomatique.


De très bon augure pour la suite, ils sortent un album le 13 octobre prochain. J'ai l'agréable sensation que Pale Grey risque de m'accompagner une bonne partie de l'hiver. Pour d'autres nuits sous la couette. 

Tracklist
01 - Ghosts
02 - Billy
03 - Drift
04 - Cupidon (feat Romain Cuppeur)


7 octobre 2017

[CD à gagner] Paul d'Amour - La belle aventure

Inspiré par Verlaine, Prévert, de Nerval et Houellebecq, Paul d’Amour puise ses influences et inspirations dans la littérature presque plus qu’auprès de ses pairs. Il rend hommage à ces poètes à travers un disque intimiste, en abordant des thèmes comme ceux du désir au sein du couple, ou du deuil amoureux. La langue française et la poésie sont au centre de chaque titre, mises en valeur par des arrangements épurés. Le minimalisme au service de la qualité et de l’authenticité.
Pour enregistrer ce nouvel album, Paul s’est entouré de Jean-René MOUROT au piano, Jérôme FOHRER à la contrebasse/basse, Gérald DELIQUE à la guitare et Victor BINOT à la batterie.


Pour tenter de gagner l'album de Paul d'Amour, vous n'avez qu'une seule chose à faire : envoyer un mail à breakmusical.webzine@gmail.com ou laisser un commentaire ci-dessous et demander à participer au tirage au sort qui se déroulera le 22 octobre 2017 prochain. 

*aucune obligation d'inscription, de participation financière, ou d'utilisation de tes renseignements pour t'envoyer des spams par centaines ou les vendre à prix d'or à La Redoute... Même pas un ! C'est juste un tirage au sort avec une main innocente  à l'heure de l'apéro pour faire plaisir au plus chanceux (ou chanceuse) avec un super album comme cadeau ! Bonne chance. 

www.facebook.com/pauldamour

5 octobre 2017

Natalia Doco - El Buen Gualicho

A mi-chemin entre Olivia Ruiz et Manu Chao, la belle Argentine installe ses sonorités latines dans notre paysage francophone avec son deuxième album El Buen Gualicho.
Quoi de mieux que cette sortie automnale pour prolonger l'été.


En écoutant la première chanson Al Que Madruga, Natalia Doco m'envoûte immédiatement. En écoutant la deuxième chanson Le Temps Qu’il Faudra, je pars définitivement conquis vers les paysages ensorcelés par une voix à fleur de peau, solaire et frissonnante, éblouissante, touchée par la grâce sur ce deuxième album délicieusement conceptuel. Parce qu'ici Natalia Doco alterne les chants espagnol et français, les ballades folk (Jardìn), la pop cuivrée (El Buen Galicho) dans un capharnaüm de couleurs, de sons, de nostalgie, d'amours, de chagrins, de larmes, de doutes, d’exil et de passions. Au coeur de la nature, et de l'émancipation féminine. Un album qui fait une pause dans le temps, d'où s'extrait une douceur radieuse et déchirante. Vivante. Un album vivant. Absolument expressif et contagieux. La Ultima Cancion puis je n'ai plus de doute. Je bloque sur l'ultime chanson sans me lasser de cette petite touche de pureté intense... et enchantée. El Buen Gualicho, ce sortilège un peu maléfique, un peu amoureux circule maintenant dans mes veines. Laissez-vous envoûter !


Quatorze chansons de souffles sud-américains et d'autres palpitations sensorielles qui défilent entre douceur et énergie, comme une seule et même respiration.

