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Volume 03

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Mars - avril 2021, Dans mes oreilles ces deux derniers mois. En route pour le printemps !  01 - I Don't Wanna Grow Up - Tom Waits 02 - Cirrus Minor - Etienne Daho 03 - Les Beaux Jours - Rodrigue 04 - Happiness - Goldfrapp 05 - Jerusalema (feat.Nomcebo) - Master KG 06 - Tress Fall - Tindersticks 07 - Meaning - Cascadeur 08 - Dies Irae - Cho Yoon Jung 09 - Bohemian Rhapsody - Ô-Celli 10 - Pale Blue Eyes - The Velvet Underground 11 - De la neige au fond des yeux - Bertrand Betsch 12 - Drivin' Nails in My Coffin - Hawaiian Pistoleros 13 - The truth Is A Cave - The Oh Hellos 14 - Fools Gold - Gitkin 15 - Arienette - Bright Eyes 16 - Tous les cris les S.O.S - Benjamin Biolay 17 - Neige en août - Eddy de Pretto 18 - Exit Music (For A Film) - Radiohead 19 - The Fang - Less Bells 20 - The Consolations Of Philosophy - Max Richter 21 - Say It Ain't So - Murray Head 22 - L'appuntamento - Ornella Vanoni 23 - Ombrages - Nicolas Dax 24 - Simalo - Melissa Laveaux 25 - Hex (VIP) - Ark ...

Bertrand Betsch - Orange bleue amère (2021)

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Un an après l'énormissime   La Traversée  et une semaine pile-poil après Demande à la poussière,   Bertrand Betsch  est  encore revenu en mars dernier pour nous proposer un deuxième album numérique.  "- Coucou je suis toujours là, et tu vas en (re)prendre plein la tronche !" C'était la promesse du précédent album Demande à la poussière et une semaine plus tard, elle tient toujours avec celui-ci. Ça va être beau ! Dès la premier chanson Vivre , je sais que mes sentiments ne s'envoleront pas mais s'intensifieront à longueur des huit titres que je vais découvrir. Vivre commence fort. Un crie, une prière, un constat, un aveux, un vœux, un morceau qu'aurait pu chanter un Léo Ferré ou un Hubert-Félix Thiefaine, et je ne mâche pas mes mots. C'est si beau d'écouter une poésie pareille embellie d'une musique si organique. Moi j'ai choppé des frissons sur tout le corps et Bertrand Betsch est mon anticorps à la morosité ambiante de notre période. Je ...

Bertrand Betsch - Demande à la poussière (2021)

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Un an après l'énormissime La Traversée , Bertrand Betsch est revenu en mars dernier sans prévenir pour nous offrir un album numérique appétissant et déroutant.  "- Coucou j'arrive, et tu vas en prendre plein la tronche !" Demande à la poussière me claque d'entrée. La musique électro a un énorme avantage, celui d'avoir la possibilité de faire une musique avec plusieurs nuances de style en un seul album. Tu saisis ? Suffit de jouer avec, d'expérimenter, Bertrand   Betsch  a en saisi l'occasion. Un besoin de confiné ? Une envie créative ? P eu importe les origines du pourquoi, peu importe le point de vue, peu importe le sujet, sa capacité à trouver les mots juste et la mélodie pour les accompagner offrent toujours un moment délicat, à l'émotion brute, intensément doux ou violent ou les deux à la fois comme avec  A la nuit  qui m'arrache les sentiments du ventre dans une montée en puissance hypnotisante. Bertrand capte, Betsch te saisi et ne te l...

