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Affichage des articles associés au libellé Pop

Boris Maurussane – Tears of English Town (2026)

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Reprendre le fil des chroniques pour la rentrée n'est pas chose aisée, mais rien de tel que le second album de Boris Maurussane pour remettre la machine en route. On plonge ici dans une odyssée sonore d'une élégance orchestrale rare, qui fera le bonheur des amateurs de pop savante et d'arrangements ciselés. Mais que les novices se rassurent cette œuvre demeure extrêmement accessible pour quiconque affectionne les harmonies généreuses et les mélodies panoramiques. Dans un monde où le chaos ambiant et les perturbations climatiques ou amoureuses semblent régner, cet album cherche à sortir l'auditeur de l'ornière. Toute ressemblance avec la situation que nous connaissons est certainement purement fortuite. Pour ce second album (après Social Kaleidoscope ), Boris Maurussane à transformé son studio transformé en laboratoire d'expérimentations. On y croise des musiciens d'élite issus du jazz, du classique, du baroque et de la pop qui viennent sillonner les genres...

Hyperrêve - Nous voyagerons dans la nuit (2026)

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Avec Hyperrêve , le projet de Samuel Lequette, la pop française se fait nocturne, élégante et traversée d’une mélancolie lumineuse. Son troisième album Nous voyagerons dans la nuit , ressemble à cette dérive douce dans les heures bleues, là où les sentiments deviennent plus fragiles mais aussi plus sincères. Dès les premières notes de Il n'y a pas de paradis , je plonge dans une pop organique où les synthétiseurs analogiques respirent au rythme d’une instrumentation léchée. Le duo avec Laure Calamy apporte une couche onirique à ce morceau d'entrée et transforme le désenchantement en une forme de résistance joyeuse, appréciable. J'aime le flegme d' Hyperrêve , son côté dandy de fin du monde, pas celui de salon, celui qui ajuste sa cravate alors que le paquebot penche sérieusement. C'est l'élégance comme ultime politesse face au chaos. C'est un peu à ça que je pense dans le titre suivant Nous voyagerons dans la nuit . Il y a du Daho dans la pop de Hyperrêve, d...

David Delabrosse - Les mots modernes (2026)

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Le cachalot entre parenthèses, place à l’homme. David Delabrosse revient avec Les Mots modernes , un disque qui ausculte nos solitudes numériques et nos rides naissantes avec une autodérision salvatrice.  Entre pop lettrée et spleen de salon, le Rennais signe une œuvre habitée. C’est le risque du métier : quand on a passé des années à chanter pour les enfants (sous le costume d'Ego le Cachalot), comment redevenir ce "songwriter" capable de piquer le cœur des adultes ? La réponse de David Delabrosse tient en dix titres d'une belle précision. Dès l'ouverture, le ton est donné. Delabrosse n'essaie pas de jouer au jeune loup de la French Pop. Au contraire, il embrasse son statut de Super Quinqua. Avec un flegme qui rappelle les meilleures heures de Vincent Delerm ou de Neil Hannon (The Divine Comedy), il observe le monde qui s'accélère sans lui, préférant le confort d'un canapé à la fureur des algorithmes. Mais attention, pas de gémissement ici. L’écritu...

Sam Sauvage - Mesdames, Messieurs ! (2026)

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Alors là, les amis (enfin les gens qui se perdent ici), asseyez-vous deux minutes et laissez-moi vous parler de ce dernier Sam Sauvage , Mesdames, Messieurs !  que je viens de prendre en pleine poire, et je ne m'en remets toujours pas. C'était imprévisible. C’est une effraction musicale qui me chatouille la nuque, c’est Sam qui débarque dans mes écouteurs sans frapper, avec sa gueule d’ange cabossé et ses mots qui pèsent des tonnes de tendresse pour un voyage au bout du cœur. Ce qui me fascine chez ce type, outre sa beauté mythologique, c’est sa capacité à transformer le banal en sacré moment, intensément. Sa voix, c'est du velours râpé qui gratte là où ça fait du bien. On sent l'héritage des grands, je pense à William Sheller pour la dentelle du piano, à Arthur H pour le grain au fond de la gorge, à Etienne Daho pour la sensualité diffuse mais Sam il a ce truc bien à lui, bien sauvage, cette urgence de faire qui dégouline de chaque note. Faire de la musique, faire tilt...