Tracklist
01 - Al Que Madruga
02 - Le Temps Qu’il Faudra
03 - Jardin
04 - Le Jeu
05 - SOS
06 - Respira
07 - Barquita
08 - Il Ne M’aime Pas
09 - Nino Ausencia
10 - Lejos La Espina
11 - Remolino
12 - Mademoiselle
13 - El Buen Gualicho
14 - La Ultima Cancion

22 septembre 2017
Casa Del Árbol


www.facebook.com/NataliaDoco
www.youtube.com/natalia.doco

28 septembre 2017

Ludwig Von 88 - Hiroshima

Comme l'impression qu'il ne reste plus grand chose du mouvement alternatif qui a secoué la France dans les années 80. Les Bérus sont revenus une fois mais moins bien que Ludwig Von 88, Schultz s'est envolé il n'y a pas longtemps, Boucherie Prod a mis la clef sous la porte, Manu Chao est une superstar et Didier Wampas fait de la résistance. 


Par moment, et par nostalgie, je me remet un petit disque. Parce que si j'ai l'impression qu'il ne reste plus grand chose de cette époque c'est aussi parce que je m'en suis éloigné, explorant des chemins musicaux différents. Souvent j'aime replonger dans cette période et je m'écoute avec plaisir l'EP Hiroshima qui est sorti en 1995 pour le cinquantième anniversaire de cette tragédie. Pour marquer ce devoir de mémoire, Ludwig Von 88 n'ont pas fait les choses à moitié. Eux qui souvent, très souvent - quasiment tout le temps - étaient dans la dérision et le festif (tout en n'oubliant pas la dénonciation tendance libertaire). Hiroshima est un grand disque de six titres aux textes particulièrement soignés accompagné d'un magnifique livret de 32 pages. Poignant et intéressant tout en restant dans la tradition musicale : Textes scandés, guitares punks et boîte à rythme.
J'avais quoi ? Quinze ans, seize ans, pas grand chose dans la tête et une crête fièrement dressée dessus. Une chose est sûre, c'est que dès les premières écoutes je me suis vraiment intéressé, et découvert, cette partie de l'histoire, et du Japon particulièrement. Bien mieux qu'un cours au lycée que je déserté dès que possible après la cantine. Alors merci les Ludwig. N'allons pas refaire l'histoire, celle-ci -même si horrible- est très bien chanté dans l'album, la chronique ne sert pas à grand chose. Juste à poster ce monument par ici et déclarer que de toute la discographie des Ludwig, c'est bien celui-ci mon album préféré. Un peu avant Sprint (Séoul 88) et pas très loin de Houlala 2 la mission. Les amateurs savent. 


Cet EP prouve qu'ils savaient allier le fond et la forme. Les Ludwig Von 88 sérieux ça peut faire sourire, et pourtant, Hiroshima c'est ma madeleine de Proust de la scène alternative. Un plaisir intemporel. 

Tracklist
01 - Manhattan
02 - Enola Gay
03 - Hiroshima
04 - Little Boy
05 - Fire
06 - Hibakusha

15 août 1995
A Donf ! (Subdivision de Pias Records)



25 septembre 2017

Léonard Lasry - Le seul invité

Son timbre de voix s'y prête, son univers singulier nous le suggère, sans faire de vagues, il s'imbrique artistiquement dans nos vies. C'est un mec fait pour les initiés.


 Un EP promotionnel reçu il y a quelques mois. En chemin, le début d'une chronique a disparue de la circulation, un peu étouffées par les autres nouveautés. Pourtant, au milieu de quelques opus intéressants, Le seul invité a gardé fièrement sa place pendant plusieurs semaines dans la grande pile des albums à écouter. Doucement, il s'est rapproché de moi. Je l'ai écouté une fois, puis deux fois, dix fois... Avec à chaque fois de nouvelles sensations. Là, je n'ai jamais été aussi proche de lui, pour enfin vous en faire part et forcément, vous le conseiller.

J'adore le titre éponyme, qui se décline superbement en deux autres versions. Un remix pour Dior par Lafayette, et surtout une version alternative par le crooner suédois Jay-Jay Johanson. A l'écoute (répétitive et excessive)  de Le seul invité, un premier mot me vient à l'esprit : Élégance. Le titre m'emporte, tout comme le deuxième morceau L'original. ça lui donne des petits airs d'un Etienne Daho vintage qui à de quoi séduire. Une belle pop made in France de qualité. Un univers tendre et léger, un peu mélancolique (Un baiser sans goût), terriblement poétique (Le tour de nos interdits). Et puis une plume portée par une voix posée, fraîche, élégante donc, que l'on écoute attentivement parce que, captive, elle se pose dans nos oreilles et n'en sortira pas si facilement.