Spleenarium - Volume 1

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Dead Skin et mon cœur s'arrêtent pendant quelques secondes juste pour voir la beauté du jour disparaitre peu à peu devant mes yeux, ce spectacle magnifique auquel je participe sans que mon esprit ne comprenne quoi que ce soit, l'effet de la musique y fait un petit peu quand même. Surtout en écoutant du folk, du folk rock qui sent bon le bois d'une guitare et en regardant un coucher de soleil. Combo parfait, le pied ! Puis Aerialist et tout se détache vers le ciel dans son assourdissant éclat, sans artifice c'est un feu, une communion, un tour de force qui me brûle sans le moindre impact sur la peau. C'est à l'intérieur que ça se consume. Inhalation de coup de trompette, de refrain fédérateur, au galop vers les sentiments, ils sont forts ces toulousains de la côte Ouest. Mais pas que, c'est un voyage. A la mélodie de  Late , l'image des grandes étendues irlandaises résonnent dans ma tête. Une musique qui aspire, la production est propre et le chant m...

Rouge - Derrière les paupières

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"Madeleine Cazenave nous fait découvrir Rouge, son nouveau projet en trio, déjà lauréat de Jazz Migration. Rouge est composé de la pianiste Madeleine Cazenave dont la percussion sonne tranchante sous le bois des touches noires et blanches. La basse de Sylvain Didou et la batterie de Boris Louvet font s’envoler les volutes vers les cimes ou vers les abysses. Leur premier album Derrière les paupières évoque une traversée orageuse, un cheminement aérien et sensible vers une éclaircie intérieure. Avec une simplicité apparente, les musiciens créent les conditions de l’immersion contemplative et hypnotique, pour mieux nos entrainer au cœur du mystère : on plonge avec bonheur dans le velours noir d’Abysses et la mélancolie rock de Brumaire en passant par la joie jubilatoire d’Etincelles. Dans l’univers de Rouge, trois pigments suffisent à déstabiliser les couleurs connues et nous entraînent dans une odyssée chromatique. On en ressort éclaboussés de lumière, comme pour mieux contempler la...

Jeancristophe - Où est la joie ?

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"Où est la joie ?, le nouvel EP de JEANCRISTOPHE, mêle chanson française et pop striée d'éclats rock. On peut penser à Benjamin BIOLAY pour les orchestrations, ou à Alex BEAUPAIN pour les mélodies incisives, mais la singularité de l'univers musical et des textes est sans équivoque Jeancristophienne. Les chansons abordent une quête de la joie, parfois sereine, parfois écorchée, parfois onirique, parfois désespérée, mais il n'y a jamais de complaisance à la noirceur chez JEANCRISTOPHE : toute affre est prétexte à chercher la force et la lumière qui permettront de la surmonter. Réalisé par Simon FACHE et mixé par Dominique BLANC-FRANCARD, cet EP, entièrement auto-produit, mais réalisé sans compromis, constitue la première partie d'un projet qui prévoit la sortie d'un album en 2022." Dossier de presse 16 avril 2021 /  www.jeancristophe.myportfolio.com

Nicolas Dax - Balade

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J'ai lu que Nicolas Dax était un grand rêveur, fasciné depuis toujours par les œuvres de Jean Cocteau et l’univers de David Bowie. Cela m'a suffit pour être tenté par la découverte, et j'ai bien fait. J'ai vraiment bien fait.   Le premier morceau que je découvre est Ombrages . Volupté et mélancolie à volonté, j'ai plongé de toute mon âme dans la pop baroque de ce bel artiste juvénile et j'en ai encore la chaire de poule après avoir écouté une douze fois d'affilé ce premier titre. Magnifique, ça caresse la pop aérienne des années 70 à mi-chemin entre Christophe et William Sheller avec la tendresse touchante d'une Barbara et ça transporte loin, très loin. J'aime ça et ça me donne envie de m'accrocher aux quatre autres titres qui suivent pour des promesses de ballades mélancoliques, sensorielles, sensuelles et émotionnelles. Cette belle découverte en ces jours de floraisons ouvre une fenêtre pour m'évader ailleurs, Nicolas Dax en musique d...

