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Affichage des articles associés au libellé Indie Rock

dEUS - How To Replace It (2023)

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dEUS est de retour. J'ai été foudroyé par son premier titre éponyme How To Replace It . Dix ans après Following Sea leur dernier album studio, dEUS revient faire l'actualité. Tant mieux. Pour moi, la Belgique c'est ça. Puisque Arno n'est plus, on a tous besoin aujourd'hui d'un nouvel album de dEUS dans notre vie. Dans ce monde résiliant, je m'ouvre à ce huitième album les yeux fermés. Même si Tom Barman le chante à la fin du disque : "- Ça vaut le coup mais c’était mieux avant...", les grandes et bonnes retrouvailles ne se jugent pas, pas si vite ! Laissez-moi infuser la saveur de la nouveauté s'il vous plaît. Mes grands yeux sous les lunettes noires vacillent. C'est beau quand même de découvrir de nouveaux titres de ce groupe majeur. Man Of The House , sensation rock, quant à 1989 , sensation Cohen... C'était long dix ans quand même. D’aussi loin que je me souviennes, j'ai très vite accroché à l'univers de dEUS parce que c...

Sylvain Fesson - Sonique-moi

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Il y a chez Sylvain Fesson ce mélange de force et de fragilité qui n’a pas peur de s'exprimer. Il y a sur ce disque, sorti en avril 2021, ce mélange de fragilité et de force qui me parle au-delà de tout. Un album que l'on écoute et qui se fait applaudir, porté par un minimalisme envoûtant, par un chant-parlé pénétrant et par une authenticité évidente. Introspectif et sobre, Sonique-moi jouit de la faveur d’une simplicité délibérée, il transporte indéniablement l’auditeur dans les mots de son artiste. Le feu sacré ! Inspiration brûlante issue des plus beaux sentiments et combinant ardeur et force pour habiter sa musique, Sylvain Fesson délivre un premier album dans un éclat rare et total. Brillant et bouleversant. Décuplant les sensations on pourrait presque percevoir le bruit des mains qui glissent sur le manche d'une guitare jusqu'au souffle de la respiration du chanteur/narrateur. Temps suspendu à la fin de chaque chanson, histoire de remettre ses idées en place. E...

Elysian Fields - Pink Air

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Pink Air est le neuvième édifice de Elysian Fields . Le duo New-yorkais décloisonne encore un peu plus son rock indie, et fait de son nouveau jet un ensemble sensuel et mélancolique. Carrément hypnotisant quant Jennifer Charles à la voix puissante, porte le rock bluesy en elle... On a évidemment d’un côté la voix incroyablement sexy de Jennifer Charles. C’est la partie visible de l’iceberg que l’on retrouve sur la quasi-totalité des titres. Derrière elle, Oren Bloedow tisse comme toujours des accompagnements de haute-volée à la guitare, avec des rythmiques taillées au cordeau comme par exemple sur Storm Cellar , à la couleur blues. Les deux compères savent y faire et chaque note coule de source, chaque boucle semble mûrement réfléchie et s’intègre à l’ensemble avec une facilité déconcertante. Au fil des morceaux, le résultat semble épurée et coulant de source alors que derrière chaque titre se cache un foisonnement d’arrangements différents, de Star Sheen plus pop, et autres Phi...

Dragon Rapide - See The Big Picture

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Voici un album qui donne l’impression d’être dans le tourbillon d'une pop décomplexée. Le groupe de Clermont-Ferrand tape avec justesse dans le vrai, à travers un album complet de treize morceaux See The Big Picture qui vient de sortir chez Freemount Records. Et ça commence par le perturbant  I Don't Want To . Très vite j'ai l’horrible impression que j'entre dans du mauvais goût commercial habituel. Tube pour cœurs inertes comme ceux qui se pavoisent sur La Femme ou Thérapie Taxi, puis finalement non, le chant est trompeur. Fausse piste. Au fil des secondes qui passent, le groupe commence à envoyer du bois par intermittence. Je devine que le reste de l'album risque d'avoir l'odeur de l'artisanal, essence même d'un vrai groupe de rock. Et après avoir écouté totalement ce premier album, je me rends compte que chaque morceau est particulier et mérite qu'on s'y attarde. Sur le deuxième morceau Dragon Rapide libère peu à peu une pop sucrée. Suc...