Léonard Lasry expose sa douce créativité, enchaîne les mélodies pop, et peaufine ses textes avec grand soin. L'ensemble forme une agréable surprise pour un personnage qui étonne agréablement sans que l'on s'y attende vraiment. 

Tracklist
01 - Le seul invité
02 - L'original
03 - Un baiser sans goût
04 - Comme au début d'une joie
05 - Le tour de nos interdits
06 - Le seul invité (version alternative par Jay-Jay Johanson)
07 - Le seul invité (Lafayette remix feat Manipol)


24 septembre 2017

[CD à gagner] Charles Like The Prince - Epitaphe

Pour tenter de gagner l'album, envoyez un mail pour participer au tirage au sort (le 29 septembre 2017) à breakmusical.webzine@gmail.com


Charles Like The Prince fait une entrée en trombe, emportant avec lui un bagage musical très varié : indéniablement ancré dans la mouvance revival électro- kitsch des années 80 à la manière d’une Cléa Vincent ou The Pirouettes, Charles Like The Prince garde également un œil tourné vers la scène nord-américaine, s’inspirant à la fois de l’afro-pop de Vampire Weekend et de l’univers décalé de Mac Demarco. Mais le prince se veut aussi fédérateur : après avoir fait ses armes sur la scène indé parisienne et lassé des codes que celle-ci lui imposait, il réussit la prouesse de rassembler dans son premier album solo, Epitaphe, toutes ses influences au sein d’une production assumée « mainstream » afin de toucher le plus grand nombre sans pour autant trahir ses racines.



www.charlesliketheprince.com
www.facebook.com/CharlesLikeThePrince

22 septembre 2017

Joel Henry Little - Great Kills Friendship Club

Une grande pop hallucinante, et cette faculté à aligner des titres parfaits dans le genre, surtout à un âge aussi jeune ? C’est Joel Henry Little, et il a tout pour embarquer les foules. Couteau-suisse de la pop, il écrit, compose, chante, enregistre, mixe et remastérise ses albums. Déjà trois au compteur, et le dernier m’emporte dans un bel enthousiasme.


Enthousiaste oui, parce qu'aux premières écoutes, Great Kills Friendship Club laisse découvrir une musique d'une richesse époustouflante. Une belle pop enveloppée de folk, de jazz, de musique progressive, de cabaret, de classique et même de musique religieuse, avec un sens assez ciselé pour bâtir de superbes chansons d'envergure. Huit titres qui fusent et qui flottent. Les grandes mélodies s'installent là dans un coin de mon crane et le fait planer au beau milieu d'une fête foraine, à tel point que dans l'immédiat, je n'ai qu'une envie : Celle de me poser et me laisser décoller du sol emporté dans le tourbillon d'une voix remarquable.
Great kills friendship club, premier titre éponyme de l'album, ouvre la marche tranquillement mais avec une assurance déconcertante. Dès lors, l'auditeur sait où il pose ses oreilles. C’est aérien, c'est doux. s'en suit, Abraham qui nous plonge dans une impression de bien-être total et de calme intérieur. Tout comme l'excellent et envoûtant Isha. Arrivé à la moitié de l'opus, les mélodies sont efficaces et quelques chansons franchement abouties, si ce n'est pas toutes. Si, toutes. La suite ne me fera pas changer d'avis. By the Bye et son jazz délicieux particulièrement marquant ou encore l'étonnante Gilgamesh et ses mélodies foraines, ses voix religieuses, pures... huit minutes de belles émotions. L'émotion oui, qui frappe au cœur avec Backyard Volcanoes, à chaud, caresses et montagnes russes de sensations. Bercé et soumis, je pose définitivement  mon cœur sur cet album. Quelle belle année musicale !


