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Affichage des articles associés au libellé Post-rock

Ko Ko Mo - Striped (2024)

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C'est une dinguerie. Ça résume bien l'énergie débridée de Striped ! À l'écoute, c'est comme se laisser emporter par un tourbillon musical qui ne nous lâche pas. Sous les sons vibrants de Ko Ko Mo , chaque note semble naître d'un battement de cœur collectif, puis s'élancer, comme une vague impétueuse pour se fracasser contre les récifs de nos émotions les plus profondes. Les guitares hurlantes s'entrelacent dans un ballet électrique, tandis que la batterie, tel un tonnerre apprivoisé, rythme cette danse effrénée. C'est un océan de mélodies où l'on plonge sans retenue, où l'on se laisse emporter par le courant impétueux des riffs et des refrains endiablés. Chaque morceau est une énigme, une étape mystérieuse où l'on découvre un peu plus de soi-même à chaque écoute. Comme un miroir de nos âmes, reflétant les rêves les plus fous et les peurs les plus folles. Folie, dinguerie, les voix puissantes s'élèvent pour nous guider dans cette brume mat...

TRENTE - #1 Carnets (2023)

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Je suis tombé par hasard sur le titre La fête . Je l'ai écoutée une fois. Deux fois. Dix fois. Trente fois. J'ai ressenti en mon for intérieur l'obsession envahissante de découvrir le reste de l'album dont est issue le titre. Je n'en suis jamais vraiment revenu, parce que TRENTE alias Hugo Pillard habille son inspiration de sonorités électro élégantes, particulièrement pertinentes dans un jeu de beauté qui enveloppe de son voile toutes les tensions qui électrisent ma bulle. Elles sont belles ces œuvres qui ont la faculté d'insuffler une empreinte psychique sur l'auditeur. Ce bijou esthétique m'a explosé dans le cœur, je me souviens de ce début de juillet et qu'il pleuvait comme en automne, que les gouttes glissaient sur les carreaux du salon et que les titres défilaient à fur et à mesure que quelque chose dansait dans ma tête. Parce que je me souviens de la dévastation qui a suivi l'écoute de ce disque, de ce moment souvent délicieux quand la mu...

Lunt - Remember We Were Waiting For The Snow (2022)

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Trois ans après le splendide Phantom solids ( en chronique ici ), Gilles Deles-Velins que l'on connait sous le nom de Lunt est de retour avec un nouvel album qui promet de nous serrer le cœur. Remember We Were Waiting For The Snow parle de notre anxiété, de notre inquiétude, notre désolation de voir qu'à cause de nous, la nature part en vrille. Les choses disparaissent. Rappelez-vous que nous attendions la neige, n'oubliez pas qu'aujourd'hui nous attendons la pluie. Plus rien n'est comme avant, plus rien ne sera comme avant et que nous annonce les prochains jours ? J'ai perdu le sentiment d'être joyeux, musique dans les oreilles j'avance, où ? Je ne sais pas mais j'avance. A la recherche de quelque chose, accompagné par cette musique à l'ambiance sous tension mais aux doux reflets mélancoliques. Le premier titre Flakes and feathers long de près de huit minutes, vrille le cœur. C'est beau mais c'est pesant, un malaise s'installe,...

Astéréotypie - Aucun mec ne ressemble à Brad Pitt dans la Drôme

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Après 16154 écoutes ça me fait toujours le même effet furieux. Oui, furieux, telle est ma réponse. Furieusement conquis, furieusement charmé et furieusement enthousiaste. Furieusement perturbé aussi, comme un épileptique en période de Noël. Je suis furieusement content car cet album est une claque. Astéréotypie est la deuxième claque d'après, celle qui secoue les neurones. C'est brut, c'est pure, c'est vrai, sans fioritures, sans masques, sans artifices. Loin d'être étrange mais surréaliste, d'une frénésie assumée, la force de cette musique post-punk-noise-slam, quelque part très loin entre Lucrate Milk et Stupeflip, se trouve dans le talent de jeunes gens entièrement passionnés, issus d’un institut médico-éducatif. Accompagnés par Christophe L'Huillier à la guitare, d'Arthur B. Gillette et de Eric Tafani, tous deux membres du groupe Moriarty aux textures sonores de la guitare et de la batterie, puis de Benoît Guivarch qui joue des claviers et des synthé...

Saffron Eyes - Pursue a less miserable life

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Saffron Eyes . Ce nom ne vous dit peut-être rien à l’heure actuelle, mais il y a de fortes chances qu’il soit sur beaucoup de lèvres cette année. Saffron Eyes c'est le projet de Cyril Braga (Le Parti – à la guitare) qui a eu la bonne idée de réunir Laetitia Fournier (Raymonde Howard -  en chronique ici – au chant), Thomas Walgraffe (ThOmas.W – à la basse) et Cédric Ampilhac (à la batterie) en janvier 2018 sur les terres Stéphanoise. Tout récent donc. Tout frais et tout beau en plus.   La musique de Saffron Eyes se veut rock au maquillage post-punk en parvenant à être lyrique et aérienne de façon pop, et c’est l’un des aspects qui, au départ, m’a un tantinet donné de bonnes palpitations. Faut avouer que la voix de la chanteuse y est pour beaucoup. Quand j'ai découvert l'album, je l'ai trouvé à la fois grandiose, limite mystique, dans la voix donc mais aussi les arrangements, très binaire dans les rythmes, avec des refrains qui collent à l'esprit. Le point fort...

