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Ibrahim Maalouf - Levantine Symphony No. 1

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Dès les premières notes, Levantine Symphony No. 1 parle de lui-même. Ce nouvel album de Maalouf ressemble à ce que Ibrahim fait de mieux. Un jazz abondant d'idées, un voyage sans frontières, une invitation a aimer la musique... Dans des fusions de différents courants musicaux, du jazz en passant par le classique, avec des vagues d'électro, pop, oriental, lounge, rock, world, Levantine Symphonie No.1 reflète dans un contraste d'élan nerveux et romantique, les sentiments et les instincts palpables de notre époque. En à peine quelques notes dès le Prélude , ce mélange de piano et de chœurs d'enfants, la voie est tracée. L'essence même de l'album est déjà contenue dans cette introduction. Parce que l'ensemble des titres suivants découle du même enthousiasme. Je pourrais y coller le slogan de FIP à la sauce du moment où j'écoute l'album :  respirez, vous écoutez Ibrahim Maalouf ... Puis vient l' Ouverture , et l'artiste entre en scèn...

Makja - Ne te retourne pas

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Il y a des chances que je loupe ce billet, écrit à chaud et sans retenues, parce que je ne vais avoir aucune objectivité sur un artiste que je trouve magnifiquement prodigieux. Je suis si fan qu'il va pleuvoir des tonnes de superlatif. Makja c'est comme un graff coloré sur les murs gris de notre quotidien urbain, c'est un rayon de soleil les lendemains difficiles. Les lendemains difficiles dont on ne peut s’empêcher de se sentir lésé. Médias, télévisions, gouvernement, parti politique, haine, rage, violence... Comment se relever à chaque fois ? Comment trouver l'envie de mettre un casque sur les oreilles et se laisser dominer de la tête aux pieds par une musique, un texte fort, une voix précieuse ? Comment ?  "Si tu ne viens pas au maquis, Makja viendra à toi." Makja est venu à moi, sans prévenir, fracassant, foudroyant un soir d'automne il y a deux ans avec un EP de quatre titres époustouflants. Un coup de foudre. Sans aucun doute pour ces mots...

Le clip fou de 45min des rennais BOPS !

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Oh wow ! Voici le dernier clip du groupe BOPS de 45 minutes tourné en plan séquence. Douze scénarios pour les douze titres de l'album éponyme du groupe sorti l'an dernier. Un travail incroyable, un défi technique réussi filmé et réalisé par François Le Gouic. Les trois frères, Germain, Oscar et Louis, excellent dans une musique garage éclatante de vitalité et de peps. Voilà donc un clip totalement original pour une plus grande et une meilleure immersion dans la musique sixties du groupe rennais.  www.facebook.com/bops www.bops.bandcamp.com

Elysian Fields - Pink Air

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Pink Air est le neuvième édifice de Elysian Fields . Le duo New-yorkais décloisonne encore un peu plus son rock indie, et fait de son nouveau jet un ensemble sensuel et mélancolique. Carrément hypnotisant quant Jennifer Charles à la voix puissante, porte le rock bluesy en elle... On a évidemment d’un côté la voix incroyablement sexy de Jennifer Charles. C’est la partie visible de l’iceberg que l’on retrouve sur la quasi-totalité des titres. Derrière elle, Oren Bloedow tisse comme toujours des accompagnements de haute-volée à la guitare, avec des rythmiques taillées au cordeau comme par exemple sur Storm Cellar , à la couleur blues. Les deux compères savent y faire et chaque note coule de source, chaque boucle semble mûrement réfléchie et s’intègre à l’ensemble avec une facilité déconcertante. Au fil des morceaux, le résultat semble épurée et coulant de source alors que derrière chaque titre se cache un foisonnement d’arrangements différents, de Star Sheen plus pop, et autres Phi...

Alexis HK - Comme un ours (2018)

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Encore un artiste souvent croisé, mais sans avoir eu le temps ou le courage d'écouter ce qu'il voulait bien chanter jusqu'ici. Et comme je suis toujours impressionné devant les bons textes français, et comme j'ai déjà entendu des ami(e)s dire beaucoup de bien d' Alexis HK , j'ai décidé de franchir le pas et de me jeter sur son dernier album qui vient de paraître, Comme un ours .  Et voilà que cette nouvelle galette hexagonale tourne et tourne dans le lecteur ces derniers jours, comme un album inéluctable et peut-être un jour incontournable. Des mélodies entêtantes qui tanguent et dansent, une ambiance acoustique, un banjo, une contrebasse, une basse, une gratte et un chanteur avec des mots propres, séduisants sur de beaux textes. Je lui trouve un petit côté Brassens de notre époque, loin d'être déplaisant. (Edit : Je suis content, après avoir poussé la curiosité, j'ai lu qu'il avait consacré un spectacle à "son bon maître"). En tout ...