Tout seul chez lui, Joel Henry Little compose, interprète, arrange, enregistre, bidouille du haut de ses 19 ans... Un génie. Great Kills Friendship Club en est la preuve, un album à la hauteur de son talent.  

Tracklist
01 - Great Kills Friendship Club
02 - Abraham
03 - Mola Molasba
04 - Isha
05 - By the Bye
06 - Butter and Brine
07 - Gilgamesh
08 - Backyard Volcanoes

Paraît le 13 octobre 2017
Microcultures/Differ-Ant



16 septembre 2017

Jon and Roy - The Road Ahead Is Golden

Septembre s'installe, ses couleurs, sa fraîcheur, son ciel d'automne, ses nouvelles pages à écrire, et se calque sur un album que j'écoute amoureusement en boucle ces temps-ci et sans modération. The Road Ahead Is Golden le septième album des Canadiens Jon and Roy est un délice.


Dès le premier titre Runner, l'instant devient apaisant. On s'installe je ne sais où, dans une sorte de road trip qui prend aux tripes très certainement, qui s'accroche aux rêves, décuple les envies de flâneries, de coucher de soleil, d'évasions, d'amour et de passions. Une passion pour cette musique, ce folk qui sent bon le feu de cheminée. Ouais j'ai ça en tête quand j'écoute Jon and Roy. Une musique si simple mais si belle. Un premier titre qui donne le ton. Un univers pas forcément joyeux aux premières écoutes, l'ensemble des chansons racontent des histoires fragiles (Clever One ou l'excellent Every Night) mais d'une manière bien construite, très articulée autour de guitares sèches délicieuses et de la voix terne et savoureuse de Jon Middleton.
Chaleureuses oui, et surtout hypnotiques, les ballades envoûtantes du trio Canadien se succèdent (trop vite) comme Silent Lou, The Road Ahead Is Golden (monte le volume) avec parfois des effluves de pop comme The Better LifeWindow, ou le très "The Lumineers" Nothing But Everything !
Voilà clairement un disque à faire tourner pour des après-midis paresseux, pour aimer la pluie, le froid et la couette chaude. Un album que je glisserai soigneusement à coté de ceux d'Eddie Vedder, Donovan Woods, BD Harrington ou encore de Peter Oren.


L'automne vous nargue ? Il y a le nouveau Jon and Roy à mettre sur la platine, c'est un excellent moyen de savoureux cette saison à coups de boiseries musicales avec la troublante envie d'embrasser chaque recoin des onze titres de ce nouvel album.

Tracklist
01 - Runner 
02 - Breakdown 
03 - The Better Life 
04 - Clever One 
05 - How The Story Goes 
06 - Window 
07 - When You’re Gone 
08 - Silent Lou 
09 - The Road Ahead Is Golden 
10 - Nothing But Everything 
11 - Every Night

09 juin 2017


www.facebook.com/jonandroy
www.jonandroy.ca

11 septembre 2017

Tony Allen - The Source

Cette semaine, Break musical fait sa rentrée niveau chronique, et je dois l'avouer j'ai un peu de mal à m'y remettre. Par contre les artistes ne chômes pas. Je dois bien avoir huit-neuf albums reçus ces derniers jours qui traîne encore dans leur emballage par faute de motivation mais aussi par celle de Tony Allen, qui, avec son nouvel album, occupe mon quotidien sonore du moment.