Raymonde Howard - S.W.E.A.T

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Joli petit coup de cœur de ces derniers jours pour cette jeune artiste Stéphanoise qui chante un rock venu d’ailleurs avec une voix poignante, teintée de larmes et de frissons. S.W.E.A.T est le troisième album de  Raymonde Howard , c'est le premier que je découvre, avec passion.  Je me suis laissé happer par un album que j'ai mis du temps à écouter, que j'ai découvert au ralenti mais avec un plaisir crescendo. Laetitia Fournier, qui se cache derrière le pseudo de Raymonde Howard, est capable de délivrer des ballades incantatoires, envoûtantes à souhait, aussi bien rock blues que pop, dans un esprit punk. Un peu PJ Harvey, un peu Scout Niblett, elle est surtout une sorte de fille mystère donnant sans cesse des reflets mordorés à cet intime musique qui se dégage de son album. Le premier morceau, permet d'entrer comme il se doit dans l'album.  Release The Evil , c'est deux minutes d'envoûtement psychédélique. La voix charismatique de la chanteuse, un pe...

Falklands - The Resurrection

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La dimension et l'envergure de ce deuxième EP de Falklands  font décoller mon enthousiasme, des chœurs pour la meilleure des vibrations, des étincelles musicales en apnée, un rock suffoquant avec de la pop planante où Bob Dylan croisant Iggy Pop me rendent tout secoué à l'écoute de ce grand mini-disque. Les mots explosent au fur et à mesure que j'enchaîne les six titres de The Resurrection . La chronique ne sera pas facile, parce que j'aimerais y poser des mots aussi beaux que ce que j'écoute. C'est peut-être un peu fort, oui mais, ce EP composé de six titres nous embarque dans un opéra rock où chaque titre est le chapitre d'une même histoire, celle d'un mec dont rien ne semble facile dans la vie. Avec toute la musique qui me coule de partout comme des torrents, c’est peu fréquent de me retrouver exposé à une production à la fois captivante et totalement originale. L'album s'ouvre sur un monologue du personnage sur fond de crépitement ...

Manuel Etienne - Ni Pluies Ni Riens

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Le rock brut, celui des profondeurs au plus près des sentiments, des mélodies qui glisse sur la peau rien que ça, ni pluies ni rien s'impose, t'explose, voilà du son qui fait du bien. Esthétiquement jubilatoire, musicalement orgasmique, extrêmement rythmé, parfaitement ficelé. Novembre ne m'inspire pas, j'ai une pile d'albums à chroniquer et pourtant rien ne se couche sur la feuille. Peut-être que c'est le fait que nous entrons dans l'air glacial de l'hiver et cela gèle mes pensées. Alors j'ai insisté, et Manuel Étienne est avec moi au quotidien depuis quelques jours. Après plusieurs écoutes les mots s'emballent au rythme d'une musique qui emporte. M'emporte tellement que je ne peux plus m'en passer. Voilà un artiste de qualité, qui livre en ce mois de novembre un album parfait. Parfait dans la réalisation, impeccable de perfection. Ici les guitares ont une place de choix. La plus belle. S'ajoute à cet instrument une vraie ...

Laetitia Shériff - Pandemonium, Solace and Stars

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Pandemonium, Solace and Stars est le nouvel album de Laetitia Shériff . Un titre bien original comme l’intrigante pochette, qui aurait pu se retrouver dans notre Top 10 des plus belles pochettes de 2014 . Visuellement, le charme opère. Place au contenu de l'album maintenant, et dès le premier morceau " Fellow ", me voilà agréablement conquis par cette ballade électrique qui me plonge dans une ambiance intime, une communion avec l'artiste que je découvre avec le regret de ne pas l'avoir fait plus tôt. Une première écoute et Laetitia Shériff chatouille mon cœur et m'invite à la suivre dans son univers où se mêlent dix chansons entièrement en anglais, à la sensualité extrême, aux rythmes envoutants faisant appel à des sonorités électro et mythifiés de guitares captivantes. Accompagnée par Thomas Poli (guitariste de Montgomery et collaborateur de Dominique A), Nicolas Courret (batteur d' Eiffel ) ainsi que la violoniste Carla Pallone ( Mansfield....