Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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9 mars 2016

Pain-Noir

Il y a des nouveautés qui renversent, qui bouleversent sans cesse. Le hasard fait tellement bien les choses, quand internet sert à quelque chose. Un clic curieux, puis deux, un nom sorti d'un drôle de rêve, une écoute, un coup de foudre. Point flagrant.


D'abord la pochette est sublime. On a beau ressasser les superlatifs, dire les mêmes banalités dans les chroniques, l'intérêt d'un album commence dans son visuel. Et vous savez que sur Break musical, nous prenons soin de trouver un sens à l'esthétique d'un album. Mais chez Pain-Noir ce n'est pas tout, c'est un tout. La ligne de guitare de La retenue, le titre phare de l'album, a beau essayer de m’envoûter, l'introduction de l'album Pain noir (à l'aube) me courbe le cœur de plaisir par un jeu de synthé hypnotique avant que Requin-baleine me ramène sur le chemin de mon intention sérieuse. Sterne... c'est sans appel, je me laisse envahir. Pain-Noir est un refuge définitif vers la poésie, une addiction pour les mots, comme il est impossible de se passer de nos jambes pour faire un footing. Lever les sorts, et je n'ai plus rien à dire. C'est un nouveau printemps pour la langue française. Sorti l'an dernier, le disque de Pain-Noir tourne dès que la nécessité se fait désirer, comme un album inéluctable et déjà incontournable. Bande-originale parfaite pour la vie de n'importe qui, les mélodies entêtantes tanguent et dansent dans les têtes mélancoliques, pour des moments électriques qui dressent les poils sur la peau. Chérir les envolées musicales comme sur Les sablières porté par un flot de mots beaux, de mots sensiblement posés au bon endroit, de chuchotements magistraux... Pain-Noir est peut-être l'artiste qui quelques décennies plus tôt, aurait pu être à la place d'un Thomas Fersen par exemple, pour faire office de fer de lance d'une nouvelle génération. Parce qu'il y a une puissance qui se dégage de l'album, une puissance qui force le respect. Un album où on se sent bien, c'est un album qui gagne à être aimé. Surtout, oui surtout, quand il embarque l'auditeur vers un univers qui le tire vers le haut.


Une sensibilité artistique qui offre un horizon frais presque nouveau, un espoir dans les mots pour un peu de poésie dans nos vies, une interprétation alléchante... Tant de lumières qui éclairent l'univers d'un artiste irrémédiablement indispensable.


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isa
9 mars 2016 à 20:20

Pain noir, j'en ai entendu parler, j'ai dû déjà entendre un ou deux titres (dont Le retenue, je pense), et ça avait déjà éveillé mon attention, je pense que c'est le genre de truc qui devrait me plaire. Ajouté à ma liste des artistes à découvrir.

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