Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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29 janvier 2016

David Bowie - ★

Je me remets les souvenirs en place. Lundi matin, onze janvier. J'allume la lumière du bureau. Dehors, il fait encore nuit et je me fais couler un café. Le début de semaine commence bien et pourtant, le téléphone vibre sur la table, un texto et le choc. Un mot affreux associé à un artiste qui, je pensais, serait immortel. Le choc. "Bowie est mort !!!". Putain.

Je pense que c'est la première fois que le décès d'une personnalité me bouleverse autant. Le gouffre. Je suis très triste. J'ai pleuré. Je pleure. C'est con la vie, et c'est encore plus con la mort. "Bowie incarnait un je-ne-sais-quoi d'utopique, une autre façon d'exister. Il refusait les normes, les genres. Il était l'outsider, l'étranger. Bowie nous autorisait à croire que nous sommes capable de nous réinventer." Disait Simon Critchley... Et l'idole était un modèle. Vous savez, ces modèles qui inspirent nos actes, nos choix, nos vies.
 sort mondialement le 8 janvier, à la date du 69e anniversaire de l'interprète de "Ground Control to Major Tom". Cet album j'ai forcément voulu l'écouter, me jeter dessus, le dévorer. Que l'idole soit là où ne soit plus là. Un album qui commence par un titre de dix minutes Blackstar, la prouesse de l'album avec son introduction très orientale, cette voix flippante mais captivante et qui finit par changer de registre, vers un David Bowie que l'on connaît davantage, un Bowie plus classique, mais toujours aussi bon... La promesse d'un album qui s'annonce spécial. Dollar days apporte son côté glauque. Ce titre où l'artiste joue avec les doubles sens autour de la mort. Lazarus aussi avec un clip sombre et angoissant. Un titre qui surfe sur les codes du jazz expérimental s’alliant de guitares proche de la saturation. Un titre qui fait référence à un homme malade appelé Lazare selon l’évangile de Saint-Jean citée dans la bible. Enfin, I Can’t Give Everything Away où l'artiste caméléon qui a toujours su prendre la parfaite mesure du monde qui l’entoure parvient à faire cohabiter pop, rock et jazz. Condensé d'une riche carrière. Brillante. Bref, il fait mal cet album, et surtout, il va falloir avoir une sacrée volonté pour arrêter de l'écouter en boucle.


David Bowie est mort tranquillement, entouré de sa famille et de ses proches, le 10 janvier 2016 après un combat de 18 mois contre le cancer.

Il aura donc fallu 18 mois à David Bowie pour préparer sa sortie en enregistrant un album et tirer sa révérence avec une élégance qui le caractérisait tant. Au final,  peut être un chef d'oeuvre incontestable (de plus) pour le fan qui veut bien l'entendre. Le vingt-sixième album de l'homme aux cent visages marque violemment et tristement la fin d'une carrière et d'un artiste que l'on n'oubliera jamais ! 

Bowie est mort.
Bowie pour la vie.



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