Joseph Schiano di Lombo - Musique de niche

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"En 2020, Joseph a fait son entrée comme un chien fou dans le paysage musical français. Biberonné à la musique ancienne, aussi dessinateur et écrivain à ses heures, le pianiste se prête avec joie et sérieux à tous les exercices de style.  Inconditionnel de l’ambient, il joue régulièrement des « Salutations au sommeil » dans une salle de yoga aux côtés de son ami Clément Variéras. Il sera prochainement invité à jouer en solo au piano dans le noir complet à la Gaîté Lyrique — une rêverie pour Gaston Bachelard, au souvenir d’une chandelle éteinte. Une première sortie sur le label qui en entraîne une autre : avec « Musique de niche », Joseph signe son premier Ep, également le premier de la nouvelle série « Méditations » initiée par le label.  Cette série limitée mettra en avant différents artistiques qui offriront non pas de la musique pour danser et s’amuser, mais de la musique à écouter (pour une fois), s’évader et rêver. Pour cette première sortie, Joseph y propose un opus dest...

Les Cowboys Fringants - Les nuits de Répentigny (2021)

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Je me suis toujours dit qu'ils ne faisaient jamais rien comme tout le monde. D'ailleurs, ils ne sont pas tout le monde, ils sont LES Cowboys Fringants. Et parce que ça leur ressemble et pour le fun, ils ont eu la joyeuse idée de passer en studio à l'automne 2020 pour enregistrer un super disque de chansons inédites, écrites au cours de leurs 25 années de carrière. Vingt-trois petits bonheurs supplémentaires et bienvenues dans nos vies.  Entre bonne humeur et bouffée d'air frais, cet album composé de « retailles de disques » comme le précise JF Pauzé, offre également l'occasion de survoler une belle carrière, de plonger dans les deux dernières décennies, nostalgies et mélancolies diverses dans le baluchon. Très vite je repense à ces disques qui ont marqués au fer rouge des bouts de mon existence, à la Grand-messe , à Octobre , à Break Syndical . Je sens l'odeur de Montréal, je revois la Gaspésie, je me retrouve dans un Couche-Tard, je suis à la Tulipe. Je repense...

La Cafetera Roja - Mozaïk

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"La Cafetera Roja, c’est le refus des étiquettes, ils ne sont pas rock, pas trip hop, pas reggae, pas chanson, pas jazz, pas latino, leur gloubiboulga, c’est le temps qui l’a mijoté, la “sono mondiale” s’y est invitée, leur langage, ils se le sont inventé. Ils sont  aujourd’hui, “Hip Hop - world “, tout autant que “ rock-électro". En quittant Barcelone, leur espagnol se transforme, se mélange au français, à l’allemand, l’anglais, ils fabriquent leur propre esperanto, leur son transpire la joie du jouer ensemble.   Aujourd’hui, La Cafetera Roja, n’est plus l’auberge espagnole, elle est « L'Incroyable Histoire de l'île de la Rose », un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe, l’utopie de 1968, de Giorgio Rosa, une plateforme de 400 m² dans les eaux internationales, que l'ingénieur italien fit reconnaître comme un Etat indépendant. Leur île pour ce disque est virtuelle, la batterie devient percussion, puis séquence, puis de nouveau rythmique, oscille au gré du ven...

Eddy de Pretto - À Tous les bâtards

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Eddy m'obsède, c'est un fait. À chaque fois que je l'écoute, une étincelle se rallume, cette petite lumière au fond de mon tunnel qui s’acharne ressemble à une musique comme ça. Je ne suis qu’un homme trop sensible. Et de la sensibilité il y en a dans ce nouvel album. Le deuxième, le tant attendu. La sensibilité de ce grand mélancolique qui nous balance en pleine face cet ode à tous les bâtards de la société, un disque papier buvard du quotidien. Un cri pour chanter la différence, chanter pour les gens à part, chanter pour rassembler, fédérer, exister, vivre. Eddy tombe le masque, le Kid se transforme en King et verrouille définitivement son statut sur la scène française. Y a pas à tergiverser dix heures pour trouver des comparaisons entre Cure et À Tous les bâtards , il est là, il est beau, il est fort, déjà iconique. Parce qu'il nous ressemble, pour vous les jeunes de 20 ans, pour moi le vieux de 40 ans qui a grandit avec David Bowie. Nous les Freaks , perdus dans cet...