Dans les bacs en Octobre

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Même s'il n'ont pas eu droit à leur petite chronique sur Break musical , je pense que certains albums qui sortent ce mois-ci et qui sont passés dans mes petites oreilles, pourraient peut-être vous plaire. Alors puisque vous traînez par ici, laissez-vous tenter ! DANS LES BACS EN OCTOBRE Cozy - 97 (19 octobre 2018) Il y a de fortes chances pour que sans le savoir, vous ayez déjà entendu Cozy. Et pour cause, il cumule déjà plus de 60 millions de stream, grâce notamment à ses featuring avec Snoop Dogg, ou sur le titre electro “Blind” de Huko. Mais aujourd’hui, c’est avec son projet résolument pop que le jeune rennais nous revient et frappe fort d’entrée de jeu. Ecoutez :  Shelter www.facebook.com/cozymusique Joulik - Envol (23 octobre 2018) Avec ses mélodies vagabondes, ses entrelacs de voix inspirées et ses langues virevoltantes, JOULIK rend le lointain à portée de main. Dans son nouvel album, le sémillant trio s’offre une escapade aérienne et envoû...

Septembre - Si c'était à refaire

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Cela sonne comme un spleen et comme un enthousiasme, comme un automne et comme un recommencement. C'est pourquoi Septembre s'appelle Septembre. Une nostalgie heureuse, entre la tristesse de la fin des vacances et la ferveur de la rentrée. C'est par ces premiers mots écrits sur la bio promotionnelle de l'album que je découvre Septembre . Quelques mots qui m'intriguent et surtout qui me parle beaucoup. Oh oui, la nostalgie de fin des vacances et l'excitation de la rentrée, ce mois de septembre me tiraille de tous les côtés chaque année, et j'adore ça. Je lance le CD, une première écoute passe, et me voilà emballé par cette musique vive, cette pop californienne qui accompagne des textes en français simples et loin d'être désagréable. Les titres passent et je me sens bien au milieu de ces histoires de jeunes femmes égoïstes et ravissantes, de l'amour direct, de l'éternel recommencement ( Si c'était à refaire ), de crime onirique ( Du flou...

Alain Bashung - Immortels

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J'ai mis deux jours avant de me décider à écouter ce morceau posthume. Pour une question d'idées confuses dans ma tête... Pourquoi le faire revenir ? Pourquoi sortir des titres qu'il n'avait pas accepté de son vivant ?  Mais dans ce grand vide Comment résister... J'ai mis le casque sur les oreilles... J'ai pris une vague d'émotions dans la tronche. Oui, Alain Bashung est immortel, nous sommes immortels et qu'est-ce que ça fait du bien de l'entendre de nouveau. De lui découvrir une nouvelle chanson, magnifiquement écrite par Dominique A...  Immortels porte un murmure pénétrant à l'oreille qui vous sonde et semble chercher au plus profond de vous. Aucun express sinon lui... Cet voix si familière qui se glisse sournoisement en vous, lentement, calmement, mais non sans une certaine forme de nostalgie sous-jacente. La musique vient jouer de sa complexité et ses répétitions qui égratigne ponctuellement le cœur. Un retour qui sonne aussi ...

Alain Bashung - Immortels

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J'ai mis deux jours avant de me décider à écouter ce morceau posthume. Pour une question d'idées confuses dans ma tête... Pourquoi le faire revenir ? Pourquoi sortir des titres qu'il n'avait pas accepté de son vivant ?  Mais dans ce grand vide Comment résister... J'ai mis le casque sur les oreilles... J'ai pris une vague d'émotions dans la tronche. Oui, Alain Bashung est immortel, nous sommes immortels et qu'est-ce que ça fait du bien de l'entendre de nouveau. De lui découvrir une nouvelle chanson, magnifiquement écrite par Dominique A...  Immortels porte un murmure pénétrant à l'oreille qui vous sonde et semble chercher au plus profond de vous. Aucun express sinon lui... Cet voix si familière qui se glisse sournoisement en vous, lentement, calmement, mais non sans une certaine forme de nostalgie sous-jacente. La musique vient jouer de sa complexité et ses répétitions qui égratigne ponctuellement le cœur. Un retour qui sonne aussi ...