Delayan — Looking Towards the Atlantic (2025)

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Quand Pascal Layan décide de larguer les amarres et de voguer en solo sous le nom de Delayan , c'est pour nous offrir une carte postale sonore entre les côtes de l’Atlantique latine et les plages à l'atmosphère anglaise. Looking Towards the Atlantic est un voyage autant intérieur qu’exotique, bercé de mélodies anglo-saxonnes, d’arrangements soignés, et d’un souffle nostalgique bien placé. Ancien membre de Bristol, Delayan revient des terres lisboètes, riche de ce soleil ibérique, porté par le chant des vagues et les jours plus clairs. À son retour, il compose à la fois à la guitare et surtout au piano qui lui ouvre des perspectives nouvelles pour l’écriture. Dès l’ouverture, English Motorbike , je capte le ton : basse ronde, chœurs entêtants, groove tranquille mais affirmé. Un morceau pour rouler sur une route côtière au lever du jour et avec ce titre, Delayan ne cache rien de ses amours : les années 60-70, la pop anglo-saxonne soignée, les harmonies presque classiques. Je su...

Wendy Pot - Poppy Field (2024)

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En cette fin de soirée, les lumières tamisées du salon créent une atmosphère douce et apaisante. Les coussins moelleux du canapé invitent à la détente, et j'installe mon casque sur les oreilles. Avec un soupir de contentement, c'est le moment parfait pour découvrir le nouvel album de Wendy Pot . Sylvain Grout, artiste plasticien de renom, explore de nouveaux horizons musicaux avec ce nouveau projet. Après avoir posé les fondations de son univers sonore avec trois albums sous le nom de Grout/Grout, il se réinvente avec Wendy Pot, enrichie par l'arrivée de Pauline Montels au clavier et au chant. Je lance la première piste, et immédiatement, une vague de mélodies délicates envahit la pièce, du moins mes écouteurs. Les premières notes de Flowering Carnival flottent comme une brise légère portée par la douceur des chants. Il y a une tranquillité et une sérénité dans ce premier morceau qui me rappelle mes amours de Santa Cruz, me voilà bien. The Last Killer est une immersion di...

Danilo - LMQR (2024)

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Voilà un album qui traîne depuis mars dans ma valise de disques à découvrir. Je lui ai donné une chance dernièrement et très vite une multitude d'histoires sont venues se loger dans mon imagination musicale. C'est une peinture aussi, l'album LMQR de Danilo se déploie comme un tableau de vie. Les mots, tels des pinceaux, esquissent des émotions brutes et des paysages sonores d'une beauté à saisir dans une belle pop à la française inspirée par Lescop ou encore Étienne Daho. L'exploration commence dans un hôtel de province avec Hôtel restaurant , où les chaises grincent et les murs murmurent. La voix de Danilo, à la fois fragile et puissante, nous guide à travers les couloirs de sa nouvelle création. Les guitares résonnent comme des souvenirs, et chaque note est une clé pour ouvrir une porte vers l'inconnu. Danilo nous raconte des histoires d'amour et de désir, intenses, celles dont on souffre de dépendance ou de chagrin, petit coup de Méthadone et les beats da...

Etienne Daho - Tirer la nuit sur les étoiles (2023)

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Première amorce, je me suis retrouvé à la dérive... Je n'ai rien compris à ce qui vient de m'arriver, mais vraiment rien, et pis bon c'est pas trop grave hein, je m'en doutais un peu. Je lâche prise très rapidement sans véritable raison quand j'écoute Étienne Daho . Vendredi, fin d'après-midi, train n°855274, mon téléphone affiche une nouveauté sur deezer. Ça ressemble (encore) à un truc qu'il faut écouter avec amour, pour ressentir vraiment ces sensations. J'attends toujours quelques semaines avant de prendre une décision, je l'achète maintenant ? J'attends un peu ? Pour Tirer la nuit sous les étoiles , j'étais chez mon disquaire préféré dès le lendemain de sa sortie. Toute la nuit de la veille, j'ai rêvé de caresser ce disque. De le tenir entre mes mains pour mieux le sentir... que veux-tu, le cœur qui cogne … "Nous croyons posséder les objets mais ce sont eux qui nous possèdent" Chuck Palahniuk Quatre jours plus tard, ce disq...

