Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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30 mars 2017

La Cafetera Roja - One Shot

Le nouvel album de La Roja Cafetera débarque comme une évidence avec Burn son hit hip-hop dépaysant en même temps que la température monte expressément ici au-dessus de ma tête. J'ai presque chaud en me promenant à l'extérieur, je bouillonne en écoutant le disque. D'où proviennent ces rayons de soleil que je vois au loin ? J'ai envie de partir là-bas.


Là-bas ça serait Barcelone, lieu de rencontre de musiciens français, autrichiens et espagnols autour d'un projet pour une musique sans frontières à l'image de la cité Catalane. Un univers sans limites pour une mosaïque musicale à faire pâlir tout amateur d'éclectisme. Hip-hop, pop, rock, salsa fiévreuse, violoncelle, se côtoient sans perturbation. L'ensemble prend là où ça fait du bien et les onze titres t'embarquent dans un tourbillon efficace. J'ai été élevé aux Kargol's, aux Spook and The Guay en grandissant en pays catalan, et dans cette galette j'y retrouve des souvenirs sonores semblables à cette époque aux mille saveurs. Des odeurs musicales que je ne boude pas. Alors je ne m'interdis pas de me fendre d'un sourire, de fermer les yeux et de me laisser emporter par mon petit coup de cœur avec Mirate A Los Ojos volume à fond. Un coup d'amour. Un air de rumba et hop, le retour aux rêves, ceux qui colle autant aux tympans qu'à la peau. Je m’arrête et repasse en boucle cette ode à la douceur estivale. Tous les titres de l'album vous mettent face aux évidences de son sens festif, au feutre doux de la voix de Aurélia Campione qui apporte un contraste fantasmatique aux phrasés de Fiti Rodriguez. Toutes les chansons oui, car c'est un disque qu'on réécoute beaucoup, presque excessivement et qui vous plonge dans les profondeurs d'une réalisation ciselée et cristalline, raffinée et racée. Dans One Shot, le métissage fait bon ménage. Si les harmonies latines de Burn présagent un disque léger et entraînant, les premières notes du deuxième morceau Sonnebrand me font facilement deviner que La Cafetera Roja veut m’embarquer sans réserve dans un voyage où tu as intérêt à attacher ta ceinture. C’est chaud, c’est beau (Woman) et ça contraste d'un titre à l'autre (Sugar), quand les émotions balancent d'un violoncelle à des drums langoureux, paf d'un coup ça groove avec le funky One Shot. C'est afro, c'est disco, c'est chaud, c'est beau. Y’a de la couleur ici. Sur 4 Her Fikus, il y a du Scarecrow, du Soviet Suprem, beaucoup de chaleur attisée par un feat savoureux. Savoureux oh oui avec le titre suivant Bohemia, doux, mélancolique, qui prend aux tripes quand ce rap s'enflamme...Fiévreux... La fièvre jusqu'au bout, le mercure monte, le violoncelle s'élance et Laurent Kebous prend le micro sur Shadows... Palpitation ! .Art For Peace... Picotement ! Rage ! Surexcitation ! Bouillonnement ! Fougue ! Féerique ! Le dernier morceau achève l'écoute de l'album dans un rock progressif splendide. 
SPLENDIDE J'AI DIT !


Assis au bord du quotidien, la question n'est plus de savoir si ces rayons de soleil sont ceux de l’aube ou du crépuscule. La lumière qui jaillit du nouvel album de La Cafetera Roja à un mérite : celui d'une double écoute. Dansant et chaleureux, puis incisif et revendicatif. Le poing levé ou roulements de hanches, image de bitume ou carte postale de plages ensoleillées. Une chose est sûre, il me fait bouger la tête (et pas que) ! 
Voilà un album puissant (et sexy) !  

Tracklist
01 - Burn
02 - Sonnebrand
03 - Make You Sweat feat Mr.Gikko
04 - Woman
05 - Sugar
06 - Mirate A Los Ojos
07 - One Shot
08 - 4 Her Fikus feat.La Cafetera Roja
09 - Bohemia
10 - Shadows feat Laurent Kebous
11 - Art For Peace

Sortie le 31 mars 2017
Green Piste Records



 
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