On Day Creatures (2025)
Quand on est "chroniqueur" il y a des albums qui vous tombent agréablement dessus sans prévenir. Pour ma part, je remercie Gilles Yvanez de m’avoir envoyé ce cadeau. Donc je disais qu'il y a des albums qui vous tombent dessus et en une fraction de secondes tout change. One Day Creatures fait partie de ceux-là. Coïncidence amusante, après avoir presque fini d'écrire cette chronique, je remarque qu’une chanson de l’album est déjà dans ma bibliothèque Shazam, fidèle compagnon de mes errances sur FIP.

Je lance l’album et en une fraction de seconde, tout change. Tout se déplie devant moi... des paysages fragiles, des éclats lumineux, des douceurs qui font battre le cœur plus fort tout en apaisant l’âme. L'après-midi tire à sa fin, le soleil se couche lentement, je suis derrière ma feuille blanche, et de mes enceintes s’échappent des mélodies si belles que j’aimerais que le temps ralentisse.
Je ferme les yeux pour mieux écouter, chaque note semble respirer autour de moi. Gilles, multi-instrumentaliste et songwriter du projet, laisse sa musique exister telle qu’elle est, naturelle, sincère, sans calcul. Les guitares glissent, le violoncelle de Marion Picot caresse, le saxo de Michael Pernet te murmure à l'oreille, et parfois une percussion te surprend, te rappelant que tout est vivant, ici et maintenant. L’instinct guide chaque détail, chaque accord, et cette spontanéité donne au disque une vie propre. Certaines mélodies naissent, s’éteignent, et laissent derrière elles un souvenir, un rêve, un désir que l’on emporte comme un instant lumineux que l’on voudrait figer pour toujours. Aux premières écoutes, toutes les paroles chantées en anglais par son comparse Julien Rivière m’échappent, mais peu importe, je cueille des mots en plein vol et je me laisse emporter dans ce voyage intime où chaque morceau a son monde et j'y invente mes propres histoires. On commence par la lumière douce d’une aube fragile avec Like a Mousse on a Wheel, on traverse des éclats de soleil avec A Love Ship, des tempêtes d'émotions avec Romantic, avec Minor et on finit par se perdre dans des paysages suspendus avec This Land, où le temps semble s’arrêter pour nous déposer "ailleurs", étrangement bien ailleurs. Tout au long de ces neufs titres, il y a quelque chose de beau, de brut, qui touche directement sans détour, qui fait frissonner et rêver en même temps. de magnifiques rêves. Moi, ça me va : je raffole de ces instants fragiles et précieux où la musique devient une expérience à vivre, où chaque note laisse une trace de sublime dans le silence quand la dernière note s’est éteinte comme ici avec le magnifique Little Thing. Allez j'y retourne, je relance l'album, il ne fait pas tout a fait nuit et je n'ai pas envie de reprendre le cours de ma vie.
Tracklist
01 – Like a Mousse on a Wheel
02 – Counter
03 – A Love Ship
04 – Seashell Lane
05 – Romantic
06 – Minor
07 – The City
08 – This Land
09 – Little Things
02 décembre 2025
autoproduction
www.onedaycreatures1.bandcamp.com/album/one-day-creatures
www.facebook.com/gilles.yvanez
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