Albin de la Simone - Les cent prochaines années (2023)

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J’ai le sentiment qu' Albin de la Simone fait partie de ces artistes tellement viscéraux qu’il révèle, non seulement des merveilles esthétiques insaisissables toujours aussi agréable à écouter, mais surtout des visions d'un monde poétique un peu enfouie dans notre quotidien qu'il libère comme ça, en créant des chansons. Car esthétiquement, la force musicale de ce nouveau disque est indéniable, la maitrise lumineuse de la narration cohabite magistralement avec une ballade musicale sentimentalement forte contenue dans chaque ton et chaque note, dont le résultat témoigne de la puissance. Ouvrant des brèches, pour chaque auditeur qui y projette sa propre expérience existentielle, la beauté se trouvant toujours en partie dans l’oreille du récepteur, comme je pense souvent. Il faut bien sûr pour cela, tout le talent de l'artiste que l'on écoute. Albin de la Simone ne déroge pas à cette règle, c'est toujours un régal de plonger dans une de ses créations. L’album s’amo...

HK - Danser encore (2021)

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Quand les choses commencent à devenir trop lourdes à supporter, voici un album que j'écoute pour apaiser les maux de cette vie. Vous savez, les réformes, les élocutions, les débats, les spécialistes du dimanche, les juristes d'internet, les haines, la télévision, les pubs, le non-respect général, on veut bien essayer d'y échapper au maximum de tout ça mais ces toxines nous rattrapent toujours et ce malgré nous. Rébellion pacifiste, synthèse d'élégance sociale, six titres dont deux (fortes) reprises pour repeindre un peu plus notre quotidien de couleurs réconfortantes. C'est court mais c'est bon. J'ai commencé cette chronique dans le train, les écouteurs branchés sur Deezer, HK comme bande-originale de ce matin-là. Une pulsion, une envie, un besoin. Le soleil qui se lève est beau, et en traversant le hall de la gare, mon regard à croisé un jeune couple, corps contre corps dansant et apaisant l'atmosphère. Quelques secondes couplées à Dis-leur que l...

Mickey 3d - Nous étions des humains

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Quand j'écoute cet album, j'ai le bourdon. Le même bourdon qu'il y a vingt ans quand sortait Tu vas pas mourir de rire . Je ne l'aime pas trop ce bourdon et c'est vrai qu'en écoutant certains titres de Mickey 3d il n'y a pas de quoi mourir de rire. Quand j'écoute ce dernier album, j'ai le bourdon qui vole. Elle est flippante cette vie quand on y pense. Peut-être plus chez certaines personnes dont la sensibilité peut jouer de mauvais tours. Peut-être moins chez d'autres qui n'en ont rien à foutre, tant que leur vie va, tout va. Tour de piste, la boucle était-elle bouclée ? Est-ce l'anniversaire de Respire ? Demain finira bien ? La peur ? De l'album Tu vas pas mourir de rire qui sera sacré en 2004 aux Victoires de la Musique ? Ou juste rappeler que les années passent et que rien ne change ? Quoi qu'il en soit, Mickaël revient encore plus nostalgique, sept ans après le génialissime Sebolavy , avec des titres comme Emily dansait q...

Stromae - Multitude

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Multitude un évènement ? Oui peut-être. Pas si sûr. Sûrement. Qui sait. On a beau essayer de rester stoïque, de faire comme si de rien était, ce n'est pas toujours facile. Surtout que Stromae ne peut garder ses émotions pour lui, il les communique hyper bien. Pourtant, rien n'est vraiment excessif dans ce troisième album méga méga attendu. Même si, dans de grands éclats de génie ou d'explosions de sentiments, il y a bien une pincée de morceaux expressifs qui désamorcent les quelques retenues qu'il me reste. Rien de folichon dans les paroles, l'intérêt de ce troisième disque se trouve surtout dans ses compositions et sa réalisation. Dans ce sens, je retiens Santé évidemment. Titre très dansant comme nous a habitué l'artiste, avec un très beau message en prime, mais il y a surtout dans ce disque L'enfer , qui parlera à des milliers de gens et probablement des millions puisqu'il s'agit de Stromae. Simple mais terriblement efficace ! Quel titre ! La char...

