Si vous adorez être surpris par un groupe, ou un chanteur, dont la musique est impossible à ranger dans une catégorie de style, le nouvel album de MP1point2 est fait pour vous. Les 400 coups est un drôle d’objet musical. Probablement parce qu’il est porté par un univers difficilement saisissable, passant aisément d'un style à l'autre en une note. De l'électro au hip hop, avec des touches salsa, rock, soul jusqu'au reggae. Instinctivement, on compare peut-être trop vite l'esprit du groupe toulousain à celui, d'un registre différent évidemment, des Rage Against The Machine ou un peu plus des Beastie Boys , ces formations capables d'exploser les frontières de la musique, avec un naturel qui flirte entre excellence et assurance évidente. Le résultat est bluffant, presque dévastateur. Chez MP1point2 la fusion fait la force. Et quand on vous dit "force", ce n'est pas avec des pincettes. Cet album dégage une puissance hallucinante, que même av...
The Stranger de White Crocodile fait partie de ces éclaircies qui percent d'un rayon de soleil la monotonie glaciale et fréquente des jours sans mélodies. Le premier titre " One way ticket " dessine un paysage chaud et sonne la charge totale d'un envoûtement qui s'annonce lourdement excitant. Sublimé par la palpitante chanteuse anglaise Julie Biereye , le suédois Eric Maunoury à la batterie, le français Julien Omé à la guitare et l'américain Jeff Hallam à la basse, le groupe paralyse le temps et injecte un folk-rock'n'roll électrique à l'esprit punk sur nos habitudes musicales, bouleversant au passage nos certitudes acquises. Un album qui percute, qui perturbe, mais comme c'est agréable ! Flagrante claque prise par ces onze titres qui s’enchaînent, et véhiculent des flashs, des odeurs et des envies d'un voyage que l'on se priveraient de retour. On garde à l'esprit ce désir de ne pas en sortir, surtout sur “ Sleepless Tango ”...
Les amoureux de la Belgique et principalement de Bruxelles savent qui est Arno et ce qu'il peut représenter. Le chanteur ostendais d'origine mais bruxellois d'adoption, celui qui a dû faire frissonner plus d'un parmi nous avec son titre " Dans les yeux de ma mère " chanté sur un plateau télé. C'est comme ça que je l'ai découvert, c'était bouleversant, et bien qu'ayant un gros faible pour les chanteurs avec ce genre de voix rocailleuses, je n'avais jamais pris le temps de me plonger entièrement dans son univers. Pour des raisons belges que je ne citerai pas, j'ai voulu franchir le pas. Bien assis confortablement dans le fauteuil, le casque sur les oreilles, une bière à la main, je suis allé à la rencontre du chanteur avec son dernier album BRUSSLD . Quarante-cinq minutes plus tard je suis resté assis un long moment dans un silence religieux. Ce sentiment qui vous empare lorsque quelque chose d'inouï et de formidablement agréable m...
Je fais partie de ces gens qui dès qu’un album sort n’hésitent pas une seule seconde à aller se l’acheter. En 2010, au revoir le piano, le virage post-rock laisse place à la guitare électrique pour nous offrir des ambiances presque féeriques. Et c’est un régal. Comme à son habitude, Yann Tiersen nous offre des ballades musicales dont lui seul a le secret. Celles qui sont capables, en fermant les yeux, de nous transporter. Une parfaite musique d’ambiance pour se sentir vivant. Rien d’autre à ajouter. Si l'on aime l’artiste, on aimera ce nouvel album épique. Coup de foudre pour " Fuck me ". Pour " Ashes " aussi, surtout. “Nous retrouvons, comme toujours dans les réalisations de Yann Tiersen, cette petite touche magique qui nous purifie si joliment l’esprit qu’on en oublierait presque toutes les contrariétés de la vie.” (source inconnu) Par contre, j’adore acheter un album pour ensuite l’ouvrir avec excitation comme si c’était un cadeau avec...
Parce que c'est la plus belle chanson française de tous les temps ? Je crois qu'il n’y a aucune autre chanson qui me serre autant le cœur que Le temps qui reste de Serge Reggiani sur un texte de Jean-Loup Dabadie et une très belle musique d'Alain Goraguer. Je ne l’ai pas choisie parce que la voix fatiguée de son interprète me rappelle celle d'un grand-père que j'aurais aimé connaître, avec qui j'aurais pu découvrir la vie. Je ne l’ai pas non plus choisie parce que choisir Serge Reggiani, c’est choisir l'un des moyens le plus sûr pour éviter les jets de pierres des pédants du monde de la musique. Je l’ai choisie parce que, pour moi, c’est la plus belle chanson française de tous les temps. Et si quelqu’un venait à dire que ce n’est pas le cas, je le prendrais personnellement. C'est une de ces chansons que l’on ne découvre pas par hasard. Pour moi, et comme pour beaucoup de gens j'imagine, c'est par le film Deux jours à tuer avec Albert Dupontel qu...
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