Part-Time Friends - Weddings and Funerals

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Vendredi 19 mars, nous sommes aux portes du printemps et sort en ce jour le dernier album de Part-Time Friends . C'est presque un beau symbole pour moi que de voir la pop fleurie de Pauline et Florent chasser ma grisaille de l'hiver et m'offrir des rayons de soleil musicaux qui réchauffent terriblement.  Troisième album après Born To Try (en 2018 chronique ici ) et Fingers Crossed (en 2016 chronique ici ) Weddings and Funerals n'a pas eu besoin de mettre trois plombes pour me glisser dans sa poche. Premier extrait Paris en août , je suis forcément séduis (comme au premier jour) et j'ai hâte d'en découvrir un peu plus. Je reçois l'album, je le glisse dans le lecteur puis je l'écoute tranquillement. Emballement de cœur, mon sang galope, mes membres se dandinent, le ciel est bleu, magnifique, tout va bien. Tout va bien en fait jusqu'à un morceau qui semble venir de nulle-part et de partout à la fois. Incontrôlable, aux couleurs de la Méditerranée, à l...

BJØRN BERGE - Heavy Gauge

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Deux ans après l'album Who Else ? (chroniqué ici ) et une vaste tournée européenne, le guitariste Bjørn Berge est de retour le 19 mars avec Heavy Gauge. "Bjørn Berge, "l'express du Nord", sort enfin un nouvel album-studio sur lequel il est accompagné par un groupe d'exception (Kjetil Ulland à la basse, Kim Christer Hylland à la batterie) qui apporte une nouvelle dimension à sa musique : plus de sensations, plus de tranquillité, plus de groove et une mise en avant de son jeu de guitare. Bjørn Berge, l'un des plus grands bluesmen européens, phénomène musical, véritable showman et virtuose de la guitare à douze cordes, signe avec ce disque un retour splendide. Le guitariste à la voix comme du papier de verre combine tout au long d'Heavy Gauge plusieurs genres tels que le folk, le jazz, le blues et le rock. En premier extrait, on peut découvrir le clip qui résume bien l'artiste, The Wrangler Man. --- Bjørn Berge est unanimement reconnu comme l'un ...

Renarde - Courts Métrages

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Renarde est le projet musical de Bruno Dibra. « Courts Métrages » est son premier EP. Il a été produit et réalisé par Jeremy Dunne du label Nuance Records. "Ce disque représente un an et demi de travail au cours duquel les deux principaux protagonistes n’ont cessé de faire grandir leurs idées. Après avoir écouté en long et en large, une vingtaine de maquettes que Bruno avait faites chez lui, ils ont sélectionné 5 titres, pour créer un EP homogène avec une vraie signature sonore. Les chansons parlent essentiellement du regard des autres, de l’exil, de l’abandon ou du mensonge. Côté production, la volonté principale était de développer un univers 60’s et cinématographique avec un son qui rappelle les films de cette époque. Pour les accompagner dans cette direction ils ont collaboré avec Quentin Lachapèle, un excellent arrangeur basé à Londres, qui a très vite compris ce qu’ils recherchent. Pour enregistrer cet EP ils ont aménagé une maison de campagne da...

Manu Galure - Vertumne

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Du latin Vertumnus, de vertumnus, "qui se tourne" (à cause du soleil d’automne ou du changement de végétation), participe moyen de vertere "tourner" . Tourner ? En rond ? Non, mais plutôt bouger, marcher, changer de direction, être en mouvement, agir, vivre, vivre vraiment. C'est un peu comme ça que je vois l'univers de Manu Galure , ce bel artiste singulier que j'ai découvert il y a une poignée d'années via Nicolas Bacchus.  Vertumne  et que se mettent à tourner les mots. Ici les mots dansent, Que les sangliers te mangent les pieds m'émerveille par la danse des mots qui volent à travers le ciel couleur jazzy donné à la chanson qui ouvre le bal. Plus qu'un album studio, j'ai l'impression d'écouté un direct dans mon salon. Douce sensation mobile et je sens en moi quelque chose qui s'envole et accompagne ce délicieux spectacle qui s'offre à mes oreilles. Les mots virevoltent, tourbillonnent, dansent autour de moi, simple au...