Miossec - Les rescapés (2018)

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Sentiments déchaînés, pulsions qui débordent, ici, on vogue les yeux bandés entre tempêtes de bord de mer et montagne russe. Plus près du corps, Plus près du cœur. Sans pitié, Miossec frappe encore et d'album en album s'impose comme celui qui... L'artiste qui... Comme celui qui... L'artiste qui... Je ne sais pas trop, vous la voyez cette ombre gigantesque sur la scène française ? Vous voyez ? Mais j'ai une certitude qui plane au-dessus de ma tête : encore plus physique c'est sûr, jusqu'au bout du plaisir extrême, c'est certain, en aimant la vie tout au long du chemin, de l'aimer jusqu'à la baiser intensément. Christophe prend un nouveau virage musical, Miossec met le feu à nos pulsions, entre intimité torturée et sensualité sans complexe, entre ivresse vacillante et furie irascible : c'est si bon et c'est si beau, putain ces rythmiques électro en pleine tronche, synthétiseur Roland SH 1000, orgue Yamaha, mellotron, boite à rythme ...

Pale Grey chante Les Mots Bleus

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Pale Grey s'offre le luxe de reprendre l'une des plus belles chansons françaises de tous les temps. On est pas bien là ?  Parce que la musique est un vecteur d'émotions, et que les reprises est un prétexte d'hommage mais aussi d'un peu de publicité. Bien sûr, c'est vieux comme le monde, et tout le monde y va de sa petite tentative. Mais heureusement que certains font ça très bien. Les Mots Bleus de Christophe donc.1974, le dandy à la voix androgyne, balance un pavé dans la mare des cœurs sensibles. Une chanson d'amour étrange et qui va devenir intemporelle. En 1992, Alain Bashung va propulser cette chanson très mélodieuse, un peu pathos (mais nous sommes dans les années 70), dans le panthéon de ces morceaux qui deviennent des monuments et emportent les cœurs dans une pandémie sentimentale ravageuse. Une reprise en parlé-chanté qui suggère quelques harmoniques qui suffisent à sentir la douce mélodie de Christophe. Du Bashung dans toute sa class...

Slim Wild Boar - Pure Dust

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Là, on parle d'une musique qui forge l'âme, qui aide à vivre, à rêver et qui même rassurer. Une musique qui s'installe dans le ventre et qui donne des envies d'ailleurs, d'évasions et de désirs. Pas de doute, ce sont les symptômes de la country-folk de Slim Wild Boar . La voix grave, fragile et communicative du Rennais, m'absorbe instantanément dès l'ouverture avec Pure Dust . Une introduction guitare vibrante et c'est parti pour une balade mélancolique, touchante, intense et addictive. Pour dire vrai, je ne connaissais pas Slim Wild Boar  avant d'avoir reçu son album solo. Je suis couvert de honte depuis. Dès demain, je vais raser les murs, marcher à l'ombre. Pourquoi ? Parce que j'habite Rennes et c'est la honte tout simplement. Si je l'avais connu plus tôt, je l'aurais aimé depuis bien longtemps. Au deuxième titre c'est décidé, je vais rattraper le temps perdu et je connais la date du prochain concert.  Streams Of Ghosts ...

Manu - Entre deux eaux, Vol 1

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Je ne me suis jamais vraiment remis de Tenki Ame . Il y a trois ans, il y a eu La Vérité , que j'avais sacrément bien aimé aussi. Bon j'avoue, Manu c'est un peu une amourette d'adolescence depuis l'aventure Dolly . Il suffit qu'elle chante et je flanche. Alors qu'elle décide de revisiter son répertoire et celui de Dolly en acoustique, je ne réponds plus de rien. Parce que Manu c'est d'abord une voix qui me fait lâcher prise. C'est aussi un rock qui me fait plier. Plier de plaisir. Mais oui, quel plaisir dès le premier morceau Goodbye ... Cette balade qui glisse sur le temps, un violoncelle qui me prend la main, un chant qui me prend l'autre main, puis une guitare qui me prend le cœur, qui me l’accélère, qui... Je n'ai écouté que ce morceau pendant un mois. C'était un peu prévu, comme je l'ai déjà dit, dès qu'il y a un violoncelle je deviens faible, faible d'amour. Et puis cette chanson dans sa version rock était déjà tel...