Planterose - s/t

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Il y a chez Planterose , cette forme de sensibilité pop heurtée à une irrésistible envie de dansoter. C'est comme danser mais en plus discret, parce qu'avec le casque sur les oreilles on me prendra forcément pour un con dans la rue si je me laisse envahir par la musique de ce premier album.  Premier album pour les quatre membres de Planterose . Florence au chant et clavier, Thierry à la guitare et au clavier, Nicolas à la basse et Eric à la batterie, une composition somme toute classique mais qui ne se termine pas dans la banalité. Avec leurs influences d'hier et les amours d'aujourd'hui, les Rouennais nous offrent une pop actuelle et intemporelle qui a tout pour séduire. Comme la saveur des couleurs de sa pochette, ce premier disque est comme ce genre de bonbons irrésistibles qu'on aime faire fondre dans la bouche pour faire durer le plaisir acidulé. Délicieux de huit titres et d'une belle demi-heure de musique, harmonieusement maîtrisé et cohérent de bout ...

Appelez-moi François / EP

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Je vais vous racontez ce qu'il se passe généralement quand je reçois l'album d'un groupe ou d'un artiste que je ne connais pas. J'observe d'abord la pochette, les titres puis aussi les remerciements en fin de livret quand il y en a. Sur ce disque j'ai repéré deux noms familiers, celui de Chloé d'abord, qui s'occupe de la promotion du projet et qui fait partie de mes admirables dealeuses et dealeurs de bonnes musiques (que je remercie donc), puis celui de monsieur Alexandre Zapata fidèle disciple d'Oldelaf. Je ne sais la place du divin musicien et choriste du créateur de la Tristitude, mais l'évocation de sa présence à nourrit ma curiosité pour découvrir Appelez-moi François . Comme un gage de qualité. Appelez-moi François est le projet pop Lo-FeelGood tout frais de Romain Lefrançois (ex-Sollex) et d' Olivier Le Gall (qu'on a croisé par ici ). Le duo souffle un véritable vent de douceur sur le quotidien avec un zeste de nostalgie pou...

Lisa Portelli - L'innocence

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Rapport de la toute première écoute de ce nouvel album : une voix et une sensibilité musicale qui enveloppent l'esprit pour des moments d'apesanteur finalement rare. Lisa Portelli est une énième artiste que j'ai observé de loin pendant longtemps en sachant éperdument que j'allais aimer son univers sans jamais avoir pris le temps de franchir le pas. Je suis en vacances, j'en profite donc pour me lancer dans les nombreux albums que je dois veux chroniquer. Je me jette sur celui de la chanteuse à la pochette rassurante, intrigante. Les premiers titres qui me frappent sont Ennemi , Spleen puis vient Prière , ce dernier titre que j'écoute en boucle durant deux jours tellement il est beau explose soudain, quand la triste nouvelle se repend sur les murs virtuels des amateurs de bonnes musiques : Dani est partie. En effet l'invitée fait un feat toute seule sur ce morceau pour un piano/voix sublime dans une tempête de beauté poétique. Bouleversant et dorénavant te...

Julien Ribot - Do you feel 9 ?

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J’écris cette critique en même temps que j’écoute l'album d'un artiste que je découvre, donc le ressenti passe directement de mes oreilles à mes doigts. En glissant par mon cœur, et les petits pas de danse qui vont bien avec. C'est une découverte que j'ai reçue, une belle. Une très belle même.  De ce que j'ai déjà pu retenir de mes premiers rendez-vous avec l'album, c'est que tout a très vite éclairé l'influence émotionnelle sur ma personne. La filiation -voir l'hommage- avec David Bowie est tellement évidente dans cette pop-psychédélique que c'est impossible d'y échapper sentimentalement. Do you feel 9 qui ouvre l'album donne le tempo. C'est frais, c'est fou et ça va DOIT devenir indispensable dans toutes les bonnes playlists. Nous avons donc à faire à un album (presque) psychédélique comme l'évoque la délicieuse pochette créée par Julien Ribot himself, avec des sons bien électroniques qui me retournent la tête, une produc...

