Avec un casque sur les oreilles, c'est mieux.
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12 mars 2016

Billy Hornett - Bastard Boogie

Pas besoin de dix plombes pour arriver à une conclusion, alors ne tournons pas autour du pot : cet album est une tuerie. Pour les amateurs de rock'n'roll la question ne se posera même pas. Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler de rockabilly, ils se laisseront embarqué dans cette chevauchée musicale faramineuse.  


Une guitare, une batterie, une contrebasse, de l'enthousiasme et une énorme dose d'énergie. La formule de Billy Hornett est simple pour faire bouger la foule, pour faire vibrer la vie. Simple mais efficace. C'est que ça décoiffe toujours autant, même avec une tonne de pento dans les cheveux. Deux ans après leur excellent EP Shave Your Moustache, les albigeois sont de retour. Un nouvel album à la musique puissante et bourrée d’émotion, tirant vers une multitude d'influences qui gravitent autour d'un sens mot d'ordre : le show sera résolument rock'n'roll !
Une pause rock avec un album absolument hors du temps, ou plutôt d'un autre temps, mais pas démodé pour autant. Dès le début de l'opus, I Wanna Be The One véhicule un plaisir généreux, communicatif. C’est brut, terriblement sincère et crédité par une folle envie d'inviter rapidement les auditeurs dans l'album. Sans échauffement, le son balance sa sueur des années soixante et enchaîne, un poil d'énergie en plus, avec What I Want qui fait mouche avec ses solos de guitare. On goûte la fougue authentique des rockeurs à coups de déhanchements et on montre les dents pour feindre un enthousiasme conquis. Toujours un peu plus déjantés, toujours un peu plus euphorique, les titres se succèdent sans s'en rendre compte. Avec une similitude sonore d’époque, de Smile'n'Dance à Rock Once Again Tonight en passant par Bastard Boogie, toutes les influences de styles dont s’inspire le groupe (rock’n’roll, rockabilly, blues, folk, country, punk, surf) dépoussièrent le rock du vingtième siècle par des compos modernes et originales. Sans oublier que toute cette énergie ne serait sans des musiciens époustouflants, totalement habités par leur musique. Les excellents It's Never Over et Today It's Raining me rappellent même de loin, le côté furieux et passionné de The Pogues. Enfin pour terminer cette petite chronique d'un grand album, Loser Forever est le onzième et dernier titre. Sexy et acharné, il pourrait représenter à lui tout seul, cette classe inébranlable qui se dégage de cet album sublime. Un chef d'oeuvre à mettre entre toutes les oreilles.


Bastard Boogie confirme la belle forme du groupe français le plus rockabilly qu’il m’ait été donné d’écouter ! Pour les jours monotones, ou quand vous n'avez pas la pêche, que vous êtes mous du genou, hop un petit coup de Billy Hornett et la vie sera résolument rock'n'roll !


www.billyhornett.com
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