Mortelle Randonnée - La reine uphone (2025)

J'aurai pu ne pas aimer cet album, car un seul truc était là pour un dégommage en règle : le jazz. Ce style n’a jamais été vraiment ma tasse de café. Trop insaisissable, peut-être. Pourtant, La reine uphone de Mortelle Randonnée a fait rapidement vaciller mes certitudes. Visuellement d'abord, c'est très artistique et ça réveille ma curiosité. Quelque chose se passe dès les premières notes de Musique mécanique , une brèche s’ouvre, et me voilà emporté dans un territoire inconnu mais étrangement familier. C'est que ce que je croyais "jazz" mijote en fait dans une pop pataphysique à réveiller Alfred Jarry. Cette approche artistique et esthétique qui joue avec de la pop culture, du rock psychédélique, de l'absurde, de l'illusion jusqu'à la dérision commence à me plaire. Grâce au collectif Freddy Morezon "on se promène chez Carla Bley, figure majeure de la musique américaine et pour 2 titres (Ce Maudit Volcan, Tortues) chez et avec sa fille...