David Bowie - The Next Day

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The Next Day , sorti une décennie après son précédent album studio Reality, est le premier à être publié après ses problèmes de santé en 2003. Beaucoup de fans avaient conclu que David Bowie avait décidé de se retirer avec élégance, nous laissant avec un des héritages musicaux les plus créatifs qu'il soit. C'était une consolation envisageable.  Comme beaucoup de gens de ma génération (et surtout de celle d'avant), Bowie a d'abord bercé mon adolescence. Partageant mes doutes et mes fantasmes, je suis devenu accro à cet inclassable artiste. Donc, étant un fan de longue date, il était normal de se jeter sur ce nouvel album sans retenue. Après des tubes énormissimes comme Changes, Life On Mars, Starman, Rebel Rebel, Let's Dance, Aladdin Sane, Ziggy Stardust, Heroes et bien entendu Space Oddity que pouvons nous attendre de plus ? De mieux ? Pouvait-il faire mieux d'ailleurs ? Ce qui est sûr, et après avoir écouté cet album, David Bowie n'était pas revenu par act...

Alexandre Delano - Ven Ven Ven

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Après avoir publié six albums au sein du groupe The Delano Orchestra (chanteur / leader) et accompagné l’aventure Babel de Jean-Louis Murat, Alexandre Delano se livre à l’écriture d’un second album en français. Alexandre Delano est le genre d'artiste qui m'intéresse de part sa polyvalence. Compositeur d'une belle plume poétique, musicien d'une pop aérienne et vidéaste aux images envoutantes, son univers mélodique qui rappelle celui de Sparklehorse me plonge dans de douces séquences mélancoliques. Un univers enrichi par une voix qui dépeint à merveille les sensations. Sa performance crée une proximité qui résonne avec la tendresse, et une sensation d’apesanteur qui rend l'écoute planante. Ven Ven Ven s'ouvre avec Le grand défi   ( clip ) sur de longues caresses de guitare, et s'offre le luxe de me balancer des pulsations harmoniquement sensuelles. Quand s'invite le piano, la combinaison des deux instruments équilibre une sorte de filament élastique au...

Olivier Rocabois - Goes Too Far

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Auteur-compositeur-interprète, chanteur et multi-instrumentaliste autodidacte, Olivier Rocabois est né du côté de la Bretagne. Après avoir joué dans une myriade de groupes à Rennes puis à Paris, dont le projet All If crée en 2008, 2019 signera la naissance d'un nouveau chemin en solitaire avec la publication d'un premier 45 tours prélude à son premier LP qui vient de sortir en avril dernier.  Olivier Rocabois dérive de la grande vague pop des années 60-70 tel un Beatles dans un costume de Bowie. J'écris ça par flatterie et pour de très bonnes raisons : la qualité qui se dégage de cet album d'abord, mais aussi pour l'interprétation sans failles et quelques beaux flashs musicaux qui confirme un talent certain pour la mélodie. Des mélodies ultra-somptueuses au passage. Si vous voulez un bon exemple de sa capacité à naviguer dans les eaux des illustres artistes cités plus haut sans que ça soit ennuyant ou provenant d'un mauvais copié-collé, Arise Sir Richard  est ...

Nicolas Dax - Balade

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J'ai lu que Nicolas Dax était un grand rêveur, fasciné depuis toujours par les œuvres de Jean Cocteau et l’univers de David Bowie. Cela m'a suffit pour être tenté par la découverte, et j'ai bien fait. J'ai vraiment bien fait.   Le premier morceau que je découvre est Ombrages . Volupté et mélancolie à volonté, j'ai plongé de toute mon âme dans la pop baroque de ce bel artiste juvénile et j'en ai encore la chaire de poule après avoir écouté une douze fois d'affilé ce premier titre. Magnifique, ça caresse la pop aérienne des années 70 à mi-chemin entre Christophe et William Sheller avec la tendresse touchante d'une Barbara et ça transporte loin, très loin. J'aime ça et ça me donne envie de m'accrocher aux quatre autres titres qui suivent pour des promesses de ballades mélancoliques, sensorielles, sensuelles et émotionnelles. Cette belle découverte en ces jours de floraisons ouvre une fenêtre pour m'évader ailleurs, Nicolas Dax en musique d...