31 août 2019

De la poésie, de l'humour, une ambiance détendue, parfois tendre, parfois rigolote, une voix dans le ton qu'on lui connaît, qui fait toujours mouche, une dose de musique enthousiaste, une belle humeur et un régal de langue française. Thomas Fersen revient avec un nouvel album ! Youpi !


Dans ce onzième album de Thomas Fersen tout coule, ça s'écoute en délice, sans jamais se prendre vraiment au sérieux, mais tout en disant les choses avec une sincérité qui colle à l'artiste. Et au fil des chansons, ce drôle d'oiseau déguisé en lapin, semble toujours en roue libre, et délivre un album abondant de grandes bouffées d'air frais, comme d'habitude. Pour ce nouvel album, j'ai arboré une confiance à toute épreuve, une question d'habitude, pour lui je plonge les yeux fermés depuis que j'ai parié sur ce beau chanteur en 1997 en découvrant Le jour du poisson. Une fois de plus une preuve que j'avais misé sur un bon cheval, depuis c'est excellent pour ma santé mentale, il me rend heureux. De toute façon, on aurait tort de faire la fine bouche et de bouder l'écoute d'un album aussi sympathique et sans prétention. On y revient toujours avec le même plaisir, quelque soit le nombre d'écoutes. Car Thomas Fersen fait appel à des sentiments simples et fugaces, comme une drogue douce le sourire aux lèvres car il nourrit mieux que quiconque, l'imaginaire de l'auditeur entre les lignes de ses histoires. L'album commence de façon lumineuse avec le sympathique Les vieilles, qui pourrait nous rappeler l'atmosphère de son dernier coup de queue de vache, mais qui choisit pourtant un chemin différent musicalement parlant dès l'entame du deuxième titre C'est tout ce qu'il me reste. Elle nous fait entrer dans la peau de Philippe qui ne lâchera son slip pour rien au monde, avec des paroles d'une simplicité sublime, soutenues par une mélodie enjouée et puissante qui n'en finit pas d'accentuer la tension. Elle est autoritaire / Elle veut qu'j'enlève mon slip / Mais avec ces courants d'air / Je vais attraper la grippe... La troisième piste Les zombies du cimetière poursuit le rythme, banjo en tête de peloton. Puis La mare plus calme, montre l'une des qualités qui me fait adorer cet artiste conteur, à savoir son chant, porté par des rimes et un rythme toujours parfaits. Dès qu'il chante on écoute sans rien faire d'autre. L'une des plus belles de l'album (et de l'ensemble des œuvres de sa carrière probablement) et qui vous hante littéralement que le seul moyen de s'exorciser est de l'écouter, encore et encore. Pour mieux comprendre son sens, pour mieux la suivre, puis pour aimer encore plus les mots. D'ailleurs - et ce n'est pas nouveau dans la discographie de Thomas Fersen - chaque chanson de l'album fonctionne ainsi, tels des esprits elles semblent m'habiter, et les mélodies d'apparence gaies ne font que rappeler l'attitude sublime et terrifiante que je n'ai souvent Envie de ne rien faire. Comme pour Deux pieds, c'est le sourire aux lèvres que je me laisse bercer par cette balade au lointain accent irlandais, dans laquelle je me retrouve parfaitement. (Alors merci Thomas de m'avoir écrit une chanson haha). Au delà de ses nombreux titres enthousiastes, comme Alice j'ai toujours l'impression d'entrer dans un monde parallèle en écoutant un disque de l'artiste : Tony au Pays des merveilles de Thomas Fersen. Un monde où je serais cette fois-ci, un adolescent à la tête pleine de poux, accroché à son slip, amoureux d'une plus vieille de deux ans mon aînée, à passer mon temps à ne rien faire quand Mes parents sont pas là (chouette chanson également). Je ferme les yeux et l'univers du chanteur se met en place dans mon esprit tel une plongée sous-marine mais dans un livre ouvert. Un univers distordu remplit d'objets insolites, d'animaux familiers, d'actualités déguisées et de personnages atypiques mijotés par l’art du décalage, du grinçant, du sous-entendu, le tout enveloppé soigneusement dans un cadeau au visuel carrément génial... Encore une pochette d'album fantastique ! Encore un disque fantastique !  


Voilà du beau, du grand, du nouveau Thomas Fersen tout frais tout neuf ! Un plaisir à ne pas bouder...

Tracklist
01 - Les vieilles
02 - C'est tout ce qu'il me reste
03 - Les zombies du cimetière
04 - La mare
05 - Envie de ne rien faire
06 - Mange mes poux
07 - Le vrai problème
08 - Mes parents sont pas là
09 - King Kong
10 - Richelieu

27 septembre 2019
Edition Bucéphale

www.facebook.com/ThomasFersenOfficiel
www.thomasfersen-officiel.com

1 commentaires :

Tu avais misé sur le bon cheval… ce n'était donc pas Bucéphale ;)
Thomas Fersen, j'aime beaucoup, voilà une valeur sûre, souvent dans le registre de l'humour mais qui sait aussi nous émouvoir (L'enfant-sorcière ou La balafré figurent parmi mes titres préférés -je suis toujours plus touchée par les émotions, et ces arrangements <3)
Vivement le 27 octobre et vivement la tournée qui va suivre, que l'on puisse le retrouver sur scène avec son fidèle Pierre Sangra et Alexandre Barcelona :D

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