Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
__________________________________________________________________________________________________

4 mars 2015

Pierre Lapointe - Paris tristesse

Pierre Lapointe m'avait séduit en 2005 avec "Le colombarium", une découverte lorsque je vivais à Montréal. De retour en France, je m'étais procuré son deuxième album "La forêt des Mal-aimés" qui regorgeait de titres incroyablement envoutants et poétiques. Impossible à trouver chez les disquaires à l'époque, une amie québécoise me l'avait envoyé. Et puis après, mes oreilles sont parties vers d'autres horizons. Peut-être n'était-il pas assez connu de ce côté de l'atlantique. Dernièrement, j'ai écouté son nouvel album Paris tristesse. Enregistré à Paris. Un album pour les français. Un album où l'auteur revisite ses titres en version piano-voix. Ce qu'il avait fait en 2011 avec "Pierre Lapointe seul au piano".

 

Dans un style très chansonnier, avec sa voix singulière et sa manière théâtrale d'interpréter ses textes, le montréalais réconforte les cœurs, bouleverse les âmes, interpelle les esprits et séduit les mélomanes. Son univers est une véritable montagne russe d’émotions. Même si Paris Tristesse ressemble plus à une manœuvre pour se placer sur le marché français, il n'en reste pas moins un excellent album qui nous permet d'avoir un aperçu de dix ans de carrière durant laquelle, le québécois a abordé avec justesse et brio un large éventail de thèmes. De la mort à la joie de vivre, en passant par le désir, l’amour et la sexualité. La plume de ce mélancolique et ténébreux à la poésie sombre et aux rythmes heureux est tout simplement un délice.

Dans Paris tristesse, Pierre Lapointe mêle ses anciens titres, une chanson inédite "La plus belle des maisons" et trois reprises, "C'est extra" de Léo Ferré, "Comme ils disent" de Charles Aznavour et "Le mal de vivre" de Barbara. Sur les deux premiers titres, la surprise est totale. La surprise est vraiment belle. Aux frissons s'ajoutent l'admiration, quand il s'attaque à de si grands classiques de la chanson française avec une remarquable et indiscutable interprétation, de quoi rendre l'auditeur totalement bouche-bée. Enfin, le plus gros coup de cœur sera pour cette version mélancolique et enivrante de "Les lignes de ma main" qui trouble, qui emporte dans un tourbillon de mots qui foudroie tellement c’est juste, tellement c’est bien décrit, tellement c'est bien chanté. Mention spéciale aussi pour "Je déteste ma vie", "Nu devant moi" et "Au 27-100 rue des partances".


Si le bonheur a choisi votre âme
Pour y faire son nid
Fermez vos yeux, laissez-vous guider
Ne pensez jamais à vous sauver


Bref, une opération séduction qui fonctionne une nouvelle fois et qui vient frapper en plein dans le mille. Là où ça fait du bien et donc, à découvrir d'urgence.



www.pierrelapointe.com
www.facebook.com/pages/Pierre-Lapointe-page-officielle/



avatar
isa
4 mars 2015 à 19:57

J'avais écouté Pierre Lapointe il y a quelque temps et j'avais beaucoup aimé. Cette chronique me donne très envie d'écouter ce nouvel album.

Reply
avatar
4 mars 2015 à 20:33

Cool ! Content que la chronique te donne envie d'écouter l'album, c'est le but ;)

Reply
avatar
Anonyme
5 mars 2015 à 19:10

tres belle chanson

Reply
 
© since 2014
-->