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È un'emozione che cresce piano piano...

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Parce qu'il suffit de quelques secondes. Un Che confusione … lancé d’une voix décontractée, et me voilà déjà ailleurs. Sarà perché ti amo  c'est comme un Ouigo à l'heure, elle n’attend pas. Sur le quai elle m’attrape, elle m’élance. Franchement, cette chanson sortie en 1981, n’a pas pris une ride. Elle déborde d’un élan qu’on retrouve rarement aujourd’hui sans que ça devienne potiche : une joie urgente, un retournement d'état qui fait du bien. Ce morceau de Ricchi e Poveri , c’est l’illusion parfaite de la légèreté. Une pop italienne sucrée, dansante, habillée de synthés et de refrains en boucle. Recette classique pour vous la mettre profondément en tête. Et pourtant, quand on prend le temps de l’écouter vraiment et de la comprendre, elle dit autre chose. Tout est là. Ce vertige, ce trouble, ce foutoir intérieur qui surgit quand on aime, quand on ne sait plus très bien ce qu’on fait, mais qu’on le fait quand même. La chanson ne cherche pas à expliquer, elle constate. Pe...

East 17 - Walthamstow (1993)

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J'assume totalement !  Voici une nouvelle preuve de mon éclectisme sans limite… Walthamstow , c'est le premier album du boys band anglais East 17 , et du haut de mes quatorze ans c'est une véritable bombe ! Sorti en 1992, cet album m’a conquis deux-trois ans plus tard avec son mélange à la croisée de la pop, du R&B, du hip-hop et de la dance sous l’ère post-New Jack Swing britannique. Aaaah oui ! C'était la fameuse époque des compilations Dance Machine... Sans explication, si ce n'est l'innocence de la jeunesse, j’ai été immergé par cette vague, cet effet de mode alors que je commençais à peine à me faire une collection de disques aux styles musicaux totalement différents et plutôt intéressant pour frimer. Bref, deux ans à subir la déferlante des Corona, de Ice MC, Dr Alban, Ace of Base, 2 Unlimited... Et plus de trente ans plus tard je n'oublie pas ces petits plaisirs.  Revenons à Walthamstow .  Dès les premières notes de House of Love , on est transpo...

Plaisir coupable : Indecent Obsession / Whispers In The Dark (1992)

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Il était une fois un plaisir coupable . J'étais un enfant de quatorze ans qui voyait le monde avec des yeux innocents et purs, jouant pourtant les bonhommes costauds comme ceux qui écoutent du rock fort. Mais derrière cette apparence se cachait une tendresse, un cœur d'artichaut qui se perdait rapidement dans l'obscurité. Chaque nuit, alors que les étoiles scintillaient dans le ciel et que la lune illuminait faiblement les rues désertes, je me retrouvais seul dans ma chambre, caché sous la couette, serrant fort mon oreiller, comme si c'était le seul rempart entre moi et les sombres désirs que me procurait la chanson de ce boys band australien, et surtout le troublant David Dixon au chant qui en fait, n'était pas si beau que ça. Bref, ses murmures dans l'obscurité semblaient danser autour de moi, comme des sortes d’ombres insaisissables. Ils faisaient valser les papillons dans mon ventre et m’aspiraient dans les profondeurs de la nuit. Mais je me taisais, priant ...