Mark Hollis - s/t
Dans une sorte de prolongation - réductrice, j'avoue mais gourmande, avouons-le - de Laughing Stock de Talk Talk, le premier et unique disque solo de Mark Hollis m'avait envoûté au début des années 2000, m'envoûte encore vingt ans plus tard et m'envoûtera dans une autre vie très certainement. Quand le monde est trop pesant, ce disque est un refuge pour m'échapper en musique. Comme un murmure fantomatique qui plane dans la pièce, un chuchotement par-dessus l'épaule, de nuit essentiellement, l'opus éponyme, fragile et jazzy-post-folk de Hollis crée une atmosphère somnolente qui berce, mais trop complexe et imprévisible pour apaiser et faire somnoler. Non, avec ces huit titres là, nous sommes en apesanteur dans de bien belles mélodies silencieuses et une réalisation d'orfèvre qui tiennent en éveil. L'âme en suspension sur le fil brumeux et feutré d'une musique mélancoliquement acoustique, minimaliste. Si proche, au corps à corps. Avec ce disque no...