Articles

Affichage des articles associés au libellé rap

LMA - Inutile (2025)

Image
Quelle découverte que LMA ! Après l’impact retentissant de son premier album Petit Prince que j'avais chroniqué sur le blog, je m’attendais à un chouette album ou nouvel EP sans trop de prudence, conscient quand même que trop souvent les promesses ne tiennent pas leurs envolées. Mais je savais que ça ne serait pas le cas avec LMA.  Inutile m’a happé dès la première écoute. LMA y dévoile un univers à la fois brut et poétique, où chaque morceau pulse d’une énergie fragile mais intense. Entrée fracassante avec Employé du mois . Sa voix fêlée, tour à tour récitante et vibrante, raconte autant qu’elle émouvante, et c’est tout le spectre de ses émotions qui s’étale devant nous dans Quart de siècle . Extra ! Ce titre me fout une claque, bien que soit plus proche du demi que du quart. Je veux pas le faire flipper, mais je ne suis toujours pas sûr d'être fait pour affronter ce monde... J'ai dégusté ces deux premiers titres en étant ravi, me demandant ce que me réservait le reste. Sa...

LMA - Petit prince (2024)

Image
Voilà une belle rencontre auditive pour moi avec ce jeune rappeur toulousain dont la passion dévorante pour les mots dévoile les blessures de jeune adulte sur des airs rappelant les contes parfois tourmenté de l’enfance. Très vite je suis frappé par les récits puissants et la création propre qui n'est pas sans me rappeler les grosses prods de Hugo Tsr ou de Dooze Kawa, avec un peu plus loin dans les oreilles un soupçon d’Eddy de Pretto voir Odezenne. Petit prince c'est l'histoire d'une vie marquée par la solitude, d'un enfant écorché vif. Les morceaux sont comme une danse cruelle, un slam frappant, le parcours d'un héritier des rêves, tombé, cherchant des réponses au-delà des horizons familiers. Cet album tire une puissance invisible, transformant la douleur en force, la résilience en aventure. Entre mélodie, électro, rap et rock, LMA aspire l'auditeur dans son univers sans tourner autour du pot. Je célèbre ici ce jeune chanteur qui semble fidèle à ce que ...

Naudin - Chant ǝɹʇuoɔ champ

Image
"Ecouter Naudin , c'est comme avoir un casque bluetooth dernier cri sur les oreilles en contemplant une carte postale surannée d'une époque révolue et fantasmée. Une croisée des genres qui nous transporte dans un univers unique." Le verbe copieux, l'enivrement du chanteur pour son propre univers, l'excès d'images injectent au disque une beauté éblouissante. Pas besoin de temps d'adoption ou d'adaptation, dès le premier titre Potes le choc est violemment bon. Musicalement d'ailleurs, textuellement d'ici, c'est une plongée frontale dans un morceau composé de volutes où se bouscule les époques. Le titre d'entrée donne une première saveur particulière, délicate et exceptionnelle à ce Chant ǝɹʇuoɔ champ dès l'instant où vous vous logez dedans. Je ne vais pas en sortir jusqu'à la dernière miette du onzième et dernier titre. A l'instar de Cabadzi qui chantait Blier en 2017 ( ici ), Naudin me pousse dans les films de Lautner, ...