Saint Bernard - Fugues d'août

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Musique ensoleillée en ces heures de février aux odeurs de printemps, pochette efficace m'inspirant jalousie et envie d'odeurs de crème solaire et de barbecues, j'écoute une première chanson et Saint Bernard m'insuffle une pop évasion qui me convainc de tendre un peu plus l'oreille vers ces fugues d'août.  Le morceau en question que j'ai écouté pour découvrir l'odyssée intime de cet artiste fut Chat de Cadaquès . Dès lors que j'ai lu le titre de cette chanson, ma curiosité c'est allumée. Avec Fugues d'août , Saint Bernard assied un univers ensoleillé où le clavier se fait lyrique, les rythmiques frénétiques, avec l'esprit fidèle d'une pop enivrante. Le chant est doux, les trames thématiques faciles d’accès, donc je plonge avec plaisir. Loin de la tendance à la dépression poétique qui colle souvent au genre électro-pop, le deuxième EP de Saint Bernard flirt avec une poésie boule de facettes d'où reflètent l'apaisement, l'...

LA OLA INTERIOR - AMBIENT & EXOTISME ACIDE EN ESPAGNE 1983-90

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Après La Contra Ola paru en 2018, Bongo Joe est heureux de présenter La Ola Interior, une compilation qui explore le versant ambient de la musique électronique produite en Espagne dans les années 80.  "Elle regroupe des musiciens d’horizons divers et de générations différentes unis par un même désir de créer des paysages sonores immersifs et de fusionner la musique électronique avec des traditions musicales non-occidentales. Peu connues, y compris dans leur pays d’origine, ces musiques peuvent être considérées comme des pionnières de l’expérimentation électronique contemporaine." ¡ Y ahora, buen viaje ! www.lesdisquesbongojoe.bandcamp.com

Volume 02

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Janvier - février 2021, En traversant l'hiver en musique . Compilation de ce que j'ai beaucoup aimé ces deux derniers mois. Mon hommage - modeste - à David Bowie avec deux superbes reprises, la fin de Daft Punk version banjo, le premier album de Marquis, les coups de cœur des dernières chroniques, la claque de Rest In Gale puis quelques vieilleries toujours aussi agréables à écouter...    01 - Marquis - Ocean 02 - Tom Poisson - Mon ami sans voix 03 - Emel - The Man Who Sold The World 04 - The Puppini Sisters - Changes 05 - David Bowie - Starman 06 - Saffron Eyes - The Eye Is The Limit 07 - Crywank - Memento Mori 08 - The Seasons - Copernicus 09 - SomElse - Long Way Home 10 - Jane Birkin - Ghosts 11 - Ondara - Mr. Landlord 12 - Katia Labèque - All Is Loneliness 13 - Heeka - Black Dust 14 - Dominique A - Février 15 - Baptiste W.Hamon - Le temps passe 16 - Rest In Gale - Page Blanche 17 - Keith Relf - Mr. Zero 18 - Lujipeka - Putain d'époque 19 - Banjo Lounge 4 - Da ...