Blaubird - Rising / La fin de la tristesse

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Une voix qui perce les nuages, une voix qui s'impose d'elle-même et dont il est difficile de lui résister. Ici, le plus anodin des détails, la moindre note, le simple mot, s'accrochent à mon quotidien et suffisent à créer un manque immense dès que l'album se termine. Et puis, le reste de la journée, quand je n'ai pas le casque sur les oreilles, ces mêmes notes trottent dans la tête, disparaissent et reviennent, j'entends leurs appels, elles squattent mes pensées. Dès la première écoute, sans le moindre effort, elles ont pénétré la zone de turbulences de mon cœur. Laure Slabiak et sa voix de contralto venue du Lyrique, chante son abandon à elle même pour mieux s’envoler tel un Oiseau Bleu. La psychanalyse fait de ce symbole animal la métamorphose qui permet d’accéder à un état supérieur, un nouvel être libre et plus conscient… La voilà qui s'envole aux milieux de ses rêves, de ses racines perdues en Europe de l'Est, de ses souvenirs, l'acceptat...

ELLA/FOY - Walking in The Space

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"Il est des musiques qui sonnent comme une invitation, un appel au voyage ou à la rêverie. Celle du duo ELLA/FOY est justement de cette étoffe dont sont faits les songes…" C'est par ces mots que je découvre l'univers de ce duo merveilleux. Quand la vie tire trop sur la corde, voilà le genre d'album qui fait du bien à écouter. Un album où résonne la promesse de s'égarer, de s'échapper, de s'envoler accompagné par une voix et des mélodies envoûtantes. Parce que oui, la première chose qui frappe quand je découvre cet album, c'est l'incroyable voix saisissante d'Hélène. Ce timbre magique qui m'invite dans un voyage folk à la fois intemporel et immensément sensuel. Dès le premier morceau, l'instrumentalisation, la voix, le rythme tout est là pour passer un sacré bon moment. Je ferme les yeux et démarre la bande son succulente d'un départ vers l'ailleurs, tout en restant figé, scotché par ce petit chef d’œuvre qui me tomber de...

Miossec - 1964 (2004)

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Une nuit, j'ai rencontré une deuxième fois Christophe Miossec. Un samedi soir perdu au milieu d'immenses écharpes de fumée dans ma petite piaule d'adulte encore trop jeune pour ce monde, j'ai poussé la curiosité un peu plus loin que d'habitude. Violence. Dans le cœur de ce samedi soir particulier, on pouvait entendre le mien battre très fort jusqu'au bout de la nuit. Miossec faisait déferler ses mots, ses histoires, ses peines, sa pudeur, sa rage, tout ce qu'il avait sur le cœur, tout ce qu'il avait au fond de sa bière, tout ça droit sur moi, tout ça droit sur ma solitude nocturne. M'enivrant d'alcool et de mélodies, je l'écoutais me conter les chroniques d'une vie écorchée. Envahi par la mélancolie, pétrifié d'admiration dès le premier round. Je m'en vais ... Faux calme, immobile parce que pudique, Miossec m’enfonçait dans le souterrain de mes propres souvenirs peuplés de fantômes, d'échecs amoureux, de désastres sen...

Keith Kouna - Bonsoir Shérif

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Avec la parution de Bonsoir Shérif , Keith Kouna nous propose un quatrième album aux saveurs punk-rock méticuleusement concoctées. Avec énormément de panache pour une grosse dose de vitriol dans la face. Ça brûle et ça fait du bien, moi qui me suis éloigné depuis longtemps de cette scène-là... Comme en témoigne cette galette thématique et idéale pour toute une génération de révoltés, la démarche artistique de Keith prône le mouvement. Celui de mots incisifs accompagnés de guitares et de basse hurlantes, de batterie organique et de thèmes du quotidien avec ses déboires et ses joies, tout ça s’unissent en totalité dans un univers punk-rock 80/90's finalement contemporain. Bonsoir Shérif est un capharnaüm de morceaux engagés, un peu enragés aussi, alliant différents souffles. avec sa propre poésie et sa justesse de ton, l'artiste frappe à la gueule du monde à coup de musique rentre-dedans. À la façon de Ding Dang Dong , premier titre là pour nous réveiller. C'est drôl...

Cali chante Léo Ferré

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C’est difficile pour un chroniqueur amateur comme moi de se lancer dans la critique d’une œuvre qui touche de loin ou de près quelqu'un d'aussi immense et impressionnant que Léo Ferré . Comme le dit Cali , Léo c'est une montagne. Comme le catalan, je suis au pied de l'Everest, et ce n'est jamais facile de tenir en équilibre sur les mots de Ferré, tant ils donnent le vertige. A l'aube de ses cinquante ans, Cali a voulu se faire plaisir en posant sa valise dans le fameux Studio Pigalle. Si le chanteur a réussi depuis longtemps à me conquérir avec quelques albums sublimes ( L'amour parfait , Menteur, Vernet Les Bains ...), il arrive encore a me surprendre. Parce que cette galette, aussi belle que le visuel signé  Yann Orhan , est une tornade d'émotions, une violence de sentiments. Parce qu'honnête. Parce qu'amoureux. Parce qu'il y a la puissance des mots de Léo Ferré accompagnée par l'intensité du piano du grandiose  Steve Nieve , de la g...