Ni la rentrée, ni le temps ne m'aident. En rentrant du boulot, je balance les pompes et je m'affale dans le canapé pour un décollage relaxant dès The Source de Tony Allen se lance dans mon lecteur CD. Ce mec est un génie, l'un des plus grands percussionnistes de l'histoire de la musique jazz actuelle. Enfin, j'y connais quasiment que dalle sauf que j'aime bien écouter les émissions jazz de FIP. et lui, je l'ai souvent entendu sur la bande FM de la meilleure radio du monde. Alors quand j'ai reçu l'album j'étais content. Ce douzième album de l’ex-batteur de Fela, co-inventeur de l’afro-beat, a été enregistré (à Paris), mixé (à Londres) et gravé (en Allemagne) en analogique intégral, sans qu’aucune technologie numérique n’interfère à un quelconque échelon du processus de création. Le Nigérian s'entoure des saxophonistes Rémi Sciuto (une référence sur la scène jazz en France) et Jean-Jacques Elangue, le trompettiste Nicolas Giraud, le tromboniste Daniel Zimmermann, le bassiste Mathias Allamane, le pianiste Jean-Philippe Dary et le claviériste Vincent Taurelle, qui a produit l'album avec Bertrand Fresel. Le guitariste camerounais Indy Dibongue du Cameroun fera également son apparition aux côtés de Damon Albarn et son clavier (The Gorillaz, Blur).
Que vous dire de plus ? The Source c'est l’essence du jazz dans un album. Un album coloré, une musique sans frontières qui brille par la diversité de ses invités de marque. Quelques-uns des meilleurs musiciens d’une scène jazz contemporaine qui se caractérise par sa mobilité et sa créativité. The Source brille par la variété de chemin qu'elle veut nous faire prendre. On ferme les yeux, les bords du Mississipis'offre dans nos pensées, on ouvre les yeux, la chaleur du Niger nous enveloppe... Entre jazz et afrobeat, le cœur balance...

Si je n'ai pas les capacités pour dire que cet album est un chef d'oeuvre, l'artiste lui affirme qui c'est le meilleur qu'il ait jamais réalisé. Assurant même que c'est le disque de sa vie. Je ne vais pas le contredire, j'aime beaucoup cet album.

Tracklist
01 - Moody Boy
02 - Bad Roads
03 - Cruising
04 - On Fire
05 - Woro Dance
06 - Tony's Blues
07 - Wolf Eats Wolf
08 - Cool Cats
09 - Push and Pull
10 - Ewajo
11 - Life Is Beautiful

08 septembre 2017
Bluenote

www.facebook.com/tonyallenafrobeat
www.tonyallenafrobeat.com

27 juillet 2017

Nesles - Permafrost

Je crois que je peux maintenant écrire que Nesles fait définitivement partie de cette catégorie des grands artistes, des références en somme. Puisque cet album Permafrost, semble se passer de mots ou de critique tant il est percutant, fascinant aux premières écoutes, mémorable aux dernières.

Je vais quand même tenter une chronique. Parce que je l'aime bien Florent Nesles, j'aime sa voix, ses mots, son écriture depuis que je l'ai découvert avec son album Nu : http://www.break-musical.fr/2014/12/nesles-nu.html. Le voilà prochainement de retour (le 29 septembre) avec une bonne poignée généreuse de chansons sublimes, d'autres largement plaisantes. Je ne peux plus dire seulement que je l'aime bien, mais que cet album va m'accompagner pour un bon bout de chemin. On a tous comme ça des albums références, des albums coups de foudre sans trop chercher à se l'expliquer, parce qu'ils nous ressemblent peut-être, parce qu'ils nous transpercent le cœur surement, ces œuvres qui nous font succomber. Une chose est certaine, Permafrost va figurer au pinacle de ma discothèque. Depuis plus d'un mois le disque tourne, je le retourne, Nesles chante, il m'enchante, la pochette se couche, je la touche, j'écoute ces textes qui pourraient être des poèmes qu’on lirait en vers. Nesles déroule onze chansons impeccables, profondes, troublantes, folk et concise (Mes forêts), tragique et brillante (Montagnes vallées revisitées), mélancoliques et désarmantes (Dors, SisypheTes sentiers). Dégainant une belle voix posée et une écriture funambule créant un univers dont la densité me rappelle celui d'un Bashung ou d'un Dominique A. Les mots de Nesles embrassent merveilleusement les notes de musique dans une étreinte virtuose. Oui, les compositions musicales sont superbes où se mêlent énergie rock, racine folk et inventivité électronique dans une incroyable profondeur à la frontière des sentiments. Pour exemple, le dernier morceau instrumental Meurt le chagrin, est un arrache-cœur de beauté. Florent Nesles est un sentimental qui vit son art avec son corps et son cœur, terriblement contagieux à l'écoute. Nesles fascine.


