20 mai 2020

Au fil des années, des disques et des collaborations, Arnaud Le Gouëfflec s’est taillé une place à part dans le monde de la chanson en français, de celle qui cherche ailleurs que dans son pré carré, sur les terres du krautrock, du drone ou du folk. Chanteur et songwriter, par ailleurs scénariste de bande-dessinée et romancier, fondateur du Festival Invisible à Brest (dédié aux musiciens singuliers), il a collaboré avec Dominique A, Eugene Chadbourne et Jimmy Carl Black, Noël Akchoté, Jad Fair ou encore Damo Suzuki.


L’Orage est un disque électrique et climatique, tendu et onirique, aux thèmes pré-apocalyptiques. Nourri des guitares noise d’Olivier Mellano, de la batterie tribale de Régïs Boulard, des claviers analogiques de Thomas Poli, des sorcelleries sonores de John Trap et du chant envoûtant d’OoTi, il évoque les peurs de l’époque, l’angoisse écologique, l’ambiance fin de règne du moment, l’envie de se cacher dans une caverne pour se protéger de l’orage et de ses conséquences. 
Un disque de saison finalement, en forme de paratonnerre. 

"Au départ, le disque devait s’appeler Milarepa, du nom de l’ermite bouddhiste qui a passé la plus grande partie de sa vie dans une caverne... Je rêvais d’un disque électrique et je me disais que Milarepa avait dû voir défiler un paquet d’orages. J’aime le rock, mais je ne sais pas pourquoi, la distorsion m’évoque toujours des montagnes, des éclairs, et des bouddhistes qui font un bourdon. C’est pourquoi je ne peux pas écouter 'White light / White heat' du Velvet Underground, par exemple, sans penser à des types immobiles qui attendent au fond des cavernes que tous les orages du monde soient passés. Je pensais aussi à la musique drone et à la compositrice Eliane Radigue, qui cherchait dans son synthétiseur ARP un bourdon qui traverserait le monde, la vie et la mort, à des musiques rituelles, à des cérémonies tribales, au krautrock, à tout ce qui est psychédélique et répétitif à la fois, à ce qui relie le rock’n’roll, la transe, le bourdon et le drone. Et je me réveille en me souvenant que je fais de la chanson française." Arnaud Le Gouëfflec

Pour L'Orage, Arnaud a invité les guitaristes Olivier Mellano et Thomas Poli, le batteur Régïs Boulard, et le multi-instrumentiste John Trap. L'Orage relie deux scènes, Brest et Rennes, et deux univers, la chanson en français et le rock, dans sa version la plus électrique, orageuse.

Dossier de presse

15 mai 2020 / L'église de la petite foliewww.arnaudlegouefflec.com

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