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Quinquis - eor (2025)

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Au creux du silence que je m'impose souvent, des musiques s'incrustent et s'imposent d'elles-mêmes. Avec son nouvel album, Émilie Quinquis pose des mots rares, des sons fragiles, des notes sensibles. eor n’est pas un disque qui cherche à combler, mais à révéler quelque chose. Quelque chose à puiser au fond de soi, à chercher dans nos vies d'auditeurs, un peu rêveurs, un peu flâneurs. Il ne remplit pas l’espace sonore, non, il le respecte. Il l’écoute et le laisse respirer, pour qu'on respire à notre tour. Une ancre parfaite pour ne pas chavirer. Tout ici est affaire de vide et de plein, d’attente et de disparition. De simplicité et de grandeur. Le son s’élève lentement, comme une brume marine qui gagne la lande, puis s’évanouit aussitôt, laissant dans son sillage une empreinte, un frisson. La poésie est partout autour d' eor . C’est une poésie habitée, vivante, nourrie par le vent, la mémoire, la mer. Je pense à Ouessant forcément, à ses falaises noires, à...

(CLIP) Dec’h - QUINQUIS

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Là-bas, où le vent taille les pierres et sculpte le silence, une femme est figée dans l’ombre de son propre passé. Ouessant, veuve des tempêtes, la retient dans ses filets, là où le temps s’efface sous le sel et la mémoire. Mais voilà qu’un frisson traverse la lande, un éclat d’audace sur le gris des jours anciens. Elles arrivent, reines aux ailes de satin, magiciennes des nuits éclatantes. Leur rire fend la mer, l'inconscience transperce l'air, un tourbillon de paillettes secoue les ajoncs, la robe endormie se froisse, la peau se réchauffe et la femme se lève, enfin, sous un ciel de velours. Car ici, dans l’écrin du large, les contes se réécrivent à l’encre des regards et des cœurs qui veulent battre. Un royaume s’ouvre où l’on se rêve autre, où l’on se crée mille visages et mille vies. Ne serait-ce que le temps d'une nuit. Alors l’île s’illumine, la pierre devient scène. Dans la nuit, à la lueur du phare, Ouessant, l’ancienne, laisse éclore le plus beau des désirs : la li...

Emilie Quinquis - aer

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L'artiste bretonne nous revient déjà avec un nouvel ep authentique de six titres. Un disque terriblement accessible (et conseillé) pour les rêveurs, pour les âmes sensibles. Pour ceux qui ont un besoin urgent de s'évader. Très vite on y ressent les éléments de la nature et de la vie, la vraie. Celle qui est simplement belle. La caresse du vent sur le visage, la douceur d'une fleur, l'odeur de la bruyère, on imagine des sourires, des yeux qui pétillent, des visages radieux. Comme un voyage intérieur, les mains sur le guidon d'un vélo qui arpente les chemins de Ouessant, les titres me plonge dans les souvenirs d'une quiétude insulaire. J'y replonge. Loin de tout mais si près du coeur. Emilie Quinquis , autrefois Tiny Feet, nous entraîne cinq mois après l'album Seim dans son univers onirique entre terre et mer, battant autour de l’électronique et de la langue bretonne, vibrant par sa voix doucement intense... Un travail impeccable (encore une fois), du bo...