Bancal Chéri

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La récréation sonne pour Dimoné, Nicolas Jules, Imbert Imbert et Roland Bourbon. Dans la cour, les quatre copains comme cochons, vont se donner à cœur joie dans ce Bancal Chéri foutraquement réjouissant. L'histoire raconte que la fibre est née entre les compères lors du spectacle collectif Boby Lapointe repiqué (Presque Oui, Yéti, Évelyne Gallet, Sarah Olivier, Jeanne Garraud et Patricia Capdevielle pour compléter la distribution) Deux dates de spectacles, pour finalement trois ans de tournée. Voilà Bancal Chéri : une cavalcade de quatre artistes aux courants musicaux différents mais pas si éloignés, offrant un univers électrique, effronté, libre, singulier, s'amusant des codes de chacun. Et une belle histoire d'amitié surtout.  Qu’est-ce que tu dis ? ouvre le disque éponyme, et vient titiller mes sensations avec un rock sixties à la Bikini Machine frétillant et une écriture fine, un délice de vocabulaire. Puis La barbe à papa vient joliment casser le rythme et m...

Dalida by Ibrahim Maalouf

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Je ne m'attendais pas spécialement à cet orage de sentiments. Cet album m'est tombé dessus comme un ciel agité d'une fin de journée caniculaire, qui orchestre un ballet de nuages intenses et envoûtants au-dessus de ma tête fiévreuse. La belle du Caire et le magnifique de Beyrouth. Une rencontre qui s’annonçait intéressante pour un album hommage initié par Barclay mais qui me laissait quand même un peu insensible tant ces projets à la mode sont parfois lisse ou creux. M.Pokora à quand même repris Claude François, ne l'oublions pas. Et puis non. Ibrahim Maalouf qui s'aventure dans l'oeuvre de Dalida c'est une évasion vers la poésie assurée. Dès le premier morceau je l'ai compris. Alain Souchon  que je n'écoute quasiment pas et qui reprend Bambino . Surprise ! D'une douceur et d'une sensibilité inattendue, une fable pour les cœurs étendus bercés par une trompette enivrante. Et de la lumière,  comme sur Paroles Paroles avec Matthieu Che...

Miossec - Finistériens (2009)

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Ça sent la Bretagne. Celle que l'on ne peut pas effacer, celle qui reste ancré à jamais dans le cœur et la mémoire. Ça sent les détails qui traînent dans la musique familière de Yann Tiersen, ça sent les mots écorchés et poétiques de Christophe Miossec, comme un signe, comme une croix, une voix pour rester à la surface. Ça sent le vent, la mer et la pluie. Les relents de spleen trop vite épuisé. Ces éléments d'un Finistère de caractère et d'histoires pas toujours ternes. C'était une époque où je traînais péniblement mes pompes dans le sud de la France, avant de venir, de revenir, de rentrer au bercail. C'est fou comme ça sent la Bretagne. Est-ce qu'il faut se sentir à bout pour se sentir enfin si bien ?  Ça sent la bière, ça sent l'alcool comme antidépresseur. Ça sent la morosité, la rupture qui trop souvent, vous tranche le cœur. En deux ou en cendres. Heureusement ici, certains mots offrent une opportunité de vivre, d'y croire, d’espérer, d...

Jamie Gallienne - Under the radar

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Un disque pour faire monter le volume, un disque qui donne la patate. Une fois les pieds mis dans cet univers pop-rock électrique et vivant, difficile d'en sortir avant le gong final. On y est, on y reste. Par la force des choses. De belles choses. Biberonné aux Beatles, Kinks et autre Led Zep', l'Angevin n'a pas fait les choses à moitié pour son premier album en confiant la réalisation à Ken Stringfellow . S'il vous plaît. Le goût de la bonne musique du guitariste de REM a permis à Jamie Gallienne de bénéficier d'un son live puissant. Résultat ? Voilà un album inspiré et à forte personnalité.Ne perdez pas l'attention en l'écoutant, parce que tout est dans le détail. C'est agréable de découvrir des titres aussi organique, addictif, jamais froid et très loin d'être artificiel. Des morceaux qui brûlent à l'essence de nos sensations. Tantôt dandy chic, tantôt rockeur sexy, l'artiste nous dévoile en chansons les moments de doutes...