Quand j'écoute cet album, j'ai le bourdon. Le même bourdon qu'il y a vingt ans quand sortait Tu vas pas mourir de rire . Je ne l'aime pas trop ce bourdon et c'est vrai qu'en écoutant certains titres de Mickey 3d il n'y a pas de quoi mourir de rire. Quand j'écoute ce dernier album, j'ai le bourdon qui vole. Elle est flippante cette vie quand on y pense. Peut-être plus chez certaines personnes dont la sensibilité peut jouer de mauvais tours. Peut-être moins chez d'autres qui n'en ont rien à foutre, tant que leur vie va, tout va. Tour de piste, la boucle était-elle bouclée ? Est-ce l'anniversaire de Respire ? Demain finira bien ? La peur ? De l'album Tu vas pas mourir de rire qui sera sacré en 2004 aux Victoires de la Musique ? Ou juste rappeler que les années passent et que rien ne change ? Quoi qu'il en soit, Mickaël revient encore plus nostalgique, sept ans après le génialissime Sebolavy , avec des titres comme Emily dansait q...
Une guitare, une batterie, un harmonica. Si peu et pourtant, suffisant pour être le prolongement d'une âme et réveiller quelque chose au fond de l'auditeur ébloui que je suis. Une musique bourdonnante, résonnante qui secoue les rêves enfouis de grands espaces américains synonyme de liberté. En harmonie avec ce que le blues offre à la vie, ce que le folk prend de la nature pour nous le transmettre. Le Ptit Cham Session est une bande-originale pour égayer le quotidien. Clairement. Fin d'après-midi, la couleur du soleil n'est plus tout à fait comme celle du matin. Il y a dans son teint quelque chose qui apaise. Ou est-ce la musique qui caresse mes oreilles qui me rend dans cet état de quiétude totale ? Probablement l'alchimie de ces deux bonheurs associés. Je suis dans le train, comme souvent, je branche mes écouteurs et je me laisse envahir. Cette musique authentique du far west auvergnat se glisse sous la peau et retourne les sentiments. Et sans sourciller, j...
Vivre. Courir et vivre. Jusqu'à bout de souffle, vivre. Voilà Cali . Comme d'habitude, il donne tout, sans mentir. Car c'est ça vivre. Vivre pour aimer encore, vivre pour s'émerveiller toujours. Vivre pour y croire encore. Vivre pour niquer le temps assassin. Vivre pour ne pas lâcher. Vivre pour ne pas faire mourir les souvenirs. Tu le vois courir vers le bonheur ? Vivre c'est de la folie. D'une efficacité admirable dans sa composition, l'odeur espagnole y est savoureuse. La Catalogne aux frontières des sensations. Comme ce paysage que j'ai tant aimé et arpenté, du Canigou aux Albères, me rappelle sans cesse que ce pays est un sentiment à lui tout seul. Puis, le crescendo final, extrêmement puissant, m'offre le plus bel effet sur moi. À chaque fois, je suis pris dans l'élan d'un enivrement que je ne veux plus m'expliquer, mais je l'écoute en boucle. "Il" ne me lâchera jamais.
Je n'étais pas prêt. Après un premier extrait sur l'internet, j'ai dit ok pour recevoir l'album et le découvrir. Une fois reçu, quand j'ai glissé ce joli disque dans mon lecteur, j'en ai pris plein l'âme. De la tête aux pieds, littéralement. Le disque commence avec Je m'effrite . Je découvre une tuerie d'écritures et de compositions, qui prennent aux tripes et m'achèvent avec une grosse claque dans la tronche. Enchaînant l'écoute du titre suivant Crever les loups , les frissons m'ont pris à la gorge sans plus me quitter. Là de vive voix j'ai sorti "-Oh putain c'est beau !!". L'enthousiasme au zénith je découvre un rock authentique, dans l'héritage de Noir Désir à mi-chemin de Léo Ferré, déchirant, à double tranchant, sobre et contagieux. Les dix chansons de l'album m'appellent dans la tempête. Comme une bande son pour le combat, j'écoute et je dévore ce rock de mots contre les maux de cette société. ...
Parce que c'est la plus belle chanson française de tous les temps ? Je crois qu'il n’y a aucune autre chanson qui me serre autant le cœur que Le temps qui reste de Serge Reggiani sur un texte de Jean-Loup Dabadie et une très belle musique d'Alain Goraguer. Je ne l’ai pas choisie parce que la voix fatiguée de son interprète me rappelle celle d'un grand-père que j'aurais aimé connaître, avec qui j'aurais pu découvrir la vie. Je ne l’ai pas non plus choisie parce que choisir Serge Reggiani, c’est choisir l'un des moyens le plus sûr pour éviter les jets de pierres des pédants du monde de la musique. Je l’ai choisie parce que, pour moi, c’est la plus belle chanson française de tous les temps. Et si quelqu’un venait à dire que ce n’est pas le cas, je le prendrais personnellement. C'est une de ces chansons que l’on ne découvre pas par hasard. Pour moi, et comme pour beaucoup de gens j'imagine, c'est par le film Deux jours à tuer avec Albert Dupontel qu...
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