Imbert Imbert - Petit journal du feu (2026)
Imbert Imbert est assurément un grand conteur du sensible. Son disque, savamment construit, prend place au sein d’une discographie étalée sur près de vingt ans, nourrie par des éléments de la chanson à texte, du jazz libre et du rock abrasif. Dans la chanson, on sait que le pari est réussi lorsque l’intimité brute d’un morceau nous fait croire qu’elle nous appartient. Je trouve que c’est le cas dans Petit journal du feu, où l'hommage au père devient le miroir de nos propres failles. En s'adressant ainsi à l'auditeur, Imbert Imbert mêle habilement le journal intime et le mythe universel. Puisque ça me touche, j'en conclue que c'est la marque des beaux disques. Chez Imbert Imbert, c'est direct, sans filtre, avec une distanciation parfois ironique, tellement emblématique de son style. L'album est truffé de ruptures visant à nous rendre complices ou nous invitant à réfléchir. Le ton emprunte souvent à la hargne comme à la tendresse, brossant des portraits d...