Dalva - Lumen

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 Après “Printemps brûlant”, sorti en mars 2018, “Lumen” est le deuxième album de DALVA. Mettre en lumière les chemins de traverse que la vie nous fait parfois emprunter, c’est la perspective déclinée par DALVA dans les textes de cet album. Un homme qui a fui la lumière des projecteurs et des artifices, enterre une tranche de sa vie pour mieux reprendre racine dans “Lumen”. Il y est question d’un personnage qui tente un dernier coup de bravoure pour retrouver la sensation d’être en vie dans “Automate”, de la fuite d’un autre qui a choisi de se délivrer de tout, même de sa propre identité pour “Sang d’encre”. Rencontre aussi de lieux imaginaires reconstitués à partir de multiples fragments de la conscience, dès l’enfance, pour “King size”. La chanson “Ta gueule”, référence à l’essai « Les désarçonnés » de Pascal QUIGNARD et aux nouvelles de Raymond CARVER évoque le retour à la case départ après un accident ou une peine, et la possibilité ou non de reconquéri...

Rest In Gale - Page Blanche

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Ce morceau est si génial que les mots m'échappent pour décrire ce que je ressens ou plutôt ce que mon corps ressent. C'est un orgasme sorti de nulle part et impossible à contrôler. Avec moi, si Youtube comptabilisait vraiment chaque passage sur la vidéo, elle serait déjà à deux millions de vues. J'exagère un peu, mais depuis la sortie officielle du clip, je n'ai pas eu une seule journée sans ressentir le besoin vital de mettre cette chanson dans mes oreilles, qu'elle me pénètre doucement, qu'elle me déconnecte de ce que mes yeux voient sur le moment. Puis là, volume à fond en me délectant de cet hymne frénétique, psychédélique, magnifique, ma vie défile au ralenti dans un flou doux, caressée par une voix rauque surprenante et perturbante tel un souffle inconnu dans le cou. Jouissance ! Je pourrai écouter ce morceau à l'infini sans en épuiser toutes les émotions qu'il me procure tant ce grand moment de quatre minutes sonde les profondeurs de mon âme jusqu...

Old Mountain Station - The Summer Ends

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Après le très bon Shapes (chroniqué ici ) qui m'avait beaucoup enthousiasmé, mon bonhomme de chemin recroise celui des membres de  Old Mountain Station qui s'apprêtent à sortir l'excellent The Summer Ends . Un disque maîtrisé de début à la fin et qui m'offre, en ces jours qui tirent sur la fin de l'hiver, des rayons de bonheur musical.  Les onze titres s'enchainent sans fausse note, le groupe maîtrise sa production autant au niveau de la voix que de ses instrumentales qui permettent de montrer tout le talent du combo, avec des riffs dévastateurs, des solos de guitare magnifiques, des envolées de clavier émotionnelles, des moments de ballade, des moments plus intenses. Les chansons s'écoutent sans jamais lasser, les yeux fermés ces mélodies m'emmènent à rêver de bords de mer en fin de journées estivales sur une de mes plages catalane préférée. J'ai envie d'être pieds nus, de sentir le sable entre mes orteils, le casque sur les oreilles et regarde...

Kimon Kirk - Altitude

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Lorsque Bruce Springsteen raconte sa rencontre avec Mike Appel, qui le présentera ensuite à John Hammond, dans les bureaux de Laurel Canyon Productions, il parle les box dans lesquels des auteurs travaillent à pondre les hits de demain (page 199 de Born To Run. Enfin selon l'édition j'imagine). En étant peu regardant sur un éventuel anachronisme, Kimon Kirk pourrait faire parti de l'un d'eux. Un de ces artistes jusque là resté dans l'ombre de ses collaborations, avec notamment Aimee Mann, Lori McKenna ou Angus & Julia stone. Un "lecturer" invité (prononcez Maître de Conférence) en songwriting qui délaisse les bancs confortables de Berkeley pour le grand saut dans le vide qui consiste à sortir ses morceaux. Sous son propre nom. Le résultat nous sort du froid et de la nuit hivernale pour nous déposer sur le sable chaud d'une plage Californienne un soir d'été. Avec dans l'air du jour se finissant des mélodies et des arrangements qui rappellent...

