Ce disque, merveilleux, arrive au moment où je me pose des questions. Pourquoi ça marche ? Pourquoi un morceau me touche ? Pourquoi je me sens irrémédiablement transporté par un morceau sans aucune raison ? Et à chaque fois ? Pourquoi lorsque le morceau hurle, je veux hurler avec ? Pourquoi je me sens autant emporté ? Pourquoi j'ai envie d'être là, avec lui, jeter ses choses par-dessus bord, et peut-être même mon propre corps ? Pourquoi ses questions me poussent à vouloir y répondre ? Pourquoi toujours des questions ? Pourquoi ne pas simplement se laisser porté, prendre du plaisir à écouter une ballade gonflée aux hormones, une ballade où le pathos n'est pas forcé, que tout semble sincérité et fiction, tristesse et joie, espoir et ainsi de suite ? L'embardée c'est un peu la réponse à tout ça. Matmatah , le plus grand, le plus fringant, le plus beau des groupes bretons débarque à quai avec un disque à facettes, pétillant, plein de vie. Ce matin je suis branché sur ...
Parce que c'est la plus belle chanson française de tous les temps ? Je crois qu'il n’y a aucune autre chanson qui me serre autant le cœur que Le temps qui reste de Serge Reggiani sur un texte de Jean-Loup Dabadie et une très belle musique d'Alain Goraguer. Je ne l’ai pas choisie parce que la voix fatiguée de son interprète me rappelle celle d'un grand-père que j'aurais aimé connaître, avec qui j'aurais pu découvrir la vie. Je ne l’ai pas non plus choisie parce que choisir Serge Reggiani, c’est choisir l'un des moyens le plus sûr pour éviter les jets de pierres des pédants du monde de la musique. Je l’ai choisie parce que, pour moi, c’est la plus belle chanson française de tous les temps. Et si quelqu’un venait à dire que ce n’est pas le cas, je le prendrais personnellement. C'est une de ces chansons que l’on ne découvre pas par hasard. Pour moi, et comme pour beaucoup de gens j'imagine, c'est par le film Deux jours à tuer avec Albert Dupontel qu...
Les amoureux de la Belgique et principalement de Bruxelles savent qui est Arno et ce qu'il peut représenter. Le chanteur ostendais d'origine mais bruxellois d'adoption, celui qui a dû faire frissonner plus d'un parmi nous avec son titre " Dans les yeux de ma mère " chanté sur un plateau télé. C'est comme ça que je l'ai découvert, c'était bouleversant, et bien qu'ayant un gros faible pour les chanteurs avec ce genre de voix rocailleuses, je n'avais jamais pris le temps de me plonger entièrement dans son univers. Pour des raisons belges que je ne citerai pas, j'ai voulu franchir le pas. Bien assis confortablement dans le fauteuil, le casque sur les oreilles, une bière à la main, je suis allé à la rencontre du chanteur avec son dernier album BRUSSLD . Quarante-cinq minutes plus tard je suis resté assis un long moment dans un silence religieux. Ce sentiment qui vous empare lorsque quelque chose d'inouï et de formidablement agréable m...
Je ne voulais pas que le groupe s'arrête. Comment vivre en Bretagne si la flûte de Stan ne résonnait plus au loin ? Je ne voulais pas tirer un trait sur mon adolescence, et faire de ce groupe qu'un souvenir. Ô joie que j'aime 2017... L'album est presque rayé à force de tourner, Plates Coutures ne s'explique pas, il se vit, se ressent, se respire.... Oui respire, respire... Matmatah est de retour ! Prévu pour le 03 mars 2017, cette chose risque de cogner très fort au creux de la poitrine des fans de la première heure. Plates Coutures , le cinquième album studio de Matmatah va-t-il réussi à effacer les longues années d'absence ? Franchement oui. Cette chose… est un album dans une classe à part. Rebelote, la première pièce Nous y sommes , reprend un peu là où ils nous avaient laissé. Grosses guitares, énergie rock, embarquement immédiat dans des paroles qui ressemblent aux mots du groupe, parfois brutaux sur le monde qui nous entoure, tout le temps lu...
"Elle chante, celle qui ne veut pas hurler, elle chante, car elle est fière. Mais il faut savoir l'entendre. Tel est son chant, hurlant profondément dans le silence." C'est sur ces mots de présentation chargée de mystères que je découvre Clarys . L’album s’ouvre sur le titre éponyme, De Là , qui annonce la couleur. Une ode au mouvement perpétuel. Ici, c'est promis, les flots de sensations ne vont pas stagner. Résolument post-rock teinté de soul et de hip-hop, tout en tension, montée en puissance jusqu'à bout de souffle quand arrive le deuxième titre : La tempête ! J'adhère, j'adore. Pour la voix d'abord, dramatique, brûlante, grinçante, enveloppante. Puis pour les guitares ardentes, vibrantes, comme une injection sonore pour des sensations véritablement profondes. Après la tempête, vient l'accalmie, Je me fais à la douceur écrasante, illustre à lui seul l'univers abondant d'une artiste exceptionnelle. De là est une montagne russe à...
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