22 avril 2020

Volin pour des ritournelles agréables d'un début d'après-midi de printemps. Des bourgeons de mélodies qui attendrissent, une envie de se coucher dans l'herbe, d'enfiler son casque sur les oreilles et d'écouter Cimes en observant les quelques timides nuages qui passent dans le ciel.


C'est de cette façon que j'ai envie d'écouter le nouvel album de Volin. Pas confiné entre quatre murs, non, je veux sentir la nature remplir mes poumons, je veux que le soleil caresse mon corps. Moins sombre que le précédent album (chronique ici), Cimes offre de la hauteur, un univers plus aérien et aéré, emprunt d'une douce mélancolie. Goûtant la poésie de ce groupe de talent, j'ai immédiatement été séduit par cet album étonnant, fort de mélodies envoûtantes et de textes finement ciselés. Cette voix traînante un peu suave qui cajole le tympan distille avec brio des mots qui incitent à écouter attentivement les onze titres qu'offre l'album. A la manière d'un Bashung par exemple, qui nous oblige à arrêter toute activité pour entendre ce qu'il nous chante. Et la musique de Volin m'enchante également jouant de virtuosité pour faire danser les mots. Entre rock, musique électronique et folk épurée, cette alchimie musicale absorbe l'âme qui part dans une balade planante. Allongé sur l'herbe, le casque sur les oreilles, je pars, je me retrouve ailleurs, je retrouve la chaleur (Partir), cette chaleur qui a tendance à se faire rare en ces jours particuliers. Je vole entre deux rêves, touchant la cime de la montagne de mes envies, bercé par le morceau magnifique Entre deux rives. Le volume n'est pas au maximum, j'entends les oiseaux gazouiller, et Avant me chatouille de frissons. Descendre en soiHier, mais aussi Blanc... J'apprécie fortement l'écoute, le calme et la lenteur du moment, loin de la vie schizophrène d'avant mais avec les contrariétés actuelles avec lesquels il faut bien avancer, paradoxe d'une époque où la musique est un refuge. Avec des albums comme Cimes, les sentiments se dégustent, pour une tranche de bonheur et de quiétude, sans superflu, sans artifices. 


Alors ne nous privons de rien, au contraire, tout plaisir est bon à prendre. Surtout avec cet album riche, capable de faire place nette aux sentiments, le temps d'un agréable instant, prendre de la hauteur et revenir aux fondamentaux en poésie. Volin signe un disque vertigineux !

Tracklist
01 - Descendre en soi
02 - Cimes
03 - L'élan
04 - Qui va là
05 - Petit à petit
06 - Partir
07 - Entre deux rives
08 - Avant
09 - Ma muse
10 - Hier
11 - Blanc

28 février 2020
Upton Park

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1 commentaires :

Hop hop hop je vais l'écouter de ce pas !

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