Ending Satellites - HOME Sessions

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Comme j'aimerais hurler à pleine gorge pour dire que cette musique est magnifique. Même si elle n'est pas encore finie, HOME Sessions sera l'EP le plus marquant de mon année musicale, et aussi celui sur lequel j'ai le moins envie d'écrire parce que j'aime tant l'écouter sans rien faire, le casque sur les oreilles, juste rêver, juste respirer, juste avoir cette sensation d'être léger et ailleurs. Enregistré à la maison lors de la crise sanitaire du coronavirus et de la période de confinement relative, le mini-album HOME sessions paraît entre mars et avril 2020, sous la forme de quatre titres publiés au fil des semaines. Quatre musiques inédites, publiées et mises en vente au profit de la Fondation Abbé Pierre, qui finance la distribution alimentaire aux personnes les plus fragiles et aux sans-abris. Ce nouveau projet d' Ending Satellites est délicieux, un délice vénéneux, du valium en dose musicale qui vous propulse dans les hauteurs. Ve...

Lunt - Phantom solids

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Sentiments mouvants, Phantom solids me happe dans une splendide mélancolie. Les volets sont grands ouverts, je vois la nature reprendre vie en ce début de printemps et j'écoute ce magnifique album de Lunt pour un voyage intérieur et poignant.  Loin de toutes réalités,  It started with a climax débute pour une évasion sans limites, la motivation à ras le sol, l'introduction de l'album me garde en équilibre. Les textures sonores aspirent tout mes sentiments pour embrasser de beaux rêves et de beaux espoirs. Un peu minimaliste mais si grandiose, Phatom solids est une épopée musicale, une fulgurante expérimentation mélangeant intelligemment post-rock, noise et pop-indie qui souffle du beau sur mon quotidien. J'ai reçu l'album en automne, il m'a accompagné en hiver, et il prend toute sa dimension au printemps. Comme une fleur noire qui éclot du bitume. Sept morceaux pour une oeuvre incontestable, dense et complexe à réveiller l'enthousiasme des pessimist...

Melatonine - Stances

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Après un silence de presque douze années, le trio post-rock instrumental messin est de retour avec Stances , quatrième album puissant gorgé de riffs bruitistes, de distorsions, de notes hypnotiques et de rythmiques intenses. Stances a de quoi véritablement marqué les esprits, comme ce genre d'album étendard d'un post-rock accessible et exigeant à la fois. De part sa production, Stances peut d'emblée devenir un disque à citer en référence, mais ça c'est mon humble avis, et j'y connais pas grand chose en post-rock instrumental même si l'expérience me plait. Mais ce que je sais, c'est que tout au long des sept morceaux, vous ne trouverez aucune ombre d'un quelconque balbutiement. Ce quatrième album est désarmant de maîtrise et laisse l'auditeur en apesanteur. Dès le premier morceau Deux Mille Cinq , quelque chose de cristallin se produit. Une introduction ascendante, un rythme hypnotisant, l'entrée en jeu des instruments avec une délicatess...

Ending Satellites - The Last | Vol. B

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Comment ne pas aimer une telle musique ? La poésie est à l'apogée de sa grandeur dans ce nouvel album de Ending Satellites . Alors comment ne pas l'aimer ? Janvier / froid / temps pluvieux / canapé / salon / solitude / précipice /  The last tape Vol B à fond, je m'enfonce. C'est arrivé sans prévenir, un mercredi après-midi, et en plein dans le cœur. Deux heures après, j'ai repris vie et j'ai griffonné ceci sur mon mur virtuel pour que je n'oublie pas :  Tantôt, j'ai reçu le mail d'un artiste qui me présente son projet, puis m'invite à découvrir son dernier clip, puis me propose même de m'envoyer l'album, et me remercie pour le temps accordé en espérant une réponse. Dès fois -voir très très très très souvent- j'ai l'impression d'être dans le jury de The Voice. Je clique sur la chanson, et en quelques secondes je plonge ou je coupe court. Parce que je n'aurais pas assez de temps avec une seule vie et parce q...

Yann Tiersen - Dust Lane (2010)

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Je fais partie de ces gens qui dès qu’un album sort n’hésitent pas une seule seconde à aller se l’acheter. En 2010, au revoir le piano, le virage post-rock laisse place à la guitare électrique pour nous offrir des ambiances presque féeriques. Et c’est un régal. Comme à son habitude, Yann Tiersen nous offre des ballades musicales dont lui seul a le secret. Celles qui sont capables, en fermant les yeux, de nous transporter. Une parfaite musique d’ambiance pour se sentir vivant. Rien d’autre à ajouter. Si l'on aime l’artiste, on aimera ce nouvel album épique. Coup de foudre pour " Fuck me ". Pour " Ashes " aussi, surtout.  “Nous retrouvons, comme toujours dans les réalisations de Yann Tiersen, cette petite touche magique qui nous purifie si joliment l’esprit qu’on en oublierait presque toutes les contrariétés de la vie.” (source inconnu) Par contre, j’adore acheter un album pour ensuite l’ouvrir avec excitation comme si c’était un cadeau avec...