Thomas Cousin - Debbie et moi

Avec Debbie et moi, Thomas Cousin nous invite à découvrir son univers personnel et intime, une chanson française où les textes font la part belle aux souvenirs et aux images évocatrices, enveloppée d'une pop soyeuse aux arrangements soignés. Un premier album plein de promesses !

Voilà une chronique qui a mis du temps à émerger. La raison ? Debbie et moi est un album incroyable. Attends, je vais te l'écrire en majuscules. INCROYABLE, pour que tu comprennes mieux qu'il est vraiment incroyable. Combien de fois l'ai-je écouté sans avoir la capacité à faire ce que je veux, à me séparer des mots et des mélodies de Thomas Cousin, pour qu'à la fin, avoir énormément de mal à remettre les pieds sur terre après des chansons comme Voir la mer (grandiose) Chanson de pluie, Que se fanent les roses, et surtout La chaise vide. Bouleversante. Les yeux humides. Une poésie forte. Un chant vibrant. Ouais je vibre, j'ai des frissons et je pense mon temps à avoir envie de chialer... Il se dit dans les papiers qu'il y a une similitude avec Gaëtan Roussel, moi je n'entends rien. Je ne suis pas très fort pour ça. Mais si je devais dire une connerie dans le style, alors je pourrais dire qu'il y a chez Thomas Cousin un peu de poésie excessive à la Damien Saez en moins pathos avec l'honnêteté du chant d'un Mano Solo amoureux de la vie. La passerelle... Mon Dieu qu'elle est belle cette chanson ! (cliquez ici) Cette tornade d'émotions, cette violence des sentiments, cette puissance des mots, cette intensité des instruments, donnent envie d'avoir à tout jamais cette flamme qui brûle dans le ventre et vivre une passion, un désir, intensément...  Toi tu crois... Perdre le sommeil... Plus j'écoute l'album et plus il m’impressionne. La claque aussi avec des morceaux plus "rock" plus "nerveux" comme avec Dans ma têteJour de braise (wow le timbre de voix mec ! Avec cette rage qui racle la gorge comme un Arno de manière audible, c'est juste incroyable !). Un putain de disque profond devant lequel j'ai l’impression de caresser l’essence de quelque chose de sensible, indicible, long à digérer car très intime pour se l'approprier rapidement, et qui me transporte plus loin à chaque écoute, que ce soit en balade dans la forêt, dans le train, dans le métro, dans le bain, dans le canap', dans le casque, à fond dans le mange-disque, en faisant la vaisselle, en regardant danser les nuages par la fenêtre, ou le dernier coucher de soleil comme hier soir...  Avec ses histoires, ses souvenirs, son enfance, ses amours, ses névroses, Thomas Cousin s'impose à nous à travers treize grandes chansons. Sans artifices, d'une justesse assurée et avec une arme redoutable : sa plume pour écrire. L'auteur-compositeur-réalisateur-arrangeur qui dit ne pas être chanteur vient de sortir un premier album incroyable qui me donnerait presque envie d'arrêter ce webzine afin de ne plus passer ma vie à courir après les découvertes et les sentiments qui en découlent pour arrêter le temps sur ce que Debbie et moi est en train de me procurer. Mais je ne vais pas le faire parce que j'attends déjà impatiemment son second album. Et les suivants, évidemment. 


Debbie et moi est mon œuvre préférée de l'année, du moins elle a sa place dans le lot des trois-quatre disques qui ont essoré allègrement mon cœur d'auditeur émotif. Un vrai disque beau, simple, poignant et attachant qui sollicite les fonctions les plus sensibles de mon corps, de mon âme et de mon esprit. Touché !

Tracklist
01 - Voir la mer
02 - Dans ma tête
03 - Chanson de pluie
04 - Toi tu crois
05 - Pas comme tout le monde
06 - J'crame tout (feat.Aron Cohen)
07 - La passerelle
08 - Jour de braise
09 - Que se fanent les roses
10 - Parle-moi de nous
11 - La chaise vide
12 - Perdre le sommeil
13 - La plantade

15 septembre 2020
Autoproduit


www.facebook.com/ThomasCousin

Commentaires

  1. L'extrait me donne envie, j'aime le timbre de voix, je vais de ce pas écouter l'album (quand j'aurai fini de lire les deux-trois chroniques qu'il me reste à lire ici).
    Marrant que tu fasses référence à Saez dans le descriptif, déjà le titre de l'album Debbie et moi rappelle le Debbie de Saez, et dans la chanson-clip A perdre le sommeil, référence à Châtillon sur Seine qui la aussi m'évoque la magnifique chanson éponyme de Saez (lorsqu'il n'était pas encore devenu une caricature de lui-même :( ) De même "Toi tu crois" est presque le titre inversé de "Tu y crois toi ?"
    Bref je ne sais pas si Saez est une référence pour Thomas Cousin ou si c'est juste un hasard. Peu importe, j'ai aimé A perdre le sommeil et j'ai juste envie d'en écouter plus.

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    1. Salut Isa je lis ton Com alors je me permet de te répondre ... Damien Saez est un artiste qui fait partit de mes influences (même si elles sont très nombreuses et variées) et si j'écris "qu'en j'entends Chatillon sur seine je pense à tois ou que je traine" je fais bien référence à la chanson de Saez que j'écoutais beaucoup avec ma compagne lorsqu'elle était enceinte ... Par contre les autres références sont fortuites l'album s'appelle "Debbie et moi" car ma compagne s'appelle Déborah (aucune référence à l'album de Saez) et j'avoue que je n'avais même pas capté la proximité des titres entre "Toi tu crois" et "Tu y crois" qui est pourtant une chanson que j'aime beaucoup ... peut être l'inconscient a travaillé tout seul ;) Merci pour tes quelques mots Thomas

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