Da Capo - Paradise

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Avec ce septième opus, Da Capo, le groupe d’Alexandre Paugam, continue de creuser son sillon sans concession aux modes et tendances de l’air du temps.  C’est sous des auspices flirtant avec une musicalité savante souvent mélancolique et parfois décalée que les mélodies toujours aussi envoûtantes trouvent leur écrin. Pourtant, jamais la quintessence des arrangements ne cède en rien à une vaine intellectualité, voire à une quelconque bassesse qui viserait un tape à l’œil vulgaire et mercantile. Il suffit de juger de la délicatesse du hautbois sur “Too Late”, de la gravité du violoncelle sur “Hold On”, des réminiscences latines de “Following You”, ou bien de l’utilisation vrombissante des cuivres sur “Lonely”, pour se rendre compte qu’ils sont entièrement dévolus à l’intensité émotionnelle du morceau. Subordonnés aux compositions pour en dévoiler toute leur secrète beauté, le disque déploie alors une richesse climatique insoupçonnée : allez goûter l’étran...

Exanimis - Marionnettiste

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Une immersion un peu brutale pour mon petit cerveau, mais qui fait du bien, le gris du ciel colle aux écoutes comme un acharnement et cet opulent disque vient confirmer le sale temps de janvier par une bonne rafale dans la tronche. Faut dire que j'ai un faible pour les excursions musicales hors de mon confort. Temps de chien, temps de merde c'est le gouvernement qui dicte la météo ou quoi ? Pendant que la corde est en train de tirer, j'ai lancé le disque pour découvrir ce que j'ai reçu dans ma boite aux lettres tout en sachant à quoi m'attendre. Je ne dirais jamais que ce n'est pas ma tasse de thé mais plutôt que j'y connaît que dalle au Death Métal (jolie la rime !). Mais dans le "style", par amour je me suis fait avoir avec Epica, j'ai un peu écouté Nightwish, et j'apprécie beaucoup Marilyn Manson depuis très longtemps. Voilà. Je suis classique. Sur la scène française ? Bah... Heu... Lofofora et No One Is Innocent quand j'étais un jeu...

Heeka - Black Dust

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"Hier voltigeuse à quatre mètres au-dessus d’un sol de cirque, la jeune flamande Heeka monte aujourd’hui sur scène guitare en main, micro branché, et nous déverse ses tripes crues et encore chaudes, dans un univers folk-rock fortement teinté d’un blues très personnel." Black Dust a explosé mon quotidien en un fraction de seconde, six minutes d'une voix qui venait de résonner en moi, venue de quelque part, de très loin se perdre dans la foule de mes pensées à ce moment-là. Tout s'est arrêté autour de moi et j'ai écouté cet autre monde - son monde - me chuchoter ses frissons de musique. Telle une peintre musicale, Heeka dessine des notes accrochées sur les murs gris de la vie. Et dans ce paysage brumeux les trottoirs reflètent un langoureux folk-rock chimère teinté d'un blues qui sent bon l'évasion. Profond et mélancolique sans jamais pencher dans le mélodramatique, sa musique diffuse une sensibilité poignante, sur le fil d'un funambule, en équilibre en...

Helmut Drunk & the Butterfly Band - Indian Time

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Le folk épuré des dijonnais de Helmut Drunk & The Butterfly Band est arrivé dans ma vie comme un redoux moelleux au gros débit doux perçant la bruine de janvier avec ses mélodies puissantes.   La recette est simple : mélodies, voix, instruments folk, plaisir. Simple mais très efficace et beau comme un arc-en-ciel en fin de journée quand tombe le crachin breton. Impossible de savoir si nous sommes à l'orée ou à la fin d'un orage, mais le folk surgit toujours dans ma vie comme un rayon de soleil. Je plonge dans ce disque contre une bonne bouffée d'oxygène limpide. Et là... Aaaah la bombe à retardement. Dès les premières secondes, je comprends que je vais passer un formidable voyage musical en compagnie des Helmut Drunk & the Butterfly Band , il y a une vraie beauté qui se dégage du premier titre People are Grey . Ce genre de chanson à se demander si elles ne sont pas écrites pour les gens qui comme moi, ont besoin de traverser la vie avec des émotions fortes ? Casqu...

