Vivre.
Courir et vivre.
Jusqu'à bout de souffle, vivre.

Voilà Cali. Comme d'habitude, il donne tout, sans mentir. Car c'est ça vivre. Vivre pour aimer encore, vivre pour s'émerveiller toujours. Vivre pour y croire encore. Vivre pour niquer le temps assassin. Vivre pour ne pas lâcher. Vivre pour ne pas faire mourir les souvenirs. Tu le vois courir vers le bonheur ? Vivre c'est de la folie.
D'une efficacité admirable dans sa composition, l'odeur espagnole y est savoureuse. La Catalogne aux frontières des sensations. Comme ce paysage que j'ai tant aimé et arpenté, du Canigou aux Albères, me rappelle sans cesse que ce pays est un sentiment à lui tout seul. Puis, le crescendo final, extrêmement puissant, m'offre le plus bel effet sur moi. À chaque fois, je suis pris dans l'élan d'un enivrement que je ne veux plus m'expliquer, mais je l'écoute en boucle.

"Il" ne me lâchera jamais.