Le temps qui reste par la Chorale du collège Reverdy
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Une chanson grave, portée par des voix d’enfants.
Le temps qui reste, repris à plusieurs, comme un chœur d’âmes mêlées — élèves, professeurs, personnels, direction… C'est un instant suspendu où le collège devient cœur battant (ce pourquoi il doit exister avant tout).
Chaque mot résonne autrement dans une bouche jeune :
promesse, fragilité, tendresse partagée.
C’est beau, c’est simple,
et ça serre un peu la gorge.
Bravo et merci aux acteurs de ce beau moment !
Oser écrire un commentaire pertinent relève de l'effronterie..... Le triptyque originel, original, est déjà la démonstration que les arts mineurs peuvent toucher au sublime... N'en déplaise à l'amateur de gitanes.
RépondreSupprimerLa version de Reggiani est parfaite. écrite pour lui par Dabadie qui excellait à prêter ses mots aux vieux monstres sacrés , chaque mot faisant mouche, aucun superflus, des mots simples, forts, justes, intimes, égrenés d'une voix railleuse, accusant le poids du Temps, mais tellement heureuse, vivante, souriante, claire, forte.... La musique ciselée par Goraguer, où les lignes mélodiques s'entrecroisent, se superposent, se chevauchent, se courent après, s'évanouissent pour éternellement recommencer.... Je ne peux l'écouter sans être intimement remué, c'est con, mais c'est ainsi; seul Rostropovitch dans le natrex de Vezelay peut tenir la corde à cette tempête intime.
Et là, au hasard de mes déambulations sur internet, par le truchement d'un article sur le dernier poète-prophète qui continue à écrire des pages noires, je tombe sur cette interprétation.... Peu adepte des coeurs d'enfants aux voix fluettes et perchées, je ravale mon orgueil et me prend une claque magistrale dans la gueule.... Ces gones (et ces plus grands enfants....) avec leur bouilles réjouies récitant ce texte, dont ils n'avaient sans doute jamais entendu parler d'aucun des protagonistes coupables de ce moment de grâce, livrent ici une version impérieuse.... Leur jeunesse évoquant ce temps qui me pèse chaque jour un peu plus, avec une légèreté, une innocence, une candeur qui dispute à l'autre Serge le fait de me faire couler quelques larmes.