Parce que c'est la plus belle chanson française de tous les temps ? Je crois qu'il n’y a aucune autre chanson qui me serre autant le cœur que Le temps qui reste de Serge Reggiani sur un texte de Jean-Loup Dabadie et une très belle musique d'Alain Goraguer. Je ne l’ai pas choisie parce que la voix fatiguée de son interprète me rappelle celle d'un grand-père que j'aurais aimé connaître, avec qui j'aurais pu découvrir la vie. Je ne l’ai pas non plus choisie parce que choisir Serge Reggiani, c’est choisir l'un des moyens le plus sûr pour éviter les jets de pierres des pédants du monde de la musique. Je l’ai choisie parce que, pour moi, c’est la plus belle chanson française de tous les temps. Et si quelqu’un venait à dire que ce n’est pas le cas, je le prendrais personnellement. C'est une de ces chansons que l’on ne découvre pas par hasard. Pour moi, et comme pour beaucoup de gens j'imagine, c'est par le film Deux jours à tuer avec Albert Dupontel qu...
En faisant ma p'tite sélection parmi les plus belles nouveautés du moment, je vous invite, tout au long de ce mois de mai, à découvrir cette playlist 100% découvertes ! Totalement riche en nouveautés et à ne manquer sous aucun prétexte ! avec Sanseverino & Lise Cabaret, Autour de Lucie, Nico Ripoll, Cancre, Asara, Corde, Acquin, Acquin - Bise Corde - Extase des nations humaines Asara - thank you, thank you Cancre - Des nuages dans les yeux Nico Ripoll - Punk Autour de Lucie - Mes raisons Sanseverino & Lise Cabaret - Boulevard Ornano
Chaque fois que j'écoute The Marshals , ça me fait toujours le même coup : je suis pris d'une envie irrépressible de me plonger dans l'hiver et de m'enfumer l'esprit. De tout foutre en l'air et de ne jurer que pour Johnny Cash à bord d'un vieux pick-up Ford, genre le F-250 de 1964. Ouais, le rêve ! En attendant je suis là, dans ma vieille Bretagne à me faire chatouiller les oreilles par un cocktail bien épais de blues-rock qui provient du fin fond du Mississippi de l'Auvergne. Ah oui, les mecs n'ont pas traversé l'Atlantique, ils sont d'ici et pourtant si tu tombes dessus la première fois t'y croit pas un instant. Après trois albums (dont AYMF Session chroniqué à la maison ) les Moulinois, une voix, un harmonica, une batterie, une guitare, reviennent avec un monstre qui vous dévore à petit feu, des mélodies mouvantes qui vous aspirent lentement... Délicieusement... Sombrement... Une musique comme un poison des plus exquis, qui vous...
Je le savais bien avant de me plonger dedans. Ballad of John Kairos est un album à vivre plus qu'à écouter. Boucan c'est une atmosphère trouble et vibrante, à mi-chemin entre le rock distordu et la chanson cabossée. Le duo livre un album dense, où chaque morceau semble être un recueil d'errances, une chronique d’exil intérieur et d’aventures au long cours. L'album s'ouvre tel un road-movie musical aux sonorités brutes et organiques : Bla Bla c'est la chaleur des fanfares des lieux oubliés, les complaintes folk et les fulgurances d'un rock organique. Le chant tout comme la musique habitent les morceaux comme une incantation, tantôt rauque, tantôt lancinante, donnant à Ballad of John Kairos un aspect incantatoire à la Tom Waits. D'ailleurs, dans ses contrastes l'errance et l'évasion sont au cœur de cet opus. On sent l’influence des grands espaces, des bars enfumés, des lieux vivants où se mêlent poésie et chaos, des rêves de fuite où le temps s...
Chaque fois que je retourne à Perpignan voir la famille, je ne peux pas m’empêcher d'aller faire un tour chez le disquaire (qui bouquine) boulevard Clemenceau. V'là depuis dix ans maintenant que je me suis fait un petit rituel à coup de disque vinyle dans la valise et cet été je suis revenu avec Marche à l'ombre de Renaud . Histoire de venir compléter ma vieille collection. L'album de 1980, le quatrième, sera celui d'un premier grand tournant dans la carrière du chanteur tellement ce disque marquant ouvre et bouleverse la décennie de la plus belle des manières. Encore aujourd'hui, pas moins de la moitié des chansons sont jouées sur scène. L'album débute avec l'emblématique Marche à l’ombre , qui déboule banjo en cavale où Renaud pose définitivement son argot jouant un rôle important dans l'évolution du style de la chanson française à cette époque. Encore une fois, le chanteur mêle humour, critique sociale et émotions personnelles. Ça peut être comme...
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