Captain Rico and the Ghost Band - The Forgotten Memory of the Beaches

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 Avec son premier album, « The Forgotten Memory of the Beaches », le 22/01/2021 chez Spider Music, Captain Rico and the Ghost Band vous proposent un voyage dans l’univers de la Surf Music. Véritable ovni musical, comme un disque oublié des années 60, l’album frappe d’emblée par son jeu de guitare surpuissant, son énergie folle et ses mélodies solaires. Popularisé au début des années 60 par des groupes comme The Shadows, The Beach Boys, The Ventures ou encore The Surfaris, la Surf Music est encore très en vogue dans les régions fréquentées par les fans de surf. Originaire du Pays basque, les membres du groupe Captain Rico & The Ghost Band baignent dans l’univers de la mythique vague Belharra et de la culture surf depuis leur enfance. « The Forgotten Memory of the Beaches » est le reflet sonore de leur passion pour la culture surf. Plus qu’un hommage aux légendes du rock californien, cet album est avant tout un festival de guitares tourbillonnantes qui donnent le tournis. Prenez ...

Les Cowboys Fringants - Sous-sol

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Quand leur talent touche au génie pour faire vivre une vieille chanson, qu'un air semble me balancer un doux et triste passé à la tronche, qu'une mélodie me culbute d'une mélancolie heureuse, j'ai l'impression que j'ai envie de me détacher comme une ombre fuyant le plus beau soleil couchant de ma vie, de peur de ne plus jamais le revoir... et me terrer dans ce sous-sol à me blottir avec eux.  Avec bonheur, j'ai traversé ce fichu mois de janvier avec ce magnifique titre. #coeur infiniment.  www.cowboysfringants.com

Saffron Eyes - Pursue a less miserable life

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Saffron Eyes . Ce nom ne vous dit peut-être rien à l’heure actuelle, mais il y a de fortes chances qu’il soit sur beaucoup de lèvres cette année. Saffron Eyes c'est le projet de Cyril Braga (Le Parti – à la guitare) qui a eu la bonne idée de réunir Laetitia Fournier (Raymonde Howard -  en chronique ici – au chant), Thomas Walgraffe (ThOmas.W – à la basse) et Cédric Ampilhac (à la batterie) en janvier 2018 sur les terres Stéphanoise. Tout récent donc. Tout frais et tout beau en plus.   La musique de Saffron Eyes se veut rock au maquillage post-punk en parvenant à être lyrique et aérienne de façon pop, et c’est l’un des aspects qui, au départ, m’a un tantinet donné de bonnes palpitations. Faut avouer que la voix de la chanteuse y est pour beaucoup. Quand j'ai découvert l'album, je l'ai trouvé à la fois grandiose, limite mystique, dans la voix donc mais aussi les arrangements, très binaire dans les rythmes, avec des refrains qui collent à l'esprit. Le point fort...

Jane Birkin - Oh pardon tu dormais...

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Il y a des disques comme ça, j'ai beau tenter d'avoir une analyse un minimum objective, un sens de la mesure, un point de vue critique, rien n'y fait, je n'y arrive pas. J'ai beau chercher des explications, je pense que c'est peut-être dû au fait que je suis amoureux de Jane Birkin depuis tout petit.   Bon, il y a forcément autre chose. Un sourire ? Un accent ? Une absence studio trop longue ? Une collaboration extraordinaire avec Etienne Daho ? Pourquoi chercher une explication d'abord ? Je me pose tant de questions, comme le nombre de pensées qui fusent dès que je dépose le disque sur la platine. Il s'en passe des choses quand le disque tourne. Déjà l'histoire avait bien commencée quand le premier extrait vidéo Les Jeux Interdits m'avait donné beaucoup d'amour. La promesse était belle. La promesse était doublement belle avec Etienne Daho aux manettes. Ouverture cinématographique sur le morceau éponyme Oh pardon tu dormais ... Piano, envo...