Porté par des mélodies et des arrangements soignés, Permafrost est un disque émouvant, inspiré, élégant, solide et fragile à la fois, qu’il ne faut pas hésiter à découvrir absolument.

Tracklist
01 - Montagnes vallées revisitées
02 - Chardons
03 - NU
04 - Dors, Sisyphe
05 - Mes forêts
06 - Tes sentiers
07 - Une île
08 - Le dur, les cailloux
09 - Permafrost
10 - Faust au Danube
11 - Meurt le chagrin

Sortie le 29 septembre 2017
Microcultures Records / Differ- Ant


26 juillet 2017

Gauvain Sers - Pourvu

Je ne l'avais pas revu sur scène depuis sa tournée Rouge sang... C'est-à-dire une p'tite dizaine d'années... Ce soir du 06 janvier 2017 je retrouvais enfin MON Renaud dans la salle du Liberté de Rennes. L'impatience, l'excitation et les émotions étaient au rendez-vous, mais c'est par une belle découverte que ma soirée commença avec Gauvain Sers en première partie. Une illumination !


Bon, j'avais déjà écouté vite fait ce jeune artiste quelques mois avant mon concert de Renaud, mais j'avoue, absorbé par les sentiments, que j'avais complètement zappé qu'il y avait une première partie et que c'était lui le préposé à satisfaire la foule. Foule sentimentale. Comme beaucoup (je suppose) ben j'ai adoré, parce qu'il avait assuré. Et j'adore encore plus maintenant que j'ai l'objet entre les mains, et les mélodies qui flottent dans mon salon. Puis d'abord, amateur de chansons française comment ne pas aimer l'univers de Gauvain Sers ? En faisant abstraction à Renaud tout-ça, juste en étant attentif à ses textes ficelés, simples et originaux, loin des extravagances d'une certaine variété bon marché, mais plus proche de cette riche et fabuleuse scène de la Chanson française (Benoît Dorémus, Batlik, Thomas Fersen, Bensé, Aldebert, Jamait.. Bref je vais pas tous les cités, vous voyez.) Gauvain c'est cette petite voix qui glisse dans les oreilles, un accompagnement musical classique mais très sympathique, une manière de poser les mots sur des phrases toutes simples avec des rimes bon enfant mais sans pour autant tomber dans la facilité. Les histoires de Gauvain me parlent. Même si sa petite voix printanière me rappelle que je ne suis plus de sa génération, nous avons pourtant bien plus de choses en commun que les années nous séparent. Renaud en tête. Mais n'en parlons pas. Là où beaucoup cassent un peu les burnes avec leur comparaison à la noix, moi je ne vois pas le passé, je n'entends qu'un petit nouveau tout frais. Ouais c'est frais et ça fait du bien et objectivement, ce premier album possède des qualités indéniables, dans la tradition de la chanson française de qualité. Certaines chansons sont d'une naïveté jolie, qui n'ont rien de la niaiserie, de la caricature. Pourvu m'amuse, je me régale de ses rimes, de son entrain. Je ne me lasse pas de cette tendresse touchante Dans la bagnole de mon père. J'aurais voulu vivre ces moments, moi l'enfant sans paternel. Je ferme les yeux, je vois une scène du film C.R.A.Z.Y et cette balade en voiture entre le petit Zack et son père, Aznavour à fond dans le radio-cassettes... Une scène d'ivresse, de bonheur, un petit bonheur simple. Voilà ce que propose Gauvain Sers : une simplicité à portée de mains, accessible, rythmée et musicale, mélancolique un peu, un soupçon polisson.
Chaque chanson est une véritable immersion dans une histoire, où se mélangent humour et délices (Quand elle parle à sa mère, Le poulet du dimanche), passion et nostalgie (Comme chez Leprest, Comme si c'était hier) ou avec des personnages hauts en couleurs et attachant comme dans Le ventre du bus 96. Avec le fantastique Hénin-Beaumont, Gauvain montre une écriture intéressante. Comment parler d'un sujet si important tout en restant dans une énergie positive, juste et légère ? Ce titre est tout simplement fabuleux, l'un des plus beaux écrits contre le Front National. Pareil pour Mon fils est parti au Djihad... Si le quotidien d'un monsieur tout-le-monde a une bonne place dans l'univers du chanteur, l'actualité n'est pas pour autant un sujet mis de côté. Outre les deux morceaux cités juste avant, j'apprécie énormément le tableau du monde agricole que dégage Sur ton tracteur, et je frissonne sur Entre République et Nation, où l'auteur-compositeur et interprète, chante de douloureux souvenirs, l'espoir à fleur de micro... Et puis pour terminer, si je pouvais, je lui dirais merci avec un gros bisou pour les deux livrets. Comme lui, j'accorde tellement d'importance à ça... Son album est vraiment beau. 


Gauvain Sers est de ce genre d'artiste qui vous font sourire, aux chansons qui s'installent dans votre tête et vous accompagnent au quotidien pour le meilleur et le meilleur. Un premier album doté de beaucoup de qualité qui peut satisfaire les éternels nostalgiques des disques à Papa...

Tracklist
01 - Pourvu
02 - Dans la bagnole de mon père
03 - Mon rameau (en duo avec Clio)
04 - Dans mes poches
05 - Hénin-Beaumont
06 - Un clodo sur toute la ligne
07 - Le ventre du bus 96
08 - Quand elle appelle sa mère
09 - Sur ton tracteur
10 - Entre République et Nation
11 - Comme chez Leprest
12 - Le poulet du dimanche
13 - Comme si c'était hier
14 - Mon fils est parti au Djihad

Sortie le 09 juin 2017
Universal music



25 juillet 2017

Mélie Fraisse - s/t

En sortant son premier EP, Mélie Fraisse avait  autoproclamé son projet « pop melodic orchestra »Avec un CV comme le sien, je pense qu'on peut lui faire confiance et lui prêter une attention toute particulière. 


Mélie Fraisse est une artiste musicienne multi-instrumentiste et compositeur. Sœur de Bertille si je ne me trompe pas (Que j'aime beaucoup et que vous pouvez retrouver sur Break musical avec Wallace par ici, Daguerre par-là)...
D'une sensibilité remarquable, les titres s’enchaînent et s'écoutent avec un plaisir presque coupable tant ils font du bien aux oreilles. C'est doux, c'est élégant, c'est poétique, il y a du violon, tout va bien. Six titres extrêmement audacieux et rigoureux qui viennent se mélanger dans une électro-pop à la perfection pour créer une œuvre singulière et riche. Dès le premier titre A Walk quelque chose en moi s'est produit. Quelque chose d'infiniment fort et d'inattendu, je plonge dans ses envolées hypnotiques et salvatrices. Et difficile par la suite d'en sortir. Ce disque de pop léchée s'avère d'une impeccable fluidité. Je ne vole pas, je flotte immobile en suivant le rythme de l'EP comme je me laisserais voguer sur une rivière. Six titres suffisent à mon bonheur, mais six titres ne suffisent pas à mon appétit. Vivement les prochains épisodes de sa carrière.
L'univers de Mélie Fraisse est si envoûtant et tellement troublant...


En somme, j’aime beaucoup l’ensemble de l’album qui procure une quiétude indubitable. Un album qui repose dans une ambiance magnétisante que l'on écoute en savourant chaque détails. Je ferme les yeux... Et je vois la grâce d'une de ces mélodies qui s'envole au vent, plus haut vers le ciel du succès...

Tracklist
01 - A Walk
02 - Candy
03 - D
04 - The Decay
05 - Tu Veux
06 - Hémisphère

07 juillet 